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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 05:19

VENDREDI SAINT

 

 

 

Prime : He 4, 14 à 5, 10 -

Lecture de l’épître du bienheureux apôtre Paul aux     Hébreux.

Mes frères, ainsi puisque nous avons un grand prêtre qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. Car nous n'avons pas un grand prêtre qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, Il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons­-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

En effet, tout grand prêtre pris du milieu des hommes est établi pour les hommes dans le service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés. Il peut avoir de la compré­hension pour les ignorants et les égarés, puisque la faiblesse est aussi son partage. Et c'est à cause de cette faiblesse qu'il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés, comme pour ceux du peuple.

Nul ne s'attribue cette dignité, s'il n'est appelé de Dieu, comme le fut Aaron. Et le Christ ne s'est pas non plus attribué la gloire de devenir grand prêtre, mais Il la tient de Celui qui Lui a dit :

         Tu es mon Fils,

         Je t'ai engendré aujourd'hui.

         Comme Il dit encore ailleurs :

         Tu es prêtre pour toujours,

         Selon l'ordre de Melchisédech.

C'est Lui qui, dans les jours de sa chair, a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des sup­plications à Celui qui pouvait Le sauver de la mort, et Il a été exaucé à cause de sa piété. Il a appris, bien qu'Il soit Fils, l'obéissance, par les choses qu'Il a souffertes ; après avoir été élevé à la perfection, Il est devenu pour tous ceux qui Lui obéissent l'auteur d'un salut éternel, Dieu L'ayant déclaré grand prêtre selon l'ordre de Melchisédech.

 

Mt 27, 1-56

Cél.     Lecture de la Passion de notre Seigneur Jésus-Christ selon saint Matthieu.

Ts.      Gloire à ta Passion, Seigneur.

Cél.   Dès que le matin fut venu, tous les principaux prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus, pour Le faire mourir. Après L'avoir lié, ils L'emmenèrent, et Le livrèrent à Ponce Pilate, le gou­verneur.

Alors Judas, qui L'avait livré, voyant qu'Il était condamné, fut pris de remords, et rapporta les trente pièces d'argent aux principaux prêtres et aux anciens, en disant : j'ai péché, en livrant le sang inno­cent. Ils répondirent : que nous im­porte ? Cela te regarde. Judas jeta les pièces d'argent dans le temple, se retira, et alla se pendre. Les princi­paux prêtres les ramassèrent, et dirent : il n'est pas permis de les mettre dans le trésor sacré, puisque c'est le prix du sang. Et, après en avoir délibéré, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier, pour la sépulture des étrangers. C'est pour­quoi ce champ a été appelé champ du sang, jusqu'à ce jour. Alors s'accom­plit ce qui avait été annoncé par Jé­rémie, le prophète : ils ont pris les trente pièces d'argent, la valeur de celui qui a été estimé, qu'on a estimé de la part des enfants d'Israël ; et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l'avait ordonné.

Jésus comparut devant le gouver­neur. Le gouverneur l'interrogea, en ces termes : es-Tu le roi des Juifs ? Jésus lui répondit : tu le dis. Mais Il ne répondit rien aux accusations des principaux prêtres et des anciens. Alors Pilate Lui dit: N'en­tends-tu pas de combien de choses ils T'accusent ? Et Jésus ne lui donna de réponse sur aucune parole, ce qui étonna beaucoup le gouverneur.

A chaque fête, le gouverneur avait coutume de relâcher un pri­sonnier, celui que demandait la foule. Ils avaient alors un prisonnier fa­meux, nommé Barabbas. Comme ils étaient assemblés, Pilate leur dit : lequel voulez-vous que je vous re­lâche, Barabbas, ou Jésus, qu'on appelle le Christ ? Car il savait que c'était par envie qu'ils avaient livré Jésus. Pendant qu'il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire: qu'il n'y ait rien entre toi et ce juste ; car aujourd'hui j'ai beaucoup souffert en songe à cause de Lui. Les princi­paux prêtres et les anciens per­suadèrent la foule de demander Ba­rabbas, et de faire périr Jésus. Le gouverneur prenant la parole, leur dit : lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? Ils répondirent : Ba­rabbas. Pilate leur dit: que ferai-je donc de Jésus, qu'on appelle le Christ ? Tous répondirent : qu'il soit crucifié. Le gouverneur dit : mais quel mal a-t-il fait ? Et ils crièrent encore plus fort : qu'il soit crucifié. Pilate, voyant qu'il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de l'eau, se lava les mains en présence de la foule, et dit : Je suis innocent du sang de ce juste. Cela vous regarde. Et tout le peuple répondit : que son sang retombe sur nous et sur nos en­fants.

Alors Pilate leur relâcha Barabbas ; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il Le livra pour être crucifié.

Les soldats du gouverneur con­duisirent Jésus dans le prétoire, et ils assemblèrent autour de Lui toute la cohorte. Ils Lui ôtèrent ses vête­ments, et Le couvrirent d'un manteau écarlate. Ils tressèrent une cou­ronne d'épines, qu'ils posèrent sur sa tête, et ils Lui mirent un roseau dans la main droite ; puis, s'agenouillant devant Lui, ils Le raillaient, en disant : Salut, roi des Juifs. Et ils crachaient contre Lui, prenaient le roseau, et frappaient sur sa tête. Après s'être ainsi moqués de Lui, ils Lui ôtèrent le manteau, Lui remirent ses vêtements, et L'emmenèrent pour Le crucifier.

Lorsqu'ils sortirent, ils rencon­trèrent un homme de Cyrène, ap­pelé Simon, et ils le forcèrent à por­ter la croix de Jésus. Arrivés au lieu nommé Golgotha, ce qui signifie lieu du crâne, ils Lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; mais, quand Il l'eut goûté, Il ne voulut pas boire. Après L'avoir crucifié, ils se par­tagèrent ses vêtements, en tirant au sort, afin que s'accomplisse ce qui avait été annoncé par le prophète :

         Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré          au sort ma tunique.

Puis ils s'assirent, et Le gardèrent. Pour indiquer le sujet de sa con­damnation, on écrivit au-dessus de sa tête : Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs.

Avec Lui furent crucifiés deux bri­gands, l'un à sa droite, et l'autre à sa gauche.

Les passants L'injuriaient, et se­couaient la tète, en disant : Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-Toi Toi-même. Si Tu es le Fils de Dieu, descends de la croix. Les principaux prêtres, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de Lui, et disaient : Il a sauvé les autres, et Il ne peut Se sauver Lui-même ! S'Il est roi d'Israël, qu'Il descende de la croix, et nous croirons en Lui. Il S'est confié en Dieu ; que Dieu Le délivre maintenant, s'il l'aime, car Il a dit : Je suis Fils de Dieu. Les brigands, crucifiés avec Lui, L'insultaient de la même manière.

Depuis la sixième heure jusqu'à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre. Et vers la neu­vième heure, Jésus s'écria d'une voix forte: Eli, Eli, lama sabachthani ? c'est­-à-dire : mon Dieu, mon Dieu, pour­quoi m'as-tu abandonné ? Quel­ques-uns de ceux qui étaient là, l'ayant entendu, dirent :  Il appelle Elie. Et aussitôt l'un d'eux courut prendre une éponge, qu'il remplit de vinai­gre, et, l'ayant fixée à un roseau, il Lui donna à boire. Mais les autres disaient : Laisse, voyons si Elie viendra Le sauver.

Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l'esprit.

 

On se prosterne y compris le lecteur, qui se relève ensuite, seul.

Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jus­qu'en bas, la terre trembla, les ro­chers se fendirent, les sépulcres s'ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent.

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Published by Eglise Orthodoxe : Cathedrale Saint Irenee - dans Lectures du jour

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