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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 03:16

le 1er mars

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David de Ménevie (né vers 500 – + vers 589 ou 601), ou Dewi ou Divy, connu en gallois sous l'appellation Dewi Sant, est le saint patron du Pays de Galles. Sous le nom de saint Ivi (ou Ivy, Yvi...), il fait partie des saints ayant christianisé la (Grande) Bretagne entre le Ve siècle et le VIIe siècle.

 

L'année de sa naissance est très incertaine, diverses hypothèses la situant entre 462 et 512. Selon Rhygyfarch, auteur de la vie du saint au XIe siècle, David était le fils de Sanctus Rex Ceredigionis, le « saint roi de Ceredigion ». Il fut conçu dans la violence, et sa malheureuse mère "Non" ou "Nonne" (de son vrai nom Mélarie, fille de Brécan, prince souverain du pays de Galles), accoucha au sommet d'une falaise au beau milieu d'une violente tempête. Après avoir été violée par un prince (Xantus, prince de la Cérétique), elle trouva refuge dans la forêt de Talarmon où elle fonda un ermitage sous des chênes. Le lieu prendra par la suite le nom de Diri Nonn, c'est-à-dire les chênes de Nonne, devenu Dirinon, paroisse de l'évêché de Léon, désormais commune du Finistère. Le petit Divy ou David, confié d'abord à saint Belve, alla ensuite à l'école de saint Hildut où il eut pour condisciples Pol Aurélien, Magloire, Gildas et Samson, qui devaient plus tard évangéliser l'Armorique.

 

David fut éduqué à Hendy- gwyn ar Daf (nom anglicisé en Whitland) dans le Carmarthenshire, pense-t-on, auprès de saint Paulin de Galles (probablement la même personne que le Pol Aurélien breton) qui avait été l'un des disciples de saint Germain d'Auxerre.

 

Devenu moine, il serait arrivé près du Mont Saint-Michel, puis aurait longé la côte, établissant un ermitage à l'endroit qui deviendra Loguivy-de-la-Mer, puis un second plus à l'ouest (Loguivy-lès-Lannion), avant de s'enfoncer dans les terres : on retrouve sa trace à Pont-ivy ou encore à Saint-Divy et à Saint-Yvi dans le Finistère.

 

David s'illustra comme enseignant et prédicateur, il créa des monastères et bâtit des églises en Galles, en Cornouailles (britannique) et en Bretagne armoricaine, à une époque où ces régions étaient  majoritairement païennes. Nommé évêque, il obtint de transférer le siège épiscopal de Caërleon, ville alors très peuplée, à Ménevie, lieu retiré et solitaire. Il présida deux synodes, et fit un pèlerinage à Jérusalem où sa nomination fut consacrée. La cathédrale de St David's (Ty-Ddewi, en gallois) a été construite sur le site du monastère qu'il fonda dans la vallée inhospitalière de 'Glyn Rhosyn' dans le Pembrokeshire ;

 

Selon la règle monastique de David les moines devaient cultiver et tirer eux-mêmes la charrue, sans l'aide d'animaux. Il était interdit de boire autre chose que de l'eau, de manger autre chose que du pain, des légumes et du sel. La soirée se passait à prier, à lire ou écrire. Les moines ne possédaient rien en propre  L'ascétisme était leur mode de vie, la viande était bannie. On peut imaginer sa surprise quand, alors qu'il était venu pour fonder une église, il aurait  été accueilli par les danses des servantes nues de la reine galloise païenne.

 

Le miracle le plus connu attribué à saint David se serait produit alors qu'il prêchait au milieu de la foule au synode de Brefi. Quand ceux qui étaient au dernier rang se plaignirent de ce qu'ils ne pouvaient ni voir ni entendre, le sol se souleva, une colline se forma, pour leur permettre de profiter du spectacle et l'on vit une colombe blanche se poser sur l'épaule du saint, ce qui démontrait que Dieu était à ses côtés. Le village de ces miracles s'appelle aujourd'hui Llanddewi Brefi. Aussi les artistes représentent-ils souvent le saint avec une colombe sur l'épaule.

 

Le document qui contient la plupart des haut-faits de David a pour nom Buchedd Dewi (Vie de Dewi), et c'est une hagiographie écrite par Rhygyfarch vers la fin du XIe siècle. Elle était destinée à fortifier l'indépendance de l'église galloise que l'invasion normande de 1066 menaçait.

 

Guillaume de Malmesbury rapporte que David visita Glastonbury dans le but de consacrer l'abbaye et de lui offrir un autel portatif contenant un gros saphir. Alors Jésus lui apparut dans une vision et lui dit que « l'église avait été depuis longtemps consacrée par Lui-Même en l'honneur de Sa Mère, et ne devait pas l'être à nouveau de main d’homme ». David demanda donc la construction de nouveaux bâtiments, ce qui a été en 1921 par des experts archéologues. Selon un manuscrit, un autel de saphir aurait été confisqué par le roi Henri VIII lors de la dissolution de l'abbaye mille ans plus tard. La pierre ferait aujourd'hui partie des joyaux de la Couronne britannique.

 

Saint David (Dewi)aurait vécu cent ans. Il mourut un mardi 1er  mars, sans doute en 589. Ce jour-là, dit-on, le monastère était « rempli d'anges au moment où le Christ recueillit son âme ». Ses derniers mots à ses disciples il les avait prononcés le dimanche précédent. D'après Rhygyfarch, il leur avait dit: « Soyez joyeux, et gardez votre foi. Faites les petites choses que vous m'avez vu faire et dont vous avez entendu parler. Je marcherai sur le sentier que nos pères ont parcouru avant nous ». La phrase galloise « Gwnewch y pethau bychain » (faites les petites choses) est devenue proverbiale.

 

David fut enterré dans la cathédrale St David's, qui fut un lieu de pèlerinage tout au long du Moyen Âge.

 

Plusieurs localités bretonnes portent son nom: Saint-Yvi et Saint-Divy dans le Finistère, Loguivy-lès-Lannion et Loguivy-de-la-Mer, désormais simple hameau de l'actuelle commune de Ploubazlanec dans les Côtes-d'Armor, Pontivy dans le Morbihan. Il était aussi le saint patron de l'ancienne paroisse de Bodivit,  située sur les bords de l'Odet et englobée dans Plomelin (Finistère) lors de la Révolution française (une fontaine et une statue portent son nom à Plomelin) et de celle de Pouldavid, désormais incluse dans la commune de Douarnenez.

 

Buhez santez Nonn ou « Vie de sainte Nonne et de son fils saint Devy » est un mystère en langue bretonne composé avant le XIIe siècle et publié en 1837 par l'abbé Simonnet.

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Published by Monastère Orthodoxe de l'Annonciation - dans Vie des saints

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