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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 05:44

le 26 avril

 

D’origine bigourdane, après ses études à Bordeaux, Albert Peyriguère est ordonné prêtre en 1906 et nommé professeur au Petit Séminaire. Brancardier pendant la guerre 1914-1918, il a une conduite héroïque. Blessé très grièvement, il se trouve condamné au repos, ce qui l’amène à un séjour en Tunisie. C’est là qu’interviennent deux rencontres qui vont orienter sa vie. D’abord, il découvre les musulmans et l’Islam. Ensuite il lit la biographie de Charles de Foucauld, due à la plume de René Bazin et qui vient de paraître (1921). Alors, pour lui, « tout s’éclaire » : il décide de consacrer sa vie à vivre cet idéal du p. de Foucauld, il en sera un de tout premiers disciples. Après plusieurs essais, qui le conduisent de Tunisie au Sud-Algérien, puis au Maroc, il se fixe définitivement à El Kbab, village du Moyen-Atlas marocain (1928). Au milieu de cette population semi-nomade, il sera celui qui soigne dan son dispensaire, qui, dans sa pauvre maison, accueille toute misère ; il serra un spécialiste de la langue et de la culture berbères, accumulant de nombreux documents, publiant des articles. Témoin des événements qui vont de l’affermissement du Protectorat avec les combats de la « pacification » jusqu’aux luttes pour l’indépendance (1956), il prendra des positions courageuses, qui le mettront parfois en conflit avec les autorités. Accaparé toute la journée par les malades et tous ceux qui viennent lui confier leur misère, le père Albert ne pouvait cependant omettre de passer des heures en prière devant le Saint Sacrement, en particulier la nuit : « C’était ça la vie du Christ lui-même/ Toute la journée avec les foules, la nuit avec son Père. Que c’est bon de ressembler au Christ ». Cet homme si occupé trouvait le temps d’écrire beaucoup : ses travaux de linguistique ou de recherches théologiques au sujet de la pensée du p. de Foucauld. Plusieurs correspondants lui demandaient d’être leur guide et de nombreuses lettres partaient d’EL Kbab. Le jour de ses obsèques, un jeune d’El Kbab a exprimé en berbère ce que représentait le Père pour eux tous : « Le marabout n’avait pas de femme et d’enfants. Tous les pauvres étaient sa famille, tous les hommes étaient ses frères. Il a donné à manger à ceux qui avaient faim. Il a habillé ceux qui étaient sans vêtements. Il a soigné les malades. Il a défendu ceux qui étaient injustement traités. Il a accueilli ceux qui n’avaient pas de maison. Tous les pauvres étaient sa famille. Tous les hommes étaient ses frères. Dieu, sois miséricordieux pour lui ! »

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Published by Monastère Orthodoxe de l'Annonciation - dans Vie des saints

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