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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 03:22

le 28 février

Saint-Romain---saint-Lupicin.jpg

 

 

Vie de saint Romain, abbé de Condat, et saint Lupicin, abbé de Lauconne.

 

Saint Romain et son frère saint Lupicin naquirent vers la fin du IVème siècle dans ce qui est aujourd’hui le Haut Bugey. Ils étaient de caractères forts différents mais unirent leurs différences dans le service de Dieu.

 

Romain n’était pas très porté sur le travail intellectuel, en revanche il possédait au plus haut degré la vertu de charité. Renonçant au mariage, il se rendit au monastère d’Ainay, à Lyon, qui était sous la direction de l’abbé sapin. Celui-ci le forma à la vie monastique. Vers l’âge de 35 ans, n’emportant avec lui que La Vie des Pères du Désert, il alla se fixer au milieu des forêts du Jura. Il passa quelques années dans la solitude et parmi les bêtes féroces, partageant son temps entre la prière et le travail manuel, comme s’il était dans le désert de la Thébaïde.

 

De son côté, Lupicin qui s’était marié, perdit sa femme et aussi son père. Après ces épreuves, il décida de rejoindre son frère Romain dans la solitude. C’est alors que le démon, jaloux de cette sainte union leur fit subir mille tentations intérieures, et aussi les molesta par bien des mauvais traitements, jour et nuit : par exemple, il faisait tomber sur eux des pluies de pierres.

 

Ils avaient établi leur demeure au fond d’une gorge, sous un énorme sapin. Ce fut le noyau autour duquel se forma l’abbaye de Condat. Très vite, des disciples arrivèrent. Les deux frères animaient ensemble la communauté.

 

Romain était de caractère doux et dirigeait ses moines sur un mode paternel alors que Lupicin était plutôt rigide et la sévérité présidait à ses décisions, qui, heureusement, étaient toujours tempérées par la bonté de Romain. Lupicin ne dormait que sur un banc et ne mangeait que tous les trois jours. Il ne buvait jamais de vin. Les huit dernières années de sa vie, il ne buvait plus. Quand la soif le prenait, il trempait ses mains dans l’eau pour se rafraîchir.

 

En raison du nombre croissant des disciples, il fallut que Lupicin parte avec un groupe de moines fonder un autre monastère, à Lauconne. Mais Lupicin ne dirigeait pas sans son frère et les deux monastères étaient sans cesse habités par leur présence. Romain était patient et indulgent, Sulpicin sévère et intransigeant. Quand le relâchement s’introduisait à Condat,  Sulpicin venait y rétablir la discipline. Quand les moines de Laucone étaient découragés par trop de rigueur, Romain venait la mitiger et leur rendre leur bonne humeur. Une année où les arbres fruitiers avaient donné en abondance, les moines de Condat se permirent quelques abus qui leur furent reprochés par Romain. Mais ils se s’insurgèrent. Romain fit appel à Lupicin qui, pour les punir, ne leur servit que de la bouillie d’orge sans sel. Quand les moines virent leurs murmures inutiles, douze d’entre eux quittèrent le monastère. Romain reprocha à Lupicin son austérité et pleura ses frères absents. Mais plus tard, ils revinrent tous et se repentirent.

 

Un des plus anciens religieux lui reprocha un jour de recevoir trop facilement tous les sujets qui se présentaient : « Mon frère, lui dit le Saint, Dieu seul discerne le fond des cœurs, confions-nous en Lui. Accueillons toutes ces brebis que nous envoie le divin Pasteur, et, par notre zèle, conduisons-les avec nous aux portes du paradis. »

 

En l’an 444, Célidoine, évêque de Besançon, fut déposé pour avoir épousé une veuve. Saint Hilaire, évêque d’Arles, était venu spécialement à Besançon pour l’affaire. Entendant parler des vertus de Romain, il le fit mander et l’ordonna prêtre.

 

La réputation de Romain devint telle qu’on fut obligé de bâtir d’autres monastères dans les Vosges, en Allemagne, en Suisse. Romain rédigea une règle qu’il tira de celle des observances de Lérins et des Institutions de saint Jean Cassien. Sa sœur Yole vint le rejoindre et fonda un monastère pour femmes à la Balme, près de Laucone, qui suivit la même règle.

 

Un jour, Romain qui allait visiter le tombeau de saint Maurice à Agaune, fut surpris par un violent orage. Il demanda l’asile dans une cabane de lépreux où il passa la nuit sans aucune répugnance pour l’affreuse maladie de ses hôtes. Le matin, il partit de bonne heure. Peu après, en se réveillant, les lépreux constatèrent qu’ils étaient parfaitement guéris. Persuadés que leur guérison venait de Romain, ils lui coururent après et ne purent le rattraper, mais ils répandirent rapidement  la nouvelle du miracle, ce qui ajouta à la réputation de sainteté Romain qui fut accueilli en grandes pompes à son retour.

 

Saint Romain mourut en 463 au monastère de la Balme, où il avait été visiter sa sœur. Son corps y resta jusqu’en 1522, date à laquelle il fut consumé dans un incendie. Ses derniers restes sont aujourd’hui dans l’église de saint Romain de Roche.

 

Lupicin, qui survécut une vingtaine d’années à son frère, joua un rôle politique important pour les Séquanais : il intervint auprès du roi des Burgondes pour atténuer leur servitude et défendit leur comte, Agrippin, accusé de collaboration avec les Barbares.

 

L’abbaye de Condat et la localité alentour prirent par la suite le nom de Saint-Oyend, après la mort de cet abbé, et plus tard celui de Saint-Claude.

 

On représente saint Romain et saint Lupicin à genoux, sous une grêle de cailloux, ou en abbés, travaillant la terre ou lavant les pieds des malades, ou encore avec une crosse à la main et une petite église.

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Published by Monastère Orthodoxe de l'Annonciation - dans Vie des saints

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