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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 04:56

Le 4 février, 

St Isidore de PéluseSaint Isidore, né vers 360, était originaire d'une noble et illustre famille d'Alexandrie apparentée à celle du Patriarche Théophile et de son neveu Saint Cyrille (cf 9 juin). Il reçut une excellente éducation, profane et sacrée, dans les écoles de cette métropole de la sagesse antique, et il s'attacha avec zèle à suivre la doctrine des Pères qui l'avaient précédé, en particulier de Saint Jean Chrysostome dont il est considéré comme l'un des principaux disciples.

Cette connaissance des choses de Dieu lui fit rapidement renoncer aux vains attraits de cette vie passagère, et il se retira au Monastère de Lychnos, proche de la ville de Péluse (à l'Est du Delta du Nil), où lon suivait le mode de vie cénobitique inauguré par Saint Pacôme. Il ne portait qu'un vêtement de poil très rude et ne vivait, à l'exemple de Saint Jean Baptiste, que d'herbes et de feuilles. Tous le regardaient comme le modèle vivant de la vertu et de la science, c'est pourquoi il fut ordonné Prêtre et devint, selon certains, supérieur de tous les moines de la région. Placé sur la montagne comme un luminaire qui diffuse partout sa lumière, sans crainte des persécutions et de la haine des hommes charnels, Saint Isidore dispensa son enseignement avec autorité pendant de longues années, par l'entremise d'innombrables lettres concises et profondes, dont plus de deux mille nous sont conservées.

En réponse à ses correspondants de toutes origines, il résolvait avec pénétration spirituelle les difficultés de l'Ecriture Sainte, réfutait les interprétations erronées des juifs, exposait clairement les mystères de la Sainte Trinité et de l'Incarnation de Notre Seigneur, confondant ainsi les hérétiques ariens, nestoriens, sabelliens et autres propagateurs de divisions. Il louait en de lyriques accents la grandeur du Sacerdoce et blâmait les Evêques, les Prêtres, les Diacres et les moines qui avaient une conduite indigne de leur vocation. Sans considération pour la puissance humaine, il adressait aussi ses remontrances aux magistrats, aux gouvernants et à l'empereur Théodose II (408-450) lui-même, pour leur rappeler leurs devoirs envers le peuple de Dieu et la Sainte Eglise. Il pourchassait partout le vice, inspirait l'amour de la justice et de la vertu, jugeait et tranchait avec autorité les affaires de ce monde, tout en restant hors du monde.

Comme Saint Cyrille, devenu patriarche d'Alexandrie, s'était laissé entraîné à la suite de son oncle, le trop fougueux Théophile, et refusait de commémorer le nom de Saint Jean Chrysostome dans les diptyques pendant la Sainte Liturgie, Saint Isidore lui écrivit en lui rappelant avec force que Dieu lui-même nous a enseigné à ne pas nous fier aux rumeurs et à nos préjugés pour porter un jugement équitable. A la suite de cette lettre et d'une révélation divine, Saint Cyrille, changeant humblement d'attitude, rétablit non seulement le nom du Saint Archevêque de Constantinople dans les diptyques mais devint aussi l'un des plus fervents propagateurs de son culte. Quel ques années plus tard (433), constatant que Saint Cyrille mettait trop d'âpreté dans sa dispute contre le Patriarche d'Antioche, Jean, après la condamnation de Nestorius par le Concile d'Ephèse, Isidore lui écrivit pour l'exhorter à faire de raisonnables concessions au profit de la paix, en disant : « Comme votre père, puisque Vous voulez bien me donner ce nom, ou plutôt comme votre fils, je Vous conjure de mettre un terme à cette dissension, pour ne pas créer une éternelle division sous prétexte de piété »1.

Cette autorité, semblable au zèle des anciens Prophètes, admise par des hommes de Dieu tel Saint Cyrille, lui attira cependant de nombreuses persécutions. Il fut même, dit-on, exilé de sa solitude. Mais Saint Isidore restait impassible au sein des tribulations comme devant les grands problèmes qui agitaient alors l'Eglise, car il avait la conviction que c'est par la souffrance et la Croix que nous acquérons la vie éternelle et que l'Eglise prépare Sa gloire future. C'est dans de telles dispositions qu'il accueillit la mort, comme une libératrice et comme le couronnement de ses longs combats, vers l'an 449.

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Published by Monastère Orthodoxe de l'Annonciation - dans Vie des saints

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