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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 08:13
A la découverte des Pères de l'Eglise...

Petite chronologie des Pères  

Dates

Pères apostoliques

Commentaires

1er siècle

Didachè

Ecrit anonyme en grec : fin du 1er siècle

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Clément de Rome

Lettre écrite vers 96-98.

"

Lettre de Barnabé

Ecrit anonyme de la fin du 1er siècle ou du début du 2e siècle.

2e siècle

Hermas

Le Pasteur, texte datant de la première moitié du 2e siècle. Hermas est le frère du Pape Pie 1er (140-154).

???

Odes de Salomon

Ecrit anonyme retrouvé au début du XXe siècle.

Début du 2e siècle

Ignace d'Antioche

Sept lettres écrites à diverses Eglises tandis que l'Evêque d'Antioche, enchaîné est conduit de Syrie à Rome, où il va recevoir le martyre.

né v. 70-80 - mort entre 155 et 170

Polycarpe

Lettre de Polycarpe de Smyrne aux Philippiens

Dates

Pères apologistes

Commentaires

2e siècle

Justin

Justin, philosophe adresse son Apologie à l'empereur Antonin le Pieux vers 155. C'est par lui que nous connaissons les rites du baptême et de l'eucharistie dans les tout premiers temps de l'Eglise.

"

Tatien

Connu notamment par son Discours aux Grecs, ce disciple de Justin, bien différent de lui, après avoir accédé à l'ascétisme absolu (encratisme), finit par condamner le mariage et la procréation jugés par lui oeuvres du démon : il sera de ce fait rejeté par la communauté romaine pour ses doctrines non orthodoxes.

"

Méliton de Sardes

Connu pour son Apologie adressée à Marc Aurèle vers 170, et surtout pour son Homélie pascale retrouvée il y a une cinquantaine d'années.

Entre 160 et 200

A Diognète

Texte anonyme, célèbre pour sa simplicité et son élévation de pensée pour dépeindre les chrétiens, qui sont des hommes comme les autres, mais qui "sont citoyens du ciel", qui sont dans le monde comme l'âme dans le corps.

Dates

Lutte contre la gnose

Commentaires

v. 130-208

Irénée

Evêque de Lyon, Irénée nous a laissé son Contre les Hérésies, oeuvre majeure écrite après 177 (date où Irénée se retrouve à Lyon, après le martyre de Saint Pothin, et donc 2e évêque de cette ville de Gaule.

v. 170 - v. 235

Hippolyte de Rome

Réfutation de toutes les hérésies ; Tradition apostolique

Dates

L'Ecole d'Alexandrie

Commentaires

v. 150- ? (on perd sa trace vers 202)

Clément d'Alexandrie

Auprès des païens d'Alexandrie : exhortation à la conversion : Le Protreptrique. Mélanges doctrinaux : Les Stromates. Idéal d'équilibre moral.

185-254

Origène

Enseigne au Didaskaleion d'Alexandrie. Oeuvre centrée sur lecture biblique : cf. par ex. le Commentaire sur le Cantique, mais aussi sur la Genèse, l'Evangile de Jean, etc. ; également apologiste : Contre Celse...

Fin 2e siècle-3e siècle

Début de la littérature chrétienne en langue latine(1)

Commentaires

? - ? : 2e-3e siècles

Minucius Felix

Apologie : L'Octavius

v. 155-220

Tertullien

Apologie : L'Apologeticum, mais aussi très nombreuses oeuvres : sur le baptême, commentaire du Notre-Père..., également : Contre Marcion. Moraliste rigoriste. A posé les fondements de la théologie trinitaire.

v. 200-258

Cyprien de Carthage

Evêque et pasteur ; intervient dans le conflit sur les "Lapsi" (2). Parmi ses oeuvres : L'unité de l'Eglise catholiqueSur le Notre-Père, lettres...

4e - 5e Siècles

Les Pères de l'Empire chrétien

Commentaires

v. 260 - v. 325

Lactance

On l'a appelé le "Cicéron chrétien" en raison de l'élégance de sa prose latine. Originaire de l'Afrique romaine. Après la persécution de Dioclétien, il passera sa vie à la cour de Constantin. Auteur d'une véritable "somme théologique" avec les Divinae Institutiones.

v. 265 - avant 341

Eusèbe de Césarée

Auteur de la première "histoire de l'Eglise". Eusèbe, dans sonHistoire ecclésiastique, essaye de décrire le chemin parcouru par la communauté des croyants depuis ses origines, à travers les persécutions et les luttes internes, jusqu'au triomphe attribué à l'intervention de l'Empereur Constantin (considérée comme providentielle). Ensemble très précieux notamment pour les documents anciens qu'il recèle et pour nous permettre de connaître les personnes et les événements du christianisme des trois premiers siècles.

v. 296 - 373

Athanase

Evêque d'Alexandrie, qui s'est trouvé confronté à l'hérésie arienne, et a été exilé cinq fois en raison de son combat pour la défense de l'orthodoxie de Nicée : il a immédiatement perçu comment la négation de la divinité du Fils compromettait de façon radicale la véritable signification de l'incarnation et la possibilité d'une rédemption de l'humanité cf. son Discours contre les ariensL'histoire des ariens. Il a contribué aussi, par sa Vie d'Antoine à répandre les principes du monachisme naissant.

315 - 367

Hilaire de Poitiers

Champion en Occident de la lutte contre l'arianisme, il connut aussi l'exil. Il écrivit notamment un Commentaire sur Matthieu, un traité Sur la Trinité, en douze volumes : synthèse théologique qui ouvre la voie aux écrits ultérieurs d'Augustin.

4e - 5e siècles

Les Pères Cappadociens

Commentaires

330-379

Basile de Césarée

Evêque de Césarée en 370, Basile prit à coeur le sort des pauvres, nombreux à son époque ; organisateur de la vie monastique il publia deux Règles et peut être considéré comme le véritable fondateur du monachisme grec ; enfin, théologien, il dut encore réfuter l'arianisme dans la forme radicale qu'il avait prise : Contre EunomiusTraité sur l'Esprit Saint, mais livra aussi de nombreux commentaires bibliques ; il fut également réformateur liturgique.

329-390

Grégoire de Nazianze

Ami de Basile, sensible, délicat, poète, Grégoire eut toute sa vie une préférence marquée pour la vie contemplative, à laquelle il dut se soustraire pour les nécessités pastorales. Grand théologien (cf. par exemple ses Discours théologiques, mais aussi poète qui a médité sur des thèmes chrétiens (cf. son poème autobiographiqueSur sa vie), évêque de Constantinople (de 380-381) et grand prédicateur, il a laissé de nombreuses lettres et homélies.

335-394

Grégoire de Nysse

Frère cadet de Basile, il fut des trois Cappadociens le philosophe le plus méthodique tout en étant aussi grand théologien que les deux autres. Il occupe une place de tout premier plan dans l'histoire de la théologie mystique. Nommé par son frère évêque de Nysse en 371, il publia d'importants ouvrages de controverse antiarienne et d'exégèse biblique (Sur la création de l'homme,Grand discours catéchétique) et affirma avec force l'immortalité de l'âme (Sur l'âme et la résurrection). Il ne cessa de méditer sur le mystère de la vie monastique et sur les implications mystiques et christologiques de l'union de l'âme purifiée avec le Verbe divin (cf. son commentaire sur le Cantique des Cantiques).

4e - 5e siècles

Encore quelques très grands Pères orientaux de langue grecque

Commentaires

345-407

Jean Chrysostome

Surnommé "Chrysostome", c'est-à-dire "bouche d'or", en raison de son talent oratoire, Jean est né à Antioche, où il fut prêtre après une brève expérience monastique. L'évêque Flavien lui confie la charge de prédicateur. Sa prédication est imprégnée de méditations bibliques et Jean s'adresse au peuple par des exhortations pressantes à la vie chrétienne. Sa renommée est tellement grande qu'il est intronisé à Constantinople sur le siège épiscopal qui avait été celui de Grégoire de Nazianze. En conflit avec une partie du clergé et de la cour du fait de ses discours sans compromission, Jean doit affronter des crises violentes qui se terminent par son exil en Arménie. C'est là qu'il mourut des suites des très grandes épreuves qu'il avait connues, ainsi que des mauvais traitements subis. Il laisse une oeuvre exceptionnelle avec notamment de très nombreuses homélies (sur la première et la seconde lettres aux Corinthiens, sur les Actes des Apôtres, sur l'Evangile de Jean, sur l'Evangile de Matthieu, etc.) et des Catéchèses baptismales d'une très grande importance, pour ne citer que quelques-unes parmi ses oeuvres majeures.

v.380-444

Cyrille d'Alexandrie

Successeur de Jean Chrysostome sur le siège épiscopal de Constantinople, Cyrille fut au coeur du Concile d'Ephèse en 431 où fut proclamé la maternité divine de Marie; adversaire acharné du nestorianisme, il obtint la condamnation de Nestorius qui affirmait l'incommunicabilité des deux natures (humaine et divine) - ce qui provoqua une tragique cassure dans les Eglises orientales. Sa mort entraîna certains de ses successeurs spirituels à dépasser les limites de l'orthodoxie vers le monophysisme qui donna lieu encore à de lourds combats doctrinaux sous la papauté de Léon le Grand.

4e - 5e siècles

Retour au monde latin

Commentaires

339-394

Ambroise

Elu évêque par acclamation populaire le 7 décembre 374, alors qu'il n'est pas encore baptisé, Ambroise se mit aussitôt à étudier la Sainte Ecriture et les Pères pour se donner une culture religieuse dont il était dépourvu. Il joua un rôle important dans la conversion d'Augustin. La virginité fut un des thèmes préférés d'Ambroise (cf. notamment Les vierges). Il organisa la liturgie et la discipline de l'église milanaise, et eut également une importante activité de prédicateur et de théologien (commentaires exégétiques, de la Genèse aux Psaumes, où il marque une préférence pour l'interprétation allégorique et mystique, à l'école d'Hippolyte, d'Origène et de Basile). Défenseur des pauvres et de la liberté de l'Eglise.

347-420

Jérôme

Erudit (pénétré de littérature latine, passionné des auteurs classiques) et polémiste (ses attaques contre Ambroise notamment sont célèbres : il l'accusait de n'être qu'un pâle imitateur des Pères grecs), Jérôme était de caractère irrascible qui lui valut beaucoup d'inimitiés. Sa vie fut traversée de polémiques théologiques et personnelles, mais sa très grande culture (il possédait parfaitement l'hébreu, le grec et le latin), en font un personnage d'une autorité incontestée dans le domaine des études bibliques. Il s'est livré à de nombreux commentaires exégétiques ; cependant son activité s'est surtout exercée dans la révision et la traduction latine de la Bible connue sous le nom de Vulgate.

354-430

Augustin, évêque d'Hippone

Oeuvre considérable. Augustin est l'un des premiers et des principaux "Pères latins", qui a été de tous les combats pour la définition de la vraie foi catholique ; c'est l'un des Pères de l'Eglise qui a écrit à peu près sur tous les sujets, mais s'est tout particulièrement illustré par ses écrits sur la grâce, le désir de Dieu, l'Amour, le Christ...

v. 360 - v. 435

Jean Cassien

Après une très riche expérience du monachisme palestinien et égyptien, qui le mit à l'école d'Evagre le Pontique, Jean Cassien passa par Constantinople et par Rome puis s'établit à Marseille pour y implanter le mode de vie spirituelle qu'il avait étudié et expérimenté. C'est lui qui fonda le monastère d'hommes qui s'appela plus tard Saint-Victor et le monastère de femmes Saint-Sauveur. Il écrivit notamment (vers 420-424) des Institutions cénobitiques (et des remèdes aux huit vices principaux), puis vingt-quatre Conférences.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5e au 8e siècle : Orient et Occident

 

Commentaires

 

 

 

406-461

Léon le Grand

Pape à la personnalité vigoureuse qui s'est distinguée par ses initiatives dans le clergé romain avant même son pontificat. Même il a révélé sa noble personnalité surtout comme évêque de Rome et pape. A Rome, il a organisé la charité, lutté contre le paganisme et les hérésies locales, manichéisme et pélagianisme en particulier, et mené avec un zèle exceptionnel sa tâche pastorale, par la liturgie et la prédication. Comme pontife universel, il a pris position dans une série de conflits disciplinaires et doctrinaux, est intervenu dans les Conciles. Théologien, il a laissé de très nombreuses Lettres, des sermons. On peut en dégager une christologie, une doctrine de l'Eglise, mais également une très grande spiritualité.

 

 

 

7e siècle

 

Commentaires

v. 580-662

Maxime le Confesseur

Moine bizantin, théologien mystique. Refusant toute concession au pouvoir politique, il meurt martyr en 662. Oeuvre écrite qui est une recherche avec hésitations et progressions : exégèse, recherche spirituelle, manifestant une christologie affinée.

 

(1) : Jusqu'à ces Pères (africains d'origine), toute la littérature chrétienne (même à Rome, cf. Hippolyte), toute la vie de l'Eglise, se déroulent en langue grecque.

(2) : On appelle "lapsi" ceux qui, par peur du martyre, ont renié leur foi. Au 3e siècle le débat fut vif dans l'Eglise pour savoir s'il convenait, après pénitence, de les réintégrer dans la communion ecclésiale.

Site de référence : http://peresdeleglise.free.fr/ 

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