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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 05:53


Mgr_GhattasDans ce n°36 des "Chroniques antiochiennes", Carol Saba évoque après un éditorial « Marthe, Marie, la seule chose nécessaire et nous ! », la fin des travaux dusynode du Vatican sur les chrétiens d’Orient. Il informe par ailleurs, sur la nomination par le patriarche Ignace IV d’Antioche d’un nouveau doyen, Mgr Ghattas (Hazim) (photographie ci-contre), pour l’Institut de théologie Saint Jean Damascène de Balamand qui aura également la charge spirituelle en qualité d’higoumène du monastère Notre Dame de Balamand. Il fait part de la tenue dans le diocèse orthodoxe d’Alep sous l’omophore du métropolite Paul (Yazigi) d’un colloque sur la vie, l'œuvre et l'itinéraire de saint Isaac le Syrien et et son apport à la théologie, la spiritualité et l'iconographie de l'Eglise. Il revient surl’inauguration par le métropolite Jean (Yazigi) de l’église Sainte Hélène à Vaucresson et la conférence que donnera le père Nicolas Cernokrak, doyen de l’Institut de théologie orthodoxe Saint Serge au diocèse grec-orthodoxe de Tripoli sur invitation du Centre pastoral du patrimoine patristique orthodoxe institué par le métropolite Ephrem (Kyriakos) de Tripoli

Edition n°36 --- Mercredi 27 octobre 2010

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Editorial

Marthe, Marie, la seule chose nécessaire et nous !

I. Marthe, Marie: opposées ou complémentaires ? "Le Seigneur, répondant, lui dit:

Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu te troubles pour beaucoup de choses. Or une seule

chose est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, qui ne lui sera pas ôtée. (Luc

10:42). Marthe et Marie. Image qui revient souvent. Qui nous pousse à réfléchir sur ce

qui, dans nos vies, est accessoire et principal. Conjoncturel ou structurel. Trop souvent,

on mélange ces niveaux. On relativise peu à peu. On perd le fil et l'échelle. Celle de la

tension vers la seule "chose nécessaire" qu'indique le Seigneur à Marthe. Finalement,

Marthe et Marie, nous ressemblent. Deux typos. Deux modèles dressés devant nous. A

notre image. On les oppose souvent. Or le Seigneur nous invite à être les deux à la fois.

Marthe représente, la "gestion" et "l'action". Marie le détachement et la contemplation.

Marthe est utile. Indispensable. C'est elle qui gère, administre, régule, et fait tourner la

machine. Marie l’est aussi, davantage dans la tension de l'esprit qui n'a de pensées que

pour Lui. Des yeux qui ne regardent que Lui. Des coeurs qui n'ont des sentiments que

pour Lui. Il ne s'agit pas de condamner Marthe au profit de Marie. Le Seigneur d'ailleurs

ne le fait pas. Il ne fait qu'attirer l'attention de Marthe avec tendresse et sollicitude, sur

l'essentiel pour enlever inquiétude et trouble de son coeur, que trop d'affairement

l'empêche parfois de "voir" cet essentiel présent ici et maintenant.

II. Il ne s'agit pas donc de condamner Marthe au profit de Marie. Ni inversement. Il

faut les deux. Comment avancer dans la tension vers l'Unique nécessaire, si le quotidien

de nos vies, personnelles et ecclésiales (nos paroisses, nos diocèses …), n'est pas

ordonné ? Comment réaliser en nous, le vécu en Christ, si on ne se met pas constamment

aux pieds de Jésus ? Ne pas relier nos "quotidiens" à l'Unique nécessaire, est donc

condamnable. Le fait de succomber à la "gestion" sans la "vision", l'est aussi. Beaucoup

de choses dans l'Eglise d'aujourd'hui sont de plus en plus placées dans l'ordre du

"paraître" alors qu'il nous est demandé de les relier à "l'être". Comment rendre nos

communautés "moins" portées sur la gestion "statique" de leur quotidien ecclésial et

"davantage" portées sur la vision "dynamique" de notre devenir en Christ ? En cherchant

à discerner ce qui dans nos vies, relève du principal et ce qui relève de l'accessoire. A

distinguer ce qui est nécessaire, de ce qui est éphémère. Ce qui est structurel, de ce qui est

pure conjoncture et ponctuel. Comment faire ressortir tout cela, à tous les échelons et le

répandre dans les différentes sphères de l'Eglise ? Nous en sommes tous responsables.

Sommes-nous des acteurs de notre destin ecclésial en Christ ? Ou bien, tout simplement,

de simples spectateurs quelques fois intéressés, et trop souvent passifs ? Comment

réveiller l'eau qui stagne, qui dort ? Comment faire comprendre que l'Eglise est l'unique

lieu où Dieu a besoin de nous pour naître dans le monde, naître en nous et dans chaque

personne qui nous entoure ? Une seule parole de Lui peut changer tout. Mais Lui, cherche

sans nous forcer à nous ouvrir les yeux pour voir, comprendre et aimer.


III. La fin des travaux du synode du Vatican sur les chrétiens d'Orient. Et puis

après ? Que faut-il en tirer ? Il est encore tôt pour répondre à cette question. Il faut voir

comment les chrétiens d'Orient, mais aussi d'Occident, vont se réapproprier les travaux

du synode et les messages livrés. Comment ils vont réagir pour agir et se hisser à l'échelle

de ce qui est nécessaire, principal et utile par rapport à ce qui est éphémère, accessoire et

inutile. Une chose me semble évidente. Il faut arrêter de dissocier Marthe et Marie. Il faut

comprendre et intégrer leur complémentarité absolument nécessaire dans la dialectique de

la formule, d'apparence contradictoire, qui fait des chrétiens des personnes "dans le

monde sans qu'ils soient du monde". Chaque chrétien doit réaliser cela en lui pour

chercher à être en Lui. Et chaque chrétien porte une responsabilité essentielle, celle

d'aider les autres à réaliser cela en eux-mêmes, dans les communautés, les paroisses, les

diocèses, et dans toutes les sphères de l'Eglise. Sinon, nous avons encore, personnes,

communautés et églises, un long chemin encore à faire.

Fin des travaux du synode du Vatican sur les chrétiens d’Orient !

Messages et perspectives !

"Dense et courageux, le synode pour le Moyen-Orient s’est achevé dimanche 24

octobre sur des propositions et un message marquant l’entrée des Églises orientales

dans une « Pentecôte » espérée"C'est ainsi que le quotidien La Croix résume la fin des

travaux du synode de l'Eglise catholique romaine sur les chrétiens d'Orient. Pour lire la

totalité de l'article (Lien: http://www.la-croix.com/Les-Eglises-d-Orient-relevent-latete/

article/2443664/4078) mais aussi prendre connaissance du "message final du synode

pour le Moyen Orient" (http://www.la-croix.com/Message-final-du-Synode-pour-le-

Moyen-Orient/documents/2443650/47602).

Balamand, une colline "orthodoxe"!

Mgr Ghattas (Hazim), nouveau doyen de l'Institut de théologie orthodoxe Saint Jean

Damascène et higoumène du monastère Notre Dame de Balamand

I. Le patriarche Ignace IV vient de nommer Mgr Ghattas (Hazim),

(photos ci-dessous) jusqu'alors vicaire patriarcal à Damas, comme nouveau doyen de

l'Institut de théologie orthodoxe Saint Jean Damascène en remplacement du docteur

Georges Nahas. Sa Béatitude a décidé également de confier à Mgr Hazim la direction

spirituelle de la communauté monastique Notre Dame de Balamand, qui est un monastère

stavropigiaque c'est-à-dire qui relève de la juridiction patriarcale. Le nouveau doyen de

l'Institut Saint Jean Damascène et higoumène du monastère de Balamand, est né en 1963

dans le village de Mhardé en Syrie. Il a étudié la théologie à l'Institut de théologie

orthodoxe Saint Jean Damascène de Balamand. Il a été higoumène du monastère Saint

Georges à Mhardé. Puis il a été ordonné évêque et nommé vicaire patriarcal au sein de

l'administration patriarcale à Damas le 24 octobre 1999 fonctions qu'il occupait jusqu'à sa

récente nomination à Balamand, le 19 octobre 2010.

AXIOS et félicitations au nouveau doyen !

II. Balamand - Belmont. Une belle colline orthodoxe dédiée aux savoirs, à la

contemplation et à la prière sur le littoral libanais, en front de mer, au coeur du pays

orthodoxe. Une belle colline qui fait face en hauteur au front de mer. Ancrée en Orient,

sur ce littoral du Liban nord, au nord de Beyrouth, son positionnement l'a fait regarder

aussi au delà de la mer, vers l'Occident, là bas, derrière les vagues et les flots. A 80 km de

Beyrouth, à 16 km de Tripoli, capitale du Liban Nord, se dresse là une colline stratégique,

à 300m d'altitude du niveau de la mer. Colline stratégique au sens "géographique" et

"géostratégique" du terme dans ce pays "carrefour" qu'est le Liban, puisqu'elle surplombe

toute la région et fait face au front de mer. Colline "stratégique" aussi car c'est là que la

contemplation de Dieu, la prière et la connaissance, savoir et culture, cherchent à ce

marier depuis des générations et où se succèdent des fondations monastiques, depuis les

premières fondations byzantines, suivies par les fondations cisterciennes au 12ème siècle,

quand en 1157, des moines cisterciens venant de France fondèrent le monastère cistercien

de Notre Dame de Belmont, puis quelques 300 ans après le départ des croisés, la

fondation en 1603, du monastère orthodoxe qui s'est agrandi au fur et à mesure par

l'acquisition de terres agricoles dans la région de Koura et de Tripoli. Le nom de

Balamand est désormais associé à la prière et au savoir, tout un complexe éducatif,

culturel et cultuel regroupant le monastère, l'institut de théologie orthodoxe, l'école

secondaire et depuis 1988 une université pluridisciplinaire.

Pour une présentation rapide de l'histoire et de l'architecture du monastère mais

aussi de ces trésors en icônes et manuscrits:

http://www.balamandmonastery.org.lb/history.htm

Saint Isaac le Syrien á l'honneur á Alep !

Colloque sur la vie, l'oeuvre et l'itinéraire de Saint Isaac

et son apport à la théologie, la spiritualité et l'iconographie de l'Eglise

Saint Isaac le Syrien à l'honneur ! Dans le cadre des rencontres et manifestations

festives qu'organise annuellement le diocèse orthodoxe d'Alep pour commémorer son

saint patron, saint Siméon le Stylite, un congrès théologique centré sur la vie et l'itinéraire

de saint Isaac le Syrien a été organisé le vendredi 22 octobre 2010 par les moniales du

monastère de l'Annonciation qui dépend du diocèse. Plus de 350 personnes ont pris part à

cette journée d'étude. Aux côtés du métropolite d'Alep, Paul (Yazigi), ordinaire des lieux,

de nombreuses personnalités antiochiennes, dont le métropolite Ephrem (Kyriakos) de

Tripoli, l'archimandrite Pantéléimon (Farah), higoumène du monastère de la Dormition

de la Vierge à Hamatoura, l'archimandrite Jean (Al Talli) higoumène du monastère saint

Georges, Saydnaya ainsi que de nombreux clercs, laïcs, moines et moniales, y ont

participé

Vie et oeuvre de Saint Isaac.

Cette rencontre a été l'occasion de revisiter en détail la

vie de cet illustre saint de la tradition orientale, son ascétisme, sa théologie et sa

particularité dans l'histoire de l'Eglise orientale et de l'Eglise orthodoxe. La réflexion a été

structurée autour de trois tables rondes comme suit: "Saint Isaac le Syrien dans la

tradition patristique et biblique", "Saint Isaac le Syrien et la vie spirituelle" et "Saint

Isaac le Syrien dans la vie de l'Eglise".

Saint Isaac le Syrien dans la tradition patristique et biblique. La première

table ronde a été modérée par le métropolite Ephrem (Kyriakos) de Tripoli. Le

métropolite Paul (Yazigi) y a présenté une première contribution sur le thème de "La vie,

la personnalité et les oeuvres de saint Isaac le Syrien dans la tradition orthodoxe", suivie

par deux autres interventions sur "la vie, la personnalité et les oeuvres de saint Isaac le

Syrien dans la tradition syriaque" par respectivement le métropolite Jean Ibrahim évêque

syriaque orthodoxe d'Alep et l'archimandrite Moise (Khossi).

"Saint Isaac le Syrien et la vie spirituelle". La 2ème table ronde axée sur la vie

spirituelle a connu les interventions de grandes figures du monachisme orthodoxes. Le

métropolite Ephrem de Tripoli a centré sa contribution sur "L'apport de saint Isaac le

Syrien dans la tradition monastique contemporaine, alors que le thème de la "spiritualité

et la vie sociale dans les oeuvres de saint Isaac le Syrien" et la "dimension pastorale de ses

oeuvres ont été traités respectivement par l'higoumène archimandrite Pantéléimon (Farah)

et l'archimandrite Jean (Al Talli).

"Saint Isaac le Syrien dans la vie de l'Eglise".

La 3ème table ronde a été consacrée à l'apport de saint Isaac dans la vie de l'Eglise avec trois contributions liées sur son "apport à l'hymnologie et la liturgie orthodoxes" (archimandrite André Morcos,

monastère Saint Antoine le Grand, Mexique), sur "Les degrés de la connaissance

spirituelle selon saint Isaac" (père Grégorios Estephan, monastère Saint Michel, Baskinta)

et "L'iconographie de saint Isaac le Syrien" (moniale Anna Kafa, du monastère de

l'Annonciation, Alep).

Vêpres. Liturgie. Visite des ruines du monastère Saint Siméon. L'office

des vêpres qui a été célébré a été chanté par les moines de Hamatoura. De même ce fut le

cas pour la liturgie concélébrée par les deux métropolites Ephrem de Tripoli et Paul

d'Alep. Un pèlerinage a été organisé pour visiter les célèbres ruines de la forteresse de

saint Siméon le stylite, saint patron du diocèse. Source: www.alepporthodox.org

Nouvelles antiochiennes rapides d’ici et d’ailleurs !

Le père Nicolas Cernokrak est

invité par le diocèse grecorthodoxe

de Tripoli pour donner

une conférence sur le thème "La

connaissance de Dieu dans la

Bible" et ce dans le cadre du cycle

organisé par le Centre pastoral du

patrimoine patristique orthodoxe,

le 27 novembre 2010.


Inauguration de l’église Sainte Hélène en région parisienne

Le samedi 16 octobre, le métropolite Jean (Yazigi), évêque titulaire du diocèse d'Europe

occidentale du Patriarcat grec-orthodoxe d'Antioche, a présidé un office des vêpres dédié

a l'inauguration du nouveau lieu de culte de la paroisse grec-orthodoxe d'Antioche de

Paris. La nouvelle église dédiée à sainte Hélène et qui se situe dans la ville de

Vaucresson, à quelques kilomètres à l'ouest de Paris, a été inaugurée avec la participation

de deux membres de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, en la personne du

métropolite Joseph et Mgr Michel de Genève, du doyen de l'Institut de théologie

orthodoxe Saint-Serge le père Nicolas Cernokrak, du père Nicolas Ozoline, professeur à

l'Institut, du père Jivko Panev, responsable de la formation théologique par

correspondance à l'Institut, de l'évêque de Nanterre, Mgr Gérard Daucourt, de la

juridiction duquel dépend l'église Sainte-Hélène mise à la disposition de la communauté

antiochienne, ainsi que de nombreux clercs et laïcs d'autres églises chrétiennes du Proche

Orient et du diocèse antiochien. De même, ont pris part aux côtés des autorités locales

représentées par Virginie Michèle Paulson, maire de Vaucresson, les ambassadeurs de la

Grèce, du Liban, de la Syrie, de la Jordanie, ainsi que l'ambassadeur de la Ligue arabe

accrédité à Paris. Dans son allocution, le métropolite Jean a rendu grâce au Seigneur pour

cette bénédiction d'un nouveau lieu de culte, et après avoir remercié tous les participants

pour leur présence à cet office, il a rendu hommage á la "transition oecuménique" que

représente la mise à disposition de la communauté orthodoxe antiochienne d'un lieu de

culte de l'Eglise catholique romaine, et à l'attitude fraternelle de Mgr Daucourt en

soulignant combien il a été un grand facilitateur pour faire en sorte que ce lieu de culte

soit mis à la disposition des orthodoxes d'Antioche dans de bonnes conditions. Il a

également rappelé les liens profonds qui unissent les orthodoxes d'Antioche à la

cathédrale Saint-Stéphane de la Métropole grecque de France sous l'omophore du

métropolite Emmanuel, cathédrale qui a accueilli fraternellement la communauté

antiochienne de Paris depuis plus de 25 années déjà.

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Published by Monastère Orthodoxe de l'Annonciation - dans Actualités

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