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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 00:14

MONSEIGNEUR JEAN DESAINT-DENIS

(EUGRAPH KOVALEVSKY) 1905-1970

Monseigneur Jean de Saint-Denis (Eugraph Kovalevsky) est né à Saint-Pétersbourg le dimanche 8 avril 1905 (ancien calendrier: 26 mars 1905, Fête de l'Archange Gabriel).

Fils d'Eugraph Kovalevsky et d'Inna Strekalov, sa famille, de noblesse terrienne, donne à la Russie des hommes éminents : le biologiste Anatole Kovalevsky, Igor Kovalevsky, défenseur de l'indépendance du Monténégro, Maxime Kovalevsky, Membre de l'Académie des Sciences Morales et Politiques Françaises.

Son père, Ministre de l'Instruction publique et Député à la Douma, quitte la Russie avec toute sa famille en 1919.

En 1920, la famille s'installe à Meudon ; Eugraph est ordonné Lecteur par le Métropolite Euloge.

Il fait ses études secondaires et supérieures au lycée et à la Sorbonne, et sa Théologie à l'Institut Saint-Serge de Paris. Les sujets de sa thèse de licence sont : « La canonisation des Saints » et « Le taxis trinitaire dans les œuvres de Saint Basile ».

En 1925, il fonde avec quelques camarades la « Confrérie de Saint Photius » dont le but est l'universalisme de l'Orthodoxie.

En 1927, il est un des fondateurs de la première paroisse orthodoxe de langue française.

En 1936, il met en relation Monseigneur Irénée Winnaert et le « Locum Tenens » du Patriarche de Moscou, le futur Patriarche Serge de Moscou. Grâce à son rapport et à ses démarches l'Orthodoxie Occidentale renaît en France.

Le 6 mars 1937, il est ordonné prêtre par le Métropolite Eleuthère, Exarque du Patriarche de Moscou.

En 1939, le Père Eugraph est mobilisé, dans les Armées Françaises. En 1940, il est fait prisonnier et devient aumônier des Orthodoxes dans les Armées Françaises.

En 1944, il est libéré et rentre à Paris ; il fonde l'Institut Orthodoxe Français de Paris, Saint-Denys l'Aréopagite.

En 1945, il est nommé Archiprêtre par le Patriarche Alexis de Moscou. En 1952, le Saint-Synode de Moscou lui confère le titre de « Docteur en Théologie » pour ses travaux canoniques et théologiques. Au cours des années qui suivent jusqu'à son départ de la terre, il ne cesse d'œuvrer pour le rayonnement de l'Orthodoxie en Occident et laissera derrière lui vingt-deux paroisses et monastères, en France et à l'étranger. En 1964, le 11 novembre, il est sacré Evêque de l'Eglise catholique orthodoxe de France par l'Archevêque Jean (Maximovitch) et l'Evêque Théophile (Ionesco).

Le vendredi 30 janvier 1970, à 15 heures, jour du trente-troisième anniver­saire de son ordination, Monseigneur Jean de Saint-Denis « naît au ciel ». C'est la fête des Trois Saints Docteurs, Saint Basile, Saint Jean Chrysostome, Saint Grégoire de Nazianze.

 

Le lundi 1er février, il est transporté en sa cathédrale Saint-Irénée et l'on célèbre avec lui la Fête de la Sainte Rencontre; c'est le trente-troisième anniversaire de la renaissance de l'Orthodoxie en France. Il est enseveli au  cimetière du Père-Lachaise,  auprès  de  Monseigneur Irénée Winnaert, le mardi matin 3 février 1970.

Une vie de Monseigneur Jean de Saint-Denis est en préparation et, nous l'espérons, paraîtra au début de l'an prochain.

Docteur, Liturge, Pasteur, Canoniste, Historien, Iconographe, Poète, Ecrivain, Monseigneur Jean de Saint-Denis possédait tous ces dons.

Il appartient à ces hommes désignés par Dieu pour avancer — et ils obéissent — et conduire leur troupeau sur la route de la sainteté.

Dès son enfance, il eût un amour sans mélange, -fidèle, audacieux, humble et ceci jusqu'à son dernier soupir pour la Divine Trinité. Il l'appelait « mon unique Amie ». Elle lui imposa une longue épreuve niais lui communiqua aussi les prémices — parfois insupportables de joie, comme il le disait lui-même — de la béatitude. Lorsque durant ses cours il nous parlait d'Elle, un phénomène rare se produisait. Le silence devenait quasi absolu, nos regards ne le quittaient plus. Certes, nous ne comprenions pas toujours profondément ce qu'il nous disait ; il semblait non point nous exprimer une doctrine, mais contempler un paysage supra-essentiel qu'il décrivait. Il nous faisait remarquer avec des mots faciles tel aspect, puis tel autre, comme on présente avec vénération son pays natal.

Mais il ne se départissait jamais d'une rectitude aussi ferme dans les nuances que dans le général, et la justesse de son esprit déconcertait souvent les étudiants au cours des examens. La caractéristique de sa pédagogie était de ne jamais s'imposer, d'unir la miséricorde à l'action. Il nous enseignait qu'entre deux solutions canoniques possibles dans l'Eglise ou dans la vie, il faut toujours choisir la miséricordieuse. Il voyait « clair » dans les âmes, discernant les travers, les défauts

et, précisément, parce qu'il les voyait si bien, il faisait toujours « crédit », désireux d'effacer les déformations, honteux de leur existence.

Nous présentons aujourd'hui à nos lecteurs et amis quelques facettes de son œuvre en souhaitant que s'en dégage l'équilibre à la fois prophétique et classique de sa personne.

Ce cahier en mémoire de Monseigneur Jean de  Saint-Denis a été achevé en mai 1970.

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Published by Eglise Orthodoxe : Cathedrale Saint Irenee - dans Saint Jean de Saint Denis

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