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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 23:29

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He 9, 11 à 10, 18

Lec.   Mais le Christ est venu comme grand prêtre des biens à venir ; Il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n'est pas construit de main d'homme, c'est-à-dire qui n'est pas de cette création ;  et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une ré­demption éternelle. Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d'une vache répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang du Christ, qui, par l'Esprit éternel, s'est offert Lui-même sans tache à Dieu, puri­fiera-t-il votre conscience des oeuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant.

Et c'est pour cela qu'Il est le mé­diateur d'une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions com­mises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l'héri­tage éternel qui leur a été promis. Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testa­teur soit constatée. Un testament, en effet, n'est valable qu'en cas de mort, puisqu'il n'a aucune force tant que le testateur vit. Voilà pourquoi c'est avec du sang que même la pre­mière alliance fut inaugurée.  Moïse, après avoir prononcé devant tout le peuple tous les commandements de la loi, prit le sang des veaux et des boucs, avec de l'eau, de la laine écar­late, et de l’hysope ; et il fit l'asper­sion sur le Livre lui-même et sur tout le peuple, en disant : ceci est le sang de l'alliance que Dieu a or­donnée pour vous. Il fit pareille­ment l'aspersion avec le sang sur le tabernacle et sur tous les ustensiles du culte. Et presque tout, d'après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n'y a pas de par­don.

Il était donc nécessaire, puisque les images des choses qui sont dans les cieux devaient être purifiées de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le soient par des sacri­fices plus excellents que ceux-là. Car le Christ n'est pas entré dans un sanctuaire fait de main d'homme, en imitation du véritable, mais Il est entré dans le ciel même, afin de com­paraître maintenant pour nous de­vant la face de Dieu. Et ce n'est pas pour S'offrir Lui-même plusieurs fois qu'Il y est entré, comme le grand prêtre entre chaque année dans le sanctuaire, mais pour offrir un autre sang que le sien ;  autrement, il aurait fallu qu'Il ait souffert plusieurs fois depuis la création du monde ; mais maintenant, à la fin des siècles, Il a paru une seule fois pour effacer le péché par son sacrifice. Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement, de même le Christ, qui S'est offert une seule fois pour porter les péchés de beaucoup d'hommes, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui L'attendent pour leur salut.

En effet, la loi qui possède une ombre des biens à venir, et non l'exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu'on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la per­fection. Autrement, n'aurait-on pas cessé de les offrir, puisque ceux qui rendent ce culte, étant une fois puri­fiés, n'auraient plus eu aucune cons­cience de leurs péchés ? Mais le souvenir des péchés est renouvelé chaque année par ces sacrifices ; car il est impossible que le sang des tau­reaux et des boucs ôte les péchés.

C'est pourquoi le Christ, entrant dans le monde, dit :

         Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande,

         Mais Tu M'as formé un corps ;

         Tu n'as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché.

         Alors J'ai dit :

         Voici, je viens

         (Dans le rouleau du Livre il est ques­tion de Moi)

         Pour faire, ô Dieu, ta volonté.

         Après avoir dit d'abord :

         Tu n'as voulu et Tu n'as agréé ni sacrifices ni offrandes,

         Ni holocaustes ni sacrifices pour le péché

         (ce qu'on offre selon la loi), Il dit ensuite :

         Voici, Je viens

         Pour faire ta volonté.

Il supprime ainsi la première chose pour établir la seconde. C'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes.

Et tandis que tout prêtre fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés, Lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, S'est assis pour tou­jours à la droite de Dieu ; Il attend désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied. Car, par une seule offrande, Il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. C'est ce que le Saint-Esprit nous atteste aussi ; car, après avoir dit :

         Voici l'alliance que Je ferai avec eux,

         Après ces jours-là, dit le Seigneur :

         Je mettrai mes lois dans leur coeur,

         Et Je les écrirai dans leur esprit

Il ajoute:

         Et Je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités.

Or, là où il y a pardon des péchés, il n'y a plus d'offrande pour le péché.

 

Jn 18, 28 à 19, 37

 Cél.    Lecture de la Passion de notre Seigneur Jésus-Christ selon saint Jean.

Ts.      Gloire à ta Passion, Seigneur.

Parlé soutenu :

Cél.     Ils conduisirent Jésus de chez Caïphe au prétoire : c'était le matin. Ils n'entrèrent point eux-mêmes dans le prétoire, afin de ne pas se souiller, et de pouvoir manger la Pâque.  Pi­late sortit donc pour aller vers eux, et il dit : quelle accusation portez­-vous contre cet homme ? Ils lui répondirent : si ce n'était pas un mal­faiteur, nous ne te L'aurions pas livré. Sur quoi Pilate leur dit : prenez-Le vous-mêmes, et jugez-Le selon votre loi. Les Juifs lui dirent : Il ne nous est pas permis de mettre quelqu'un à mort.

C'était afin que s'accomplisse la pa­role que Jésus avait dite, lorsqu'Il indi­qua de quelle mort Il devait mourir.

Pilate rentra dans le prétoire, ap­pela Jésus, et Lui dit :  es-Tu le roi des Juifs ? Jésus répondit : est-ce de toi­-même que tu dis cela, ou d'autres te l'ont-ils dit de Moi ? Pilate répon­dit : moi, suis-je Juif ? Ta nation et les principaux prêtres T'ont livré à moi : qu'as-Tu fait? Mon royaume n'est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour Moi afin que Je ne sois pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n'est point d'ici-bas. Pi­late Lui dit : Tu es donc roi ? Jésus ré­pondit : Tu le dis, Je suis roi. Je suis né et Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Qui­conque est de la vérité écoute ma voix. Pilate Lui dit : qu'est-ce que la vérité ?

Après avoir dit cela, il sortit de nou­veau pour aller vers les Juifs, et il leur dit : je ne trouve aucun crime en Lui. Mais, comme c'est parmi vous une coutume que je vous relâche quelqu'un à la fête de Pâque, vou­lez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? Alors de nouveau tous s'écriè­rent : non, pas Lui, mais Barabbas. Or, Barabbas était un brigand. 

Alors Pilate prit Jésus, et Le fit battre de verges.

Les soldats tressèrent une couronne d'épines qu'ils posèrent sur sa tête, et ils Le revêtirent d'un manteau de pourpre ; puis, s'approchant de Lui, ils disaient : Salut, roi des Juifs. Et ils Lui donnaient des soufflets.

Pilate sortit de nouveau, et dit aux Juif : Voici, je vous L'amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en Lui aucun crime. Jésus sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre.

Et Pilate leur dit : voici l'homme.

Lorsque les principaux prêtres et les huissiers Le virent, ils s'écrièrent : crucifie ! crucifie ! Pilate leur dit : prenez-Le vous-mêmes, et crucifiez-Le ; car moi, je ne trouve point de crime en Lui. Les Juifs lui répondirent : nous avons une loi ;  et, selon notre loi, Il doit mourir, parce qu'Il s'est fait Fils de Dieu.

Quand Pilate entendit cette parole, sa frayeur augmenta. Il rentra dans le prétoire, et il dit à Jésus : d'où es-Tu ? Mais Jésus ne lui donna point de réponse. Pilate Lui dit : est-ce à moi que Tu ne parles pas ? Ne sais-Tu pas que j'ai le pouvoir de Te crucifier, et que j'ai le pouvoir de Te relâcher ? Jésus répondit : tu n'aurais sur Moi aucun pouvoir, s'il ne t'avait été don­né d'en haut. C'est pourquoi celui qui Me livre à toi commet un plus grand péché.

Dès ce moment, Pilate cherchait à Le relâcher. Mais les Juifs criaient : si tu Le relâches, tu n'es pas ami de César. Quiconque se fait roi se dé­clare contre César. Pilate, ayant entendu ces paroles, amena Jésus de­hors ; et il siégea au tribunal, au lieu appelé le Pavé, et en hébreu Gab­batha. C'était la préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs : voici votre roi. Mais ils s'écrièrent : ôte, ôte, crucifie-Le. Pilate leur dit : crucifierai-je votre roi ? Les princi­paux prêtres répondirent :  nous n'avons de roi que César. Alors il Le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus, et L'emmenèrent.

Jésus, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha. C'est là qu'Il fut cruci­fié, et deux autres avec Lui, un de cha­que côté, et Jésus au milieu.

Pilate fit une inscription, qu'il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue : Jésus de Nazareth, roi des Juifs.  Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu où Jésus fut crucifié était près de la ville : elle était en hébreu, en grec et en latin. Les principaux prêtres des Juifs dirent à Pilate : n'écris pas : Roi des Juifs. Mais écris qu'Il a dit : Je suis roi des Juifs. Pilate répondit : ce que j'ai écrit, je l'ai écrit.

Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d'un seul tissu depuis le haut jusqu'en bas.  Et ils dirent entre eux : ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. Cela arriva afin que s'accomplisse cette parole de l'Ecri­ture :

           Ils se sont partagé mes vêtements,

           Et ils ont tiré au sort ma tunique.

Voilà ce  que firent les soldats.

Près de la croix de Jésus se te­naient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'Il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis Il dit au disciple : voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui.

Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l'Ecriture soit accomplie : J'ai soif. Il y avait là un vase plein de vi­naigre. Les soldats en remplirent une éponge, et, l'ayant fixée à une branche d'hysope, ils l'approchèrent de sa bouche. Quand Jésus eut pris le vi­naigre, Il dit : tout est accompli. Et, baissant la tête, Il rendit l'esprit.

 

On se prosterne y compris le lecteur, qui se relève ensuite, seul.

Dans la crainte que les corps ne restent sur la croix pendant le sab­bat, car c'était la préparation, et ce jour de sabbat était un grand jour, les Juifs demandèrent à Pilate qu'on rompe les jambes aux crucifiés, et qu'on les enlève. Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jam­bes au premier, puis à l'autre qui avait été crucifié avec Lui. S'étant approchés de Jésus, et Le voyant dé­jà mort, ils ne Lui rompirent pas les jambes ; mais un des soldats Lui perça le côté avec une lance, et aussi­tôt il sortit du sang et de l'eau. Celui qui l'a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai ; et il sait qu'il dit vrai, afin que vous croyiez aussi. Ces choses sont arrivées, afin que l'Ecriture soit accomplie :

           Aucun de ses os ne sera brisé.

Et ailleurs l'Ecriture dit encore :...

Ton de la Passion :

           ...Ils verront Celui qu'ils ont percé.

 

Ts.      Louange à ta longanimité, ô Christ.

Cél.     Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort, à la mort même de la croix.

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