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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 00:03

image001En 1829, en un petit village au nord de la Russie, naquit Jean Serguieff, fils d'un sacristain. Sa famille était très pauvre mais l'entourait de tendresse et de prières. Il ne parvenait pas à apprendre ce que l'on enseignait à l'école." Mon manque de capacité et d'intelligence, me causait beaucoup de chagrin", écrivit-il lui-même plus tard. Fort affligé, il suppliait ardemment Dieu de le secourir.

Et voici ce qu'il advint : "J'aimais me lever la nuit quand tout le monde dormait et que tout était tranquille. J’étais le seul à ne pouvoir m'endormir, en proie à une profonde mélancolie. D'angoisse, je tombai à genoux, et tout à coup, je sentis tout mon être bouleversé. Ce fut comme si un voile venait de tomber de mes yeux et que mon esprit s'ouvrait. Je pus me rappeler clairement tout ce que le maître m'avait dit. Je me sentais léger et heureux. A l'aube je sautai à bas de mon lit et je saisis mes livres. O joie ! Je comprenais tout.  Bientôt, je cessai d'être le dernier de ma classe".

Jean termine ses études à l'académie, se marie et est ordonné prêtre en 1855.

Il est nommé desservant à la cathédrale Saint-André de Cronstadt où il demeure pendant cinquante ans. En y pénétrant, pour la première fois, il la reconnaît, car il s'y était vu officier en songe, et comprit que par ce rêve Dieu avait répondu à ses prières. Ceux qui étaient présents à sa première liturgie, furent saisis et pénétrés de l'extase religieuse de son service. Toute sa vie, il célébra avec ferveur la sainte liturgie, qu’il vivait comme le service du Ciel sur la terre, l’œuvre la plus sainte, la plus sublime et la plus vivifiante. Il exhortait ses fidèles à la communion fréquente, à la participation au sacrifice eucharistique dont la puissance embrasse tout et va jusqu’en enfer.

Sa renommée parmi les pauvres grandissait. Il ne refusait jamais de venir à leur secours. Il écoutait tout ce qu'on avait à lui dire, donnait son conseil, et souvent acceptait de manger un morceau avec les pauvres.

En 1857, il enseigne l’Ecriture sainte à l'école municipale, il aime les enfants qu’il considère comme les lys blancs de la vallée de la famille, mais il est appelé de partout et doit quitter avec tristesse l'enseignement.

Il guérit les malades, la foule le presse de toutes parts, lui baise les mains, le suit et il ne peut prendre le moindre repos. Il marche, il accourt, il ne s’arrête jamais.

Cronstadt fourmille de fainéants et de mendiants. Il forme alors un comité de secours, et une maison de travail ; les offrandes arrivent de tous les coins de la Russie.

Dans les derniers jours de sa vie, il prédit l'approche de terribles événements en Russie. Dans ses sermons il parle du terrible jugement de Dieu : "Russie, si tu abandonne ta foi, comme beaucoup de représentants de la classe intellectuelle l'ont déjà fait, tu ne seras plus la sainte Russie, mais une simple horde de tribus sauvages ayant pour but de se détruire les unes les autres".

Vers la  fin de sa  vie, sa santé diminue, ses forces déclinent et il subit d’intenses douleurs physiques. Seule la liturgie le soulageait. Il s'écriait : "Il me tarde de voir mon Maître, qui m'a créé à son image, me donnant la raison, une volonté libre et une âme immortelle. Quand donc Le verrai-je, mon Désiré !"

Il meurt le 2 janvier 1909.

La lumière du prêtre et thaumaturge, saint Jean de Cronstadt, dont notre évêque défunt, Jean de saint Denis, fut le premier à porter le nom, manifeste la sollicitude divine pour notre époque  si agitée.

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Published by Monastère orthodoxe - dans Vie des saints

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