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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 11:18

Paroisse St Léonard

Rte Aloïs-Fauquez 13

1018 Lausanne

Tel: 021/ 646 24 01

Prêtre: 077/ 452 40 39

 

Art de vivre heureux

 

Prenons un peu de temps, soufflons écoutons, méditons les enseignements de saint Séraphin de Sarov.

 

Il ne faut pas ouvrir son cœur sans nécessité; un sur mille gardera ton secret. Et si nous ne le gardons pas en nous-mêmes, comment espérer qu’il soit gardé par les autres ?

Avec l’homme « sensible » (psychique), parle des choses terrestres; avec l’homme spirituel, parle des célestes.

Celui qui possède la sagesse spirituelle juge l’esprit d’un autre selon les Saintes Écritures: ses paroles correspondent-elles à la volonté de Dieu ? Et il tire ensuite ses conclusions.

Lorsqu’il nous arrive de nous trouver parmi les hommes, dans le monde, il ne faut point traiter des choses spirituelles, surtout si nous remarquons qu’il n’ont aucune envie d’écouter.

Par tous les moyens, cachons en nous le trésor des dons. Nous risquerions autrement de le perdre et de ne plus le retrouver.

Trop de discussions avec ceux dont les mœurs sont contraires aux nôtres, suffit à déséquilibrer l’âme de l’homme attentif, et le plus regrettable est que cela peut éteindre la flamme que le Seigneur a allumée dans notre cœur.

 

L’âme emplie de tristesse devient folle, elle ne peut accepter les bons conseils, ni répondre avec douceur aux questions. La tristesse est un ver du cœur qui ronge la mère qui le mit au monde.

Celui qui a vaincu les passions a vaincu la tristesse; celui qui a succombé à la passion n’évitera pas les chaînes de la tristesse. De même que l’on juge un malade à la couleur de son visage, de même celui qui possède la passion sera trahi par la tristesse.

Tandis que le Seigneur se soucie de notre salut, le malin meurtrier essaye de pousser l’homme au désespoir.

Judas le traître était faible et incapable de combattre; l’ennemi, voyant son désespoir, l’assaillit et le força à se pendre.  Pierre, le roc dur, malgré son grand péché, ne désespéra point, ne perdit pas l’esprit, mais de tout son cœur versa des larmes chaudes et amères. L’ennemi en les voyant fut brûlé de leur feu et s’enfuit en hurlant de douleur.

 

Le Seigneur a créé le corps et non la maladie. Il a créé l’âme et non le péché. Qui est le plus utile et le plus nécessaire ? L’union avec Dieu et la communion avec Lui par l’amour. Si nous perdons cet amour, nous nous retranchons de Lui; en nous retranchant, nous succombons aux différentes et multiples maladies. A celui qui supporte la maladie avec patience et reconnaissance, cela lui sera compté comme une bonne action.

Il faut toujours pour Dieu supporter quelque chose avec reconnaissance !

Notre vie n’est qu’un instant, comparé à l’éternité; les passions passagères ne sont pas dignes de la gloire qui veut se révéler en nous.

Supporte en silence les offenses de l’ennemi et ouvre ton cœur à Dieu

Si quelqu’un salit ton honneur, efforce-toi par-dessus tout de lui pardonner. Si les gens nous affligent, nous devons nous considérer Indignes de louanges; si nous étions dignes tous s’inclineraient devant nous.

Humilie-toi et tu verras la gloire de Dieu en toi. Sans humilité, rien n’existe en l’homme, hormis les ténèbres.

 

Il faut éviter toute dissipation des pensées; ceci éloigne l’âme de l’amour de Dieu et résulte des efforts du malin qui ne recherche que cet éloignement.

Lorsque l’esprit et le cœur s’unissent dans la prière et que les pensées ne sont pas dispersées, le cœur ressent une chaleur intérieure et la Lumière du Christ remplit tout l’être de paix et de joie.

Pour recevoir dans le cœur la Lumière du Christ, nous devons purifier notre âme par la pénitence et les bonnes œuvres; puis, en fermant les yeux, plonger l’esprit dans le cœur et invoquer le Nom de notre Seigneur Jésus Christ; suivant la chaleur de son élan, l’homme trouvera dans le Nom qu’il invoque la délectation qui le pousse à chercher une perfection de plus en plus haute. Et lorsque par de tels exercices la raison s’installe dans le cœur, alors la Lumière du Christ éclaire toute l’âme de son rayonnement divin. Et cette lumière est la vie.

Quand l’homme contemple la Lumière éternelle, sa raison devient pure et ne porte en elle aucune image extérieure; mais, plongé dans la contemplation de la beauté incréée, il oublie toute chose terrestre, s’oublie lui-même et ne désire plus qu’un seul bien: Dieu.

Celui qui verse des larmes de tendresse, a le cœur éclairé par le Soleil de Vérité, le Christ-Dieu.

Celui qui a pris la décision de servir Dieu doit s’exercer à la prière personnelle envers Jésus, disant en lui-même: Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur ! Au cours de l’après-midi, il peut dire aussi: Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, par les prières de la Toute Pure Mère de Dieu, aie pitié de moi, pécheur ! Ou recourir directement à la Mère de Dieu: Toute Sainte Mère de Dieu, sauve-nous ! Ou encore prononcer le salut de l’archange: Salut, Marie, pleine de grâce !

Ces exercices, en le préservant de toute distraction et en lui gardant la paix intérieure, lui permettront d’approcher Dieu et de s’unir à Lui.

S’il nous arrive d’être distrait pendant la prière, humilions-nous devant Dieu et demandons-Lui pardon.

A l’église, il est utile pendant la prière de te tenir debout, les yeux fermés, plein d’attention intérieure; seulement si tu te sens t’assoupir, ouvre les yeux et fixe l’icône et le cierge qui brûle devant elle.

 

Saint Séraphin de Sarov

 

 

 

 

 

 

Il était une fois: une église…

 

Pour celui qui la fréquente, deux écueils rendent difficile son accès:

 

- La routine - tentation d’y rentrer comme dans un moulin, trop familiarisé avec les lieux, les gens, les choses, les actions menées (faire ses prières, suivre la Divine Liturgie). Et pourtant, comme Moïse visitant un étrange buisson, je pourrais m’entendre dire: « n’approche pas d’ici, retire tes sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte (Gén. 3:5).

 

- La dispersion, tentation des pensées, du quotidien assiégeant l’esprit sans cesse et jusqu’à la fin. Et pourtant un chant va m’inviter: « Que toute chair humaine fasse silence et se tienne dans la crainte  et le tremblement, qu’elle éloigne toute pensée terrestre, car… ».

 

Dans les deux cas, suis-je vraiment rentré dans cette église pour ce qu’elle voulait me dire ?

 

Ce qui va suivre n’a sans doute rien de nouveau pour nous, mais c’est une invitation à l’attention. Aussi, contemplons.

 

L’église, celle de mon quartier, celle à qui je rend visite, je le sais, est un atout pour rencontrer Dieu: le lieu est beau, aménagé avec amour, certainement, il est calme, très riche en symboles de l’invisible.

 

Imaginons que, pendant que je m’y rends, je me taise. Cette petite église peut me faire entendre cette histoire: il y avait, une fois, en ton ancêtre, ton semblable, une église.  C’était le Jardin des Origines, le Paradis, où il Rencontrait Dieu dans la brise du soir tandis qu’il s’y promenait. Et tout était très beau, très bon. Ce jardin - clos - c’était son cœur habité de la Présence Divine. A partir de maintenant, ne perdons pas de vue cette réalité;  et l’histoire de l’Église sera fructueuse.

 

Mes pas s’arrêtent devant la porte. Peut-être de part et d’autre, un narthex annonce-t-il la richesse de cette demeure: représentation de personnages ou d’événements du salut; ou bien,  si l’église est un peu en retrait du tumulte, c’est simplement le calme.

 

Je vais en franchir le seuil, quand il me revient en mémoire un saisissant dialogue entre un enfant et un prêtre, à travers la porte: « Portes, élevez vos linteaux, ouvrez-vous toutes grandes, portes éternelles, et le Roi de Gloire entrera ».

 

Et l’enfant demande: « Qui Est-ce Roi de Gloire ? »-

 

« C’est le Seigneur des Armées, le Christ Victorieux… Il vient combattre la mort… »

 

Ici demeure le Roi, le Christ. Il est le Roi, Il est la Porte; celui qui y passe est revêtu de Sa Royauté: Portes Royales, peuple Royal qui se rassemble.

 

Sous mes yeux, voici le baptistère où je suis né. D’un peu d’eau bénite, je m’habille du signe de la Croix, quêtant le pardon et la lumière.

 

Un instant, le contemple: de ces Portes Royales, le Trésor dans sa totalité se présente à moi. C’est comme un fil d’or qui honore le Maître des lieux: cette porte, la cuve où l’on naît dans Sa Mort et Sa Résurrection, puis le chemin qui mène au sanctuaire, aux Portes Saintes (ne les franchiront que les ministres et les servantes consacrées).

 

L’icône du Sauveur est au seuil de ces portes, Lui à droite, celle de Sa Mère à gauche.  Deux veilleuses marquent leur présence; deux forts cierges en gardent l’entrée, rappel de l’épée flamboyante du Séraphin aux portes du Paradis depuis que j’ai voulu me passer de Dieu (Psaume 52).

 

J’ai monté le chemin: sur les murs, à droite et à gauche, les icônes des Mystères du Salut, des visages des Saints… Devant les Portes Saintes, tout mon être s’incline « approchant avec crainte de Dieu, Toi et Amour ». Vraiment ce lieu est saint; comme Moïse, je le sais maintenant.  De Lui déferle le Flot d’éternité, à partir du Rocher, l’autel, le Christ lui-même encore. C’est comme un jardin soigneusement clos, inondé de lumière, de parfums, chargé de fleurs; il y a même un arbre en forme de Croix.  Au chapitre 2 de la Genèse, j’ai connu l’Arbre de Vie. Il est maintenant ici et Celui qui est la Porte et le Chemin et la Vie Se présente sur Sa Croix.

 

Ce sanctuaire, c’est donc le Paradis de mes origines, reconstitué par Dieu au prix d’un effort proprement Paternel pour sauver Son Œuvre. « Lorsque nous sommes tombés, Tu as daigné nous relever et n’a cessé de tout faire pour nous jusqu’à ce que Tu nous aies conduits aux Cieux et donné Ton Royaume à venir » (préface de St Jean Chrysostome). Dans l’Office de None, l’Église ne dit rien d’autre, ne célèbre rien d’autre: « O Seigneur, à la neuvième heure, Tu pénétras dans l’enfer et dissipas les inextricables ténèbres du Tartare par l’éclat de Ta lumière, rompant les portes d’airain et brisant les serrures de fer. Tu fis captive notre captivité que le cruel enfer tenait en ses cachots d’obscurité. Tu nous mènes triomphalement au Ciel avec Toi, O Christ, Écartant l’épée flamboyante du Séraphin et restituant ainsi au Paradis son antique habitant par Ta miséricorde et Ta bonté. O Ami de l’homme, Gloire à Toi ».

 

Père Martin

Prêtre à la paroisse orthodoxe de la Trinité  Saint-Clair à Nantes.

 

 

 

 

 

 

 

AGENDA

 

Lundi 26 octobre

Introduction à la théologie orthodoxe

19h Divine Liturgie

20h 15 Dogmatique  21h Écriture Sainte

Paroisse St Léonard Lausanne

 

Jeudi 29 octobre

Le destin de l’humanité dans la Tradition

Conférence de Mgr Germain

20h Maison de la Femme, av. Églantine 6

1006 Lausanne

 

Vendredi 30 octobre

Les béatitudes

Conférence de Mgr Germain

20h Maison de la Femme, av. Eglantine 6

1006 Lausanne

 

Samedi 31 octobre

Le discernement des esprits

Journée d’études avec Mgr Germain

9h Abbaye de Montheron.

Célébration des Laudes et des Vêpres

Repas en commun.

 

Dimanche 1er novembre

10h Divine Liturgie célébrée par Mgr Germain en l’église de Morrens

Repas en commun à Montheron.

 

Dimanche 8 novembre

11h Divine Liturgie à Grenoble

  

Dimanche 4 octobre

18e dimanche après la Pentecôte

Samedi: 19h Divine Liturgie

Dimanche: pas d’office

 

Dimanche 11 octobre

19e dimanche après la Pentecôte

Samedi: 19h Divine Liturgie

Dimanche: pas d’office

 

Dimanche 18 octobre

20e dimanche après la Pentecôte

Samedi: 19h Divine Liturgie

Dimanche: pas d’office

 

Dimanche 25 octobre

21e dimanche après la Pentecôte

Samedi: 19h Divine Liturgie

Dimanche: pas d’office

 

Vendredi 30 octobre

Saint Marcel

10h Laudes et Divine Liturgie

 

Samedi 31 0ctobre

Saint Quentin

8h 30 Laudes  18h Vêpres en l’église de Montheron

 

Dimanche 1er novembre

Fête de tous les Saints

10h Divine Liturgie pontificale présidée par Mgr Germain en l’église de Morrens

(voir programme du séminaire)

 

 

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