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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 00:24

Gurdjieff, Ouspensky et la tradition orthodoxe

Géopolitique et ésotérisme : si l’aigle à deux têtes est l’emblème de la nouvelle Fédération de Russie ce n’est pas par hasard, car Moscou revendique la place éminente de "troisième Rome" héritière de l’héritage byzantin détruit en grande partie par les croisés lors du sac de Constantinople ; ce qui favorisat indirectement la monté de l’empire ottoman en europe. Au carrefour de plusieurs civilisations, la Géorgie (Tbilissi) de son côté à vu naitre et croître bien des communautés initiatiques qui ont su préserver les traditions musulmanes, scythes, chrétiennes orthodoxes, esseniennes et même orientales. Gurdjieff y puisa les racines de son enseignement dans cette source comp lexe qui peut aussi prendre le nom de Tradition Primordiale. Un autre homme, René Guénon fera lui aussi ce voyage jusqu’aux rives du Nil à la recherche des mêmes racines.

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A Constantinople, en 1920-21, Boris Mouravieff assiste aux conférences publiques données par Piotr Demianovich Ouspensky. C’est là que ce dernier met Boris Mouravieff en rapport avec Georges Ivanovitch Gurdjieff, avec lequel il aura par la suite plusieurs contacts, à Fontainebleau et à Paris. 

Pendant de nombreuses années, Boris Mouravieff et P. D. Ouspensky, liés par une amitié fondée sur un même esprit de recherche, seront amenés à approfondir et à confronter leurs travaux à l’occasion de leurs rencontres à Paris ou à Londres. Ils se rencontreront pour la dernière fois au château de Lyne près de Londres en mai 1937. Durant cette période, il entreprend un travail de formalisation de la tradition ésotérique orientale, envisageant initialement une présentation de cette doctrine sous forme romanesque. En avril 1955, Boris Mouravieff devient privat-docent à l’Université de Genève où il donne deux cours jusqu’en 1962, l’un concernant l’histoire de la Russie avant 1917 et l’autre la philosophie ésotérique. Ce dernier cours s’intitulera précisément :

« Introduction à la philosophie ésotérique d’après la tradition ésotérique de l’Orthodoxie orientale ». Il réunira régulièrement entre dix et trente élèves. Le discours introductif de l’année universitaire 1956 ayant pour thème le « Problème de l’Homme nouveau » sera publié par la revue « Synthèses ». D’autres articles succéderont à cette première publication (cf. bibliographie). L’enseignement dispensé à l’Université de Genève servit de base à la rédaction de son oeuvre maîtresse, « Gnôsis », dont le premier tome fut publié en 1961 par les éditions « La Colombe » à Paris. La maîtrise et la clarté de l’exposé furent reconnus et l’ouvrage obtint l’année suivante le prix de littérature ésotérique Victor-Emile Michelet. Esprit rigoureux et concret, Boris Mouravieff présentait et commentait, au travers de cette oeuvre, la tradition ésotérique de l’Orthodoxie orientale dans un langage clair et accessible à une personne cultivée de notre temps. Cette même année 1961, Boris Mouravieff crée le Centre d’Etudes Chrétiennes Esotériques (C.E.C.E.), basé à Genève, qu’il présidera et animera jusqu’à sa mort. Le but principal assigné au C.E.C.E. était de contribuer à la formation de l’Homme nouveau que Boris Mouravieff appelait de ses voeux, dans une période historique critique - la nôtre - qu’il qualifiait de « période de transition », entre un cycle qui s’achève et un nouveau cycle, porteur de promesses autant que de lourds dangers. A la suite de la publication du tome I de Gnôsis, Boris Mouravieff reçut une correspondance volumineuse. Il ne se contenta pas de répondre aux personnes intéressées par l’enseignement divulgué dans Gnôsis : il encouragea la constitution de groupes d’études qui virent le jour à Genève, Paris, Lille, Bruxelles, Le Caire, au Congo etc. Ces groupes, constitués sous l’égide du C.E.C.E., avaient pour but d’approfondir en commun la doctrine exposée dans Gnôsis.

En 1962, Boris Mouravieff prend congé de l’Université de Genève pour se consacrer totalement aux activités du Centre et à la rédaction des deux derniers volumes de la trilogie de Gnôsis. Le tome II paraît en 1962, le tome III en 1965. Dans le cadre du C.E.C.E., Boris Mouravieff voit son audience élargie à de multiples groupes dont il suit le travail, répondant personnellement au questionnement collectif ou individuel de leurs membres. Des visites soutiendront l’activité de certains groupes tels que Paris, Lille ou Bruxelles. De même, il effectue un voyage en Grèce en juillet 1964. Pour informer les groupes et coordonner leur travail, des « Bulletins d’information » seront périodiquement publiés par le C.E.C.E. à l’intention des membres.

Le développement de l’activité du C.E.C.E. fut rendu possible grâce à un mécénat qui permit de disposer des moyens matériels nécessaires. Les dernières années de la vie de Boris Mouravieff sont consacrées à cette activité d’enseignement. Dans une perspective d’éclaircissement, d’approfondissement et d’application pratique, il entreprend la rédaction d’un « Recueil de Notes sur l’enseignement chrétien ésotérique : Les Stromates ». Avec ces Stromates, regroupés sous le titre général de « l’Art de Vaincre », Boris Mouravieff engageait un vaste et ambitieux projet. Il s’agissait de compléter l’enseignement donné dans Gnôsis par des éléments pratiques répondant aux questions que l’étude de la doctrine suscitait chez les étudiants. Le premier chapitre parut en 1966. Deux autres chapitres furent publiés à titre posthume. Cette activité intense retentit sur l’état de santé de Boris Mouravieff. En mars 1965, déjà, une crise cardiaque lui impose un court repos à Cannes. En juin 1966, il est terrassé par une crise de rhumatisme articulaire accompagné de fortes douleurs qui l’obligent à vivre alité. Boris Mouravieff meurt à Genève d’une crise cardiaque, le 28 septembre 1966, à 20h15, à l’âge de 76 ans. Il repose au cimetière St Georges, à Genève. Le C.E.C.E. cesse ses activités peu de temps après le décès de son fondateur comme c’est souvent le cas.

Ensemble de 4 livres comprenant les 3 volumes de Gnosis plus le cours inédit de Genève qui sert d’introduction à Gnosis : offre exceptionnelle en quantité limitée, livraison sous 8 jours ouvrés : voir ici <http://www.publipole.com/boutique_osc/product_info.php?products_id=6292>

L’Énnéagramme dans sa représentation, la plus simple, telle qu’elle nous est parvenue, se perd dans un passé lointain. Pour des raisons probablement de types initiatiques, rituelles οu religieuses, il apparaît et disparaît suivant les époques. 

Toujours jalousement gardé, voire même carrément occulté dans sa construction et ses développements, on retrouve sa trace discrète au sein de diverses mystiques, comme le soufisme, le judaïsme, mais aussi probablement dans de nombreuses sociétés initiatiques qui nous sont aujourd’hui inconnues. Les origines les plus diverses lui sont attribuées, mais pour nous, ce symbole comme tout symbole schème, n’appartient pas à un groupe ou une école particulière, il est universel.

C’est donc sous l’impulsion de G.I. Gurdjieff que le schème Énnéagramme connaîtra une faveur particulière au sein de son institut et l’on peut affirmer, que c’est par ses activités et son enseignement, qu’il en révélera l’image au plus grand nombre. Gurdjieff aurait reçu communication de ce symbole au cours d’un de ses voyages, par l’intermédiaire d’une société initiatique, héritière d’une ancienne confrérie Soufi.

A Constantinople, en 1920-21, Boris Mouravieff assiste aux conférences publiques données par Piotr Demianovich Ouspensky. C’est là que ce dernier met Boris Mouravieff en rapport avec Georges Ivanovitch Gurdjieff, avec lequel il aura par la suite plusieurs contacts, à Fontainebleau et à Paris.

Pendant de nombreuses années, Boris Mouravieff et P. D. Ouspensky, liés par une amitié fondée sur un même esprit de recherche, seront amenés à approfondir et à confronter leurs travaux à l’occasion de leurs rencontres à Paris ou à Londres. Ils se rencontreront pour la dernière fois au château de Lyne près de Londres en mai 1937. Durant cette période, il entreprend un travail de formalisation de la tradition ésotérique orientale, envisageant initialement une présentation de cette doctrine sous forme romanesque. En avril 1955, Boris Mouravieff devient privat-docent à l’Université de Genève où il donne deux cours jusqu’en 1962, l’un concernant l’histoire de la Russie avant 1917 et l’autre la philosophie ésotérique. Ce dernier cours s’intitulera précisément : « Introduction à la philosophie ésotérique d’après la tradition ésotérique de l’Orthodoxie orientale ». Il réunira régulièrement entre dix et trente élèves. Voir le livre ici <http://www.publipole.com/boutique_osc/product_info.phpproducts_id=5595&osCsid=88ecdb354433144900ce0f569ef2c602>

Eleusis-Alésia : la rose des vents solsticiales formée à partir de 21 méridiennes géodésiques fut à Xavier Guichard ce que l’Ennéagramme était à Gudjieff, Ouspensky, Mouravieff : une cosmographie et la base d’un enseignement ésotérique. 

Une réédition très attendue en 2 tomes (plus de 600 pages) de cet ouvrage considéré comme l’un des premiers ouvrages de géographie sacrée + un fascicule sur les Alesia par les Editions Post-Scriptum. Parution pour le 15 novembre 2010 en souscription uniquement. 50 € + 6 € frais de port pour deux envois au lieu de 79 €. Des bulletins de souscription sont à la disposition des libraires qui souhaitent participer à la promotion de l’ouvrage. Nous contacter <mailto:contact@publipole.com>
 

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