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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 14:05

Deuxième dimanche après Pentecôte

 

Sermon 112 de saint Augustin

 

Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, 

         L'Évangile d'aujourd'hui nous dit que nous sommes appelés au festin ; ou plutôt certains autres ont été invités.

         Pour nous, sans avoir été invités, nous y avons été conduits

         Un homme, dit le texte sacré, fit un grand festin. Quel est cet homme, sinon le médiateur de Dieu et des hommes, Jésus Christ homme ? (I Timothée 2, 5).

         Il envoya dire aux invités de venir, parce que c'était l'heure du festin. Quels sont ces invités ? Ceux qui ont été appelés par les prophètes que Dieu a envoyés.

         Quand furent-ils invités ? Dès que les prophètes furent envoyés, ils n'ont cessé d'inviter les hommes au festin du Christ.

         C'est au peuple d'Israël que Dieu a envoyés ses prophètes, d'abord à plusieurs reprises, et ils n'ont cessé de presser ce peuple de venir au festin à l'heure marquée.

         Les Juifs reçurent les prophètes qui les invitaient, mais refusèrent de se rendre au festin.

         Comment ! Ils reçurent ceux qui les invitaient, et ils refusèrent de se rendre au festin ! Oui, ils entendirent attentivement les prophètes, et ne laissèrent pas de mettre le Christ à mort.

         Or, en le mettant à mort, ils nous ont préparé un festin à leur insu. Lorsque ce festin fut préparé, quand le Christ fut immolé, quand, après la résurrection du Christ, on enseigna aux fidèles ce banquet mystérieux qu'ils connaissent, que notre Seigneur a consacré de ses mains et par ses paroles, les apôtres ont été envoyés vers ceux à qui Dieu avait d'abord envoyé les prophètes, pour leur dire : Venez au festin !

         Il a distribué à ses disciples les aliments de cette Cène mystérieuse, qu'il a consacrés de ses mains ; nous n'étions pas assis à cette table, et cependant tous les jours nous participions par la foi à ce banquet sacré.

         Car il ne faut pas regarder comme une faveur le fait que quelques-uns furent assis à cette table servie de ses mains sans avoir la foi. 

         La foi qui vint dans la suite est mille fois préférable à la perfidie qui s'y trouvait alors.

         Paul, qui crut plus tard, n'y était pas, et le traître Judas était au nombre des convives.

         Et cependant, maintenant encore, à ce repas même, combien sont-ils, bien qu'ils n'aient pas vu de leurs yeux ce pain que le Seigneur tenait en ses mains ou qu'ils ne l'aient pas goûté de leur bouche, combien sont-ils car c'est la même et unique table qui est toujours préparée, qui mangent et boivent à cette table leur propre jugement ? (I Cor 2, 29) 

         Le Christ nous dit, dans l'Évangile de Jean : “Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel”. Ne préparons pas notre bouche, mais notre cœur. Nous sommes avertis de ce qu'est ce festin.

         Nous croyons en Jésus Christ et nous le recevons avec foi. Nous savons, en le recevant, ce vers quoi nous devons porter notre esprit. Nous recevons peu en apparence, mais notre cœur y puise une nourriture abondante.

         Ce n'est pas ce que nous voyons, mais ce que nous croyons qui nous nourrit. 

À Dieu soit la gloire aux siècles des siècles.

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