Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 06:33

Le grand Vendredi Saint, nous célébrons la sainte, terrible et salutaire Passion du Seigneur notre Dieu et notre Sauveur Jésus-Christ, les crachats, les coups, les gifles, les injures, les rires, le manteau de pourpre, le roseau, l'éponge, le vinaigre, les clous, la lance, et surtout la croix et la mort qu'Il a voulu souffrir pour nous, et la confession sur la croix du larron reconnaissant crucifié avec Lui. 
 
Tu es le Dieu vivant, et Tu es mort sur l'Arbre de la croix. Ô mort dépouillé et Verbe du Dieu vivant. 
Le larron ouvrit les portes fermées de l'Eden, il avait pris pour clef : Souviens Toi de moi. 
Par ta surnaturelle et infinie miséricorde pour nous, Christ-Dieu, aie pitié de nous. Amen.
Ô Christ, Te voyant suspendu à la croix,celle qui T'a conçu implorait: "Quel est ce mystère étrange que je vois, mon Fils ? - Comment meurs Tu sur l'Arbre de la croix- cloué dans la chair, Toi qui donnes la vie ?" 
Antiennes

Qu'Il soit crucifié, criaient ceux qui avaient toujours joui de tes grâces - Les meurtriers des justes demandaient le malfaiteur au lieu de leur bienfaiteur - Mais Tu ne dis rien, Christ. Tu supportais leur audace - voulant souffrir et nous sauver, dans ton amour de l'homme. 
Celui qui se revêt de lumière comme d'un manteau - Etait nu quand Il fut jugé - giflé sur la joue par les mains qu'Il avait créées - Le peuple inique cloua sur la croix le Seigneur de la gloire - Alors le voile du temple se déchira - Et le soleil se couvrit de ténèbres, ne supportant pas de voir blasphémé Dieu que révère l'univers. Adorons Le. 
Le Seigneur dit aux Juifs : Mon peuple, que T'ai-Je fait ? - En quoi T'ai-Je troublé ? - J'ai guéri tes aveugles, J'ai purifié tes lépreux - J'ai relevé l'homme qui gisait sur sa couche - Mon peuple, que T'ai-Je fait, et que M'as-tu rendu ? - Au lieu de la manne, le fiel - Au lieu de l'eau, le vinaigre - Au lieu de M'aimer, vous M'avez cloué sur la croix - Je ne vous supporte plus. J'appellerai à Moi les nations - Elles Me glorifieront avec le Père et l'Esprit - Et Je leur donnerai la vie éternelle. 
Législateurs d'Israël, Juifs et Pharisiens, le chœur des Apôtres vous dit - Voici le Temple que vous avez détruit - Voici l'Agneau que vous avez crucifié, que vous avez mis au tombeau - mais de son propre pouvoir, Il est ressuscité - Juifs, ne vous y trompez pas - Il est Celui qui vous a sauvés dans la mer et vous a nourris dans le désert - Il est la vie, la lumière et la paix du monde. 
Dieu, quand Tu fus mené devant Caïphe - Juge, quand Tu fus livré à Pilate - les Puissances célestes tremblèrent de peur - Alors Tu fus élevé sur la croix entre deux larrons - Toi qui es hors du péché, Tu fus compté parmi les iniques, pour sauver l'homme - Seigneur qui souffres le mal, gloire à Toi. 
L'assemblée des Juifs à Pilate demanda de Te crucifier, Seigneur - Ils ne trouvèrent pas de faute en Toi, mais ils délivrèrent Barabbas le coupable - Ils Te condamnèrent, le Juste, et prirent sur eux le meurtre - Mais donne leur, Seigneur, ce qui leur est dû - Car ils se sont en vain révoltés contre Toi. 

Celui devant qui tremble et frémit l'univers - Celui que célèbrent toutes les nations - le Christ, la puissance de Dieu, la sagesse de Dieu - Les prêtres le giflèrent et Lui donnèrent du fiel - Mais Il voulut tout souffrir pour nous délivrer de nos iniquités - par son propre sang, dans l'amour de l'homme. 
Sur la croix le larron dit peu de mots - Mais sa foi était grande. En un instant il fut sauvé - Il ouvrit le premier les portes du Paradis et il entra - Toi qui as reçu son repentir, Seigneur, gloire à Toi. 
Aujourd'hui est suspendu à l'Arbre de la Croix Celui qui a suspendu la terre sur les eaux  - Il est couronné d'épines, Lui le Roi des Anges - Il est revêtu de fausse pourpre, Lui qui revêt le ciel de nuées - Il est giflé, Lui qui dans le Jourdain a délivré Adam - Il est cloué, Lui l'Epoux de l'Eglise - Il est percé de la lance, Lui le Fils de la Vierge - Christ, nous nous prosternons devant ta Passion  - Révèle nous ta glorieuse Résurrection. 

 Comme la brebis regardant son agneau mené à l'immolation, Marie suivait, épuisée, avec les autres femmes, et disait : "Où vas Tu, mon Enfant ? Pour qui prends Tu ce chemin rapide ? Y a-t-il d'autres noces à Cana ? Y vas Tu maintenant pour leur faire du vin avec l'eau ? Irai-je avec Toi, mon Enfant, ou T'attendrai-je ? Donne moi une parole, Verbe, ne me quitte pas sans parler, Toi qui m'as gardée pure - Car Tu es mon Fils et mon Dieu." 




Tous les membres de ta chair sainte - ont supporté l'infamie pour nous - la tête, les épines. Le visage, les crachats - Les joues, les gifles. La bouche, la bile mêlée de vinaigre - Les oreilles, les blasphèmes impies - Le dos, la flagellation. Et la main, le roseau - Tout ton corps fut étendu sur la croix - Les pieds ont souffert les clous. Et le côté, la lance - Toi qui as subi pour nous la Passion et nous as délivrés des passions - Toi qui es descendu vers nous par amour de l'homme et nous as élevés - Sauveur Tout Puissant, aie pitié de nous.

Te voyant crucifié, Christ, toute la création trembla - Les fondements de la terre se renversèrent de peur devant ta puissance - Car aujourd'hui Tu as été élevé, la race des Hébreux s'est perdue - le voile du Temple s'est fendu en deux - les sépulcres se sont ouverts, et les morts sont ressuscités des tombeaux - Un centurion voyant le miracle frémit - Et ta Mère implorait : Comment ne pas me lamenter, ne pas frapper mon sein - quand je Te vois dépouillé, suspendu à l'Arbre de la croix comme un condamné ? Crucifié, enseveli, ressuscité des morts, Seigneur, gloire à Toi.

Ils ont enlevé mes vêtements - ils M'ont couvert d'un manteau de pourpre - ils ont mis sur ma tête une couronne d'épines - et ils M'ont donné dans la main droite un roseau - pour que Je les brise, comme les vases du potier.
J'ai livré mon dos à la flagellation - Je n'ai pas détourné mon visage des crachats - Je suis allé devant le tribunal de Pilate - et J'ai souffert la croix, pour le salut du monde.
Tu nous as rachetés de la malédiction de la Loi par ton sang précieux - Cloué à la croix et percé par la lance - Tu as donné aux hommes la source de l'immortalité - Notre Sauveur, gloire à Toi. 


Seigneur, mené à la Croix, Tu disais : Pour quelle œuvre, Juifs, voulez vous Me crucifier ? - Parce que J'ai relevé vos paralytiques ? - Parce que J'ai ressuscité les morts comme d'un sommeil ? - Parce que J'ai guéri celle qui perdait son sang ? - Parce que J'ai eu compassion de la Cananéenne ? - Pour quelle œuvre, Juifs, voulez-vous Me tuer ? - Mais iniques, vous verrez le Christ en Celui que vous percez maintenant.  
Lecture de l'Epître de Paul aux Romains (5, 6-10)
Frères, lorsque nous étions encore sans force, le Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. A peine mourrait-on pour un homme juste. Peut-être osera-t-on mourir pour un homme de bien. Mais la preuve que Dieu nous aime, c'est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs est mort pour nous. Combien plus maintenant que nous sommes justifiés dans Son sang, serons nous par Lui sauvés de la colère. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés serons nous sauvés par Sa Vie.






Lecture de la Prophétie d'Isaïe (52, 13-54, I)

Ainsi parle le Seigneur : Voici, mon serviteur accomplira son œuvre. Il montera, il s'élèvera, il grandira infiniment.
De même que beaucoup furent bouleversés devant lui, tant il avait perdu son visage et sa forme d'enfant de l'homme, 
de même il suscitera des nations nombreuses. Devant lui des rois fermeront leur bouche. Car ils verront ce qui ne leur avait pas été raconté. Ils apprendront ce qu'ils n'avaient pas entendu.
Qui croira ce que nous avons entendu ? Le bras du Seigneur, à qui sera-t-il révélé ? 
Il se lèvera devant lui comme une tendre plante, comme une racine, de la terre aride. Il n'aura ni beauté, ni splendeur pour que nous le regardions, ni apparence pour que nous le désirions.
Il sera méprisé, abandonné des hommes, homme de douleur, connu de la souffrance. Comme celui devant qui on se voile la face, il sera méprisé, et nous ne le regarderons pas. 
Pourtant il porte nos souffrances, il se charge de nos tourments. Et nous, nous penserons qu'il est châtié, frappé de Dieu, humilié.

Mais il est meurtri pour nos fautes, il est brisé pour nos injustices. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui. Et nous sommes guéris par ses plaies. 
Nous sommes tous errants comme des brebis, allant chacun sur son chemin, et le Seigneur fait retomber sur lui l'injustice de nous tous.

Accablé, il s'humilie, il n'ouvre pas la bouche. Comme l'agneau mené à l'immolation, comme la brebis silencieuse devant ceux qui la tondent, il n'ouvre pas la bouche.
Par l'arrestation, par le jugement, il est enlevé. Et dans sa génération, qui dira qu'il est retranché de la terre des vivants et frappé pour les fautes de mon peuple ? 
Ils lui donneront une tombe avec les coupables, et un sépulcre avec le riche, bien qu'il n'eut rien fait d'injuste et n'eut pas le mensonge en sa bouche.
Mais le Seigneur veut le briser par la souffrance. Quand il aura offert sa vie en expiation, il verra sa semence, il prolongera ses jours, et la volonté du Seigneur, par sa main, s'accomplira. 
Après la peine de son âme, il verra, il sera comblé. Dans sa connaissance le juste mon serviteur justifiera des multitudes. Il se chargera de leurs injustices.
Aussi, Je lui donnerai les multitudes, et il partagera la dépouille avec les puissants, parce qu'il a livré son âme à la mort, qu'il fut compté parmi les pécheurs, qu'il a porté la faute de beaucoup, et qu'il a intercédé pour les coupables.
Exulte, stérile qui n'enfantais pas. Chante et rayonne de joie, toi qui n'as pas eu de douleurs. Car plus nombreux seront les fils de la délaissée que les fils de l'épouse. 

Lecture de la Première Epître de saint Paul aux Corinthiens (1, 18 - 2, 2)

Frères, le langage de la Croix est une folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui se sauvent, pour nous, il est une puissance de Dieu. Car il est écrit : Je détruirai la sagesse des sages, et j'anéantirai l'intelligence des intelligents. Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le disputeur de ce siècle ? Dieu n'a-T-Il pas rendu folle la sagesse du monde ? Puisqu'en effet le monde par sa sagesse n'a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication. Les Juifs demandent le miracle et les Grecs cherchent la sagesse. Mais nous, nous prêchons le Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les Grecs, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs. Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés, il n'y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages. Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes. Dieu a choisi les choses viles du monde, celles qui ne sont pas, pour réduire à rien celles qui sont, afin qu'aucune chair ne se glorifie devant Dieu. Car c'est par Lui que vous êtes dans le Christ Jésus, lequel de par Dieu est devenu pour nous sagesse, justice, sanctification, rédemption, afin comme il est écrit, que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur. Pour moi, frères, quand je suis allé chez vous, ce n'est pas en me prévalant du langage ou de la sagesse que je suis venu vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n'ai voulu savoir parmi vous que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié. 
Toi qui es revêtu de la lumière comme d'un manteau - Joseph avec Nicodème Te descendit de la croix - Te voyant mort, dépouillé, sans sépulture, il compatit et douloureux disait : Hélas, très doux Jésus - Quand il T'a vu suspendu à la croix le soleil s'est entouré de ténèbres - la terre a tremblé de peur, le voile du temple s'est déchiré - Maintenant je Te vois souffrir de Toi-même la mort pour moi - Comment T'ensevelirai-je, mon Dieu ? - Comment Te roulerai-je dans un linceul ? - Avec quelles mains toucherai-je ton corps très pur ? - Que chanterai-je, Compatissant, pour ton exode ?- J'exalte ta Passion, je célèbre ta sépulture et ta Résurrection - proclamant : Seigneur, gloire à Toi.



 Le noble Joseph descendit - de l'arbre de la croix ton corps sacré - l'entoura d'un linceul pur - le couvrit de parfums - et l'ensevelit dans un sépulcre neuf. 
Partager cet article
Repost0
Published by Monastère Orthodoxe de l'Annonciation - dans Enseignement spirituel

Orthodoxie OccidentaleMOINE-GRAND-HABIT

depuis 1936

.http://religion-orthodoxe.eu/

Recherche

Priez puis silence ...

bougie10-copie-1

Saint Jean de San Francisco

11 St Jean de Changai

Fichier par Archive-Host.com

Nous écrire :

pretre.jacques@gmail.com