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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 23:30

Office de la mort de notre Seigneur Jésus-Christ

et adoration de la Sainte Croix :

 

Lec.     Lecture du Livre de l’Exode. Ex 12, 1-11

Le Seigneur dit à Moïse et à Aaron dans le pays d’Égypte : Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l’année. Parlez à toute l’assemblée d’Israël et dites : Le dixième jour de ce mois, on prendra un agneau pour chaque maison. Si la maison est trop peu nombreuse pour un agneau, on le prendra avec son plus proche voisin, selon le nombre des personnes ; vous compterez pour cet agneau d’après ce que chacun peut manger. Ce sera un agneau ou un chevreau. Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour de ce mois ; et toute l’assemblée d’Israël l’immolera entre les deux soirs. On prendra de son sang, et on en mettra sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte des maisons où on le mangera. Cette même nuit, on en mangera la chair, rôtie au feu ; on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous ne le mangerez point à demi cuit et bouilli dans l’eau ; mais il sera rôti au feu, avec la tête, les jambes et l’intérieur. Vous n’en laisserez rien jusqu’au matin ; et, s’il en reste quelque chose le matin, vous le brûlerez au feu. Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds et votre bâton à la main ; et vous le mangerez à la hâte. C’est la Pâque du Seigneur.

 
Lec.     Lecture du livre du prophète Osée.
Os 5, 15 à 6, 6

Quand ils seront dans la détresse, ils auront recours à Moi. Venez retournons au Seigneur. Il a frappé, mais Il nous guérira ; Il rendra la vie dans deux jours ; le troisième Il ressuscitera et nous vivrons avec Lui. Connaissons, cherchons à connaître le Seigneur, sa venue est aussi certaine que celle de l’aurore. Il viendra pour nous comme la pluie, comme la pluie du printemps qui arrose la terre. Que te ferai-Je, Éphraïm ? Que te ferai-Je, Juda ? Votre piété est comme la nuée du matin, comme la rosée qui se dissipe. C’est pourquoi, Je les frapperai par les prophètes, Je les tuerai par les paroles de ma bouche, et mes jugements éclateront comme la lumière. Car Je veux la miséricorde et non les sacrifices, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.

 

Lec.     Lecture du livre du prophète Isaïe. Is 52, 13 à 53, 8

Voici, mon serviteur prospérera, il montera, il s’élèvera, il s’élèvera bien haut. De même qu’il a été pour plusieurs un sujet d’effroi tant son visage était défiguré, tant son aspect différait de celui des fils de l’homme, de même il sera pour beaucoup de peuples un sujet de joie.

Devant lui des rois fermeront la bouche, car ils verront ce qui ne leur avait point été raconté, ils apprendront ce qu’ils n’avaient point entendu. Qui a cru ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras du Seigneur ? Il s’est élevé devant Lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée ; il n’avait ni beauté ni éclat pour attirer nos regards et son aspect n’avait rien pour nous plaire.

Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas.

Cependant ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu et humilié.

Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui et c’est par ses plaies que nous sommes guéris.

Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre vie ; et le Seigneur a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.

Il a été maltraité et opprimé et il n’a point ouvert la bouche.

Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent, il n’a point ouvert la bouche.

Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment, et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu’il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ?

 

Lec.     Lecture de la première épître du bienheureux apôtre Paul aux Corinthiens. 1 Co 1, 18-31

Frères, la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu.

Aussi est-il écrit :

            Je détruirai la sagesse des sages,

            Et je rendrai nulle l'intelligence des intelligents.

Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le raisonneur de ce siècle ? Dieu n'a-t-il pas convaincu de folie la sagesse du monde ? Car puisque le monde, avec sa sagesse, n'a point connu Dieu, il a plu à Dieu dans sa sagesse de sauver les croyants par la folie de la prédication. Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse : nous, nous prêchons le Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs. Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes.

Considérez, frères, que parmi vous qui  avez été appelés, il n'y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu'on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, afin que personne ne se glorifie devant Dieu. Or c'est par Lui que vous êtes en Jésus-Christ qui par la volonté de Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice, sanctification et rédemption, afin, comme il est écrit,

Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur.

 

Évangile composé

Ton de la Passion:

Cél.        Suite de la Passion de notre Seigneur Jésus-Christ.

Ts.         Gloire à ta Passion, Seigneur.

Dia.        Ils conduisirent Jésus de chez Caïphe au prétoire : c’était le matin. Ils n’entrèrent pas eux-mêmes dans le prétoire, afin de ne pas se souiller et de pouvoir manger la Pâque. Pilate sortit donc pour aller à eux et il dit :

Pilate.    Quelle accusation portez-vous contre cet homme ?

Dia.        Ils lui répondirent :

Ts. H.     Si ce n’était pas un malfaiteur, nous ne te L’aurions pas livré.

Dia.        Sur quoi, Pilate leur dit :

Pilate.    Prenez-Le vous-mêmes et jugez-Le selon votre loi.

Dia.        Les Juifs lui dirent :

Ts. H.     Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort.

Dia.        C’était afin que s’accomplisse la parole que Jésus avait dite, lorsqu’Il indiqua de quelle mort Il devait mourir. Ils se mirent à l’accuser disant :

Ts. H.  Nous avons trouvé cet homme excitant notre nation à la révolte, empêchant de payer le tribut à César et se disant Lui-même Christ Roi.

Dia.        Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus et Lui dit :

Pilate.    Es-Tu le Roi des Juifs ?

Dia.        Jésus répondit :

Jésus.    Est-ce de toi que tu dis cela, ou d’autres te l’ont-ils dit de Moi ?

Dia.        Pilate répondit :

Pilate.    Moi, suis-je Juif ? Ta nation et les principaux des prêtres T’ont livré à moi. Qu’as-Tu fait ?

Dia.        Jésus répondit :

Jésus.    Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour Moi afin que Je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas.

Dia.        Pilate répondit :

Pilate.    Tu es donc roi ?

Dia.        Jésus répondit :

Jésus.    Tu le dis : Je suis Roi.  Je suis né et suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.

Dia.        Pilate Lui dit :

Pilate.    Qu’est-ce que la vérité ?

Dia.        Mais Jésus ne répondit rien aux accusations des principaux des prêtres et des anciens ; alors Pilate Lui dit :

Pilate.    N’entends-Tu pas de combien de choses ils T’accusent ?

Dia.        Et Jésus ne lui donna réponse sur aucune parole, ce qui étonna beaucoup le gouverneur.

Après avoir dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et leur dit :

Pilate.    Je ne trouve aucun crime en Lui.

Dia.        Mais ils insistèrent et dirent :

Ts. H.     Il soulève le peuple, en enseignant par toute la Judée, depuis la Galilée où Il a commencé, jusqu’ici.

Dia.        Quand Pilate entendit parler de la Galilée, il demanda si cet homme était Galiléen ; et ayant appris qu’Il était de la juridiction d’Hérode, il le renvoya à Hérode qui se trouvait aussi à Jérusalem en ces jours-là. Lorsque Hérode vit Jésus, il en eut une grande joie ; car depuis longtemps il désirait Le voir à cause de ce qu’il avait entendu dire de Lui et il espérait qu’il Le verrait faire quelque miracle. Il lui adressa beaucoup de question, mais Jésus ne lui répondit rien. Les principaux des prêtres et les scribes étaient là et L’accusaient avec violence. Hérode, avec ses gardes, Le traita avec mépris ; et après s’être moqué de Lui et L’avoir revêtu d’un habit éclatant, il Le renvoya à Pilate. Ce jour même, Pilate et Hérode devinrent amis, d’ennemis qu’ils étaient auparavant. À chaque fête, le gouverneur avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que demandait la foule ; ils avaient alors un prisonnier fameux nommé Barabbas, avec ses complices, pour un meurtre qu’ils avaient commis dans une sédition. Comme ils étaient assemblés, Pilate leur dit :

Pilate.    Lequel voulez-vous que je vous relâche, Barabbas ou Jésus, qu’on appelle le Christ?

Dia.        Car il savait que c’était par envie qu’ils avaient livré Jésus. Pendant qu’il était assis sur le tribunal, sa femme lui fit dire :

F.           Qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste ; car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de Lui.

Dia.        Les principaux prêtres et les anciens persuadèrent la foule de demander Barabbas et de faire périr Jésus, le gouverneur prenant la parole, leur dit :

Pilate.    Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ?

Dia.        Ils répondirent :

Ts.         Barabbas.

Dia.        Pilate leur dit :

Pilate.    Que ferai-je donc à Jésus qu’on appelle le Christ ?

Dia.        Tous répondirent :

Ts.         Qu’Il soit crucifié.

Dia.        Le gouverneur dit :

Pilate.    Mais quel mal a-t-Il fait ?

Dia.        Et ils crièrent encore plus fort :

Ts.         Qu’Il soit crucifié.

Dia.        Pilate voyant qu’il ne gagnait rien mais que le tumulte augmentait, prit de l’eau, se lava les mains en présence de la foule et dit :

Pilate.    Cela vous regarde.

Dia.        Et tout le peuple répondit :

Ts.         Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants.

Dia.        Et leurs cris l’emportèrent ; Pilate prononça que ce qu’ils demandaient serait fait. Il relâcha celui qui avait été mis en prison pour sédition et pour meurtre et qu’ils réclamaient. Alors Pilate prit Jésus et Le fit battre de verges. Les soldats du gouverneur conduisirent Jésus dans le prétoire et ils assemblèrent autour de Lui toute la cohorte ; ils Lui ôtèrent ses vêtements et Le couvrirent d’un manteau écarlate. Ils tressèrent une couronne d’épines qu’ils posèrent sur sa tête, et ils Lui mirent un roseau dans la main droite, puis, s’agenouillèrent devant Lui, ils Le raillèrent en disant :

Ts. H.     Salut, roi des Juifs.

Dia.        Et ils crachaient contre Lui, prenaient le roseau et frappaient sur sa tête. Puis, s’approchant de Lui, ils disaient :

Ts. H.     Salut, roi des Juifs.

Dia.        Et ils Lui donnaient des soufflets. Pilate sortit de nouveau et dit aux Juifs :

Pilate.    Voici, je vous L’amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en Lui aucun crime.

Dia.        Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit :

Pilate.    Voici l’homme.

Dia.        Lorsque les principaux des prêtres et les huissiers Le virent, ils s’écrièrent :

Ts. H.     Crucifie ! Crucifie !

Dia.        Pilate leur dit :

Pilate.    Prenez-Le vous-mêmes et crucifiez-Le ; car moi je ne trouve pas de crime en Lui.

Dia.        Les Juifs lui répondirent :

Ts. H.     Nous avons une loi ; et selon cette loi, Il doit mourir, parce qu’Il S’est fait Fils de Dieu.

Dia.        Quand Pilate entendit cette parole, sa frayeur augmenta. Il rentra dans le prétoire, et il dit à Jésus :

Pilate.    D’où es-Tu ?

Dia.        Mais Jésus ne lui donna point de réponse. Pilate Lui dit :

Pilate.    Est-ce à moi que Tu ne parles pas ? Ne sais-Tu pas que j’ai le pouvoir de Te crucifier et que j’ai le pouvoir de Te relâcher ?

Dia.        Jésus répondit :

Jésus.    Tu n’aurais sur Moi aucun pouvoir, s’il ne t’avait été donné d’en haut. C’est pourquoi celui qui Me livre à toi commet un plus grand péché.

Dia.        Dès ce moment, Pilate cherchait à le relâcher, mais les Juifs criaient :

Ts. H.     Si tu le relâches, tu n’es pas l’ami de César. Quiconque se fait roi, se déclare contre César.

Dia.        Pilate, ayant entendu ces paroles, amena Jésus dehors et il s’assit sur le tribunal au lieu appelé le Pavé et, en hébreu, Gabbatha. C’était la préparation de la Pâque et environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs :

Pilate.    Voici votre roi.

Dia.        Mais ils s’écrièrent :

Ts.         Ote, ôte, crucifie-Le !

Dia.        Pilate leur dit :

Pilate.    Crucifierai-je votre roi ?

Dia.        Les principaux des prêtres répondirent :

Ts. H.     Nous n’avons de roi que César.

Dia.        Alors il Le leur livra pour être crucifié. Ils Lui ôtèrent le manteau, Lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour Le crucifier. Lorsqu’ils sortirent, ils rencontrèrent un homme de Cyrène appelé Simon, père d’Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs, et ils le forcèrent à porter la croix derrière Jésus. Il était suivi d’une grande multitude de peuple et de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Lui Jésus se tourna vers elles et dit :

Jésus.    Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur Moi ; mais pleurez sur vous et sur vos enfants. Car voici, des jours viendront où l’on dira : heureuses les stériles, heureuses les entrailles qui n’ont point enfanté, et les mamelles qui n’ont point allaité. Alors ils se mettront à dire aux montagnes : tombez sur nous, et aux collines : couvrez-nous. Car, si l’on fait ces choses au bois vert, qu’arrivera-t-il au bois sec ?

Dia.        On conduisit en même temps deux malfaiteurs qui devaient être mis à mort avec Jésus. Jésus, portant sa croix, arriva au lieu du crâne qui se nomme en hébreu Golgotha : ils Lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel mais, quand Il eut goûté, Il ne voulut pas boire. C’était la troisième heure quand ils Le crucifièrent. Ils crucifièrent avec Lui deux brigands, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche ; ainsi fut accompli ce que dit l’Écriture : Il a été mis au nombre des malfaiteurs. Jésus dit :

Jésus.    Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.

Dia.        Pilate fit une inscription qu’il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue : Jésus de Nazareth, roi des Juifs. Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu où Jésus fut crucifié était près de la ville : elle était en hébreu, en grec et en latin. Les principaux des prêtres des Juifs dirent à Pilate :

Ts. H.     N’écris pas : Roi des Juifs. Mais écris qu’Il a dit : Je suis roi des Juifs.

Dia.        Pilate répondit :

Pilate.    Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit.

Dia.        Les soldats après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique qui était sans couture, d’un seul tissu depuis le haut jusqu’en bas, et ils dirent entre eux :

Ts. H.     Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera.

Dia.        Cela arriva afin que s’accomplît cette parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes vêtements et ils ont tiré au sort ma tunique. Voilà ce que firent les soldats, puis ils s’assirent et Le regardèrent ; les passants L’injuriaient et secouaient la tête en disant :

Ts.         Hé ! Toi qui détruis le temple et qui le rebâtis en trois jours, sauve-Toi, Toi-même !  Si Tu es le Fils de Dieu, descends de la croix !

Dia.        Les principaux des prêtres, avec les scribes et les anciens, se moquaient de Lui, et disaient :

Ts. H.     Il a sauvé les autres et Il ne peut se sauver Lui-même ! S’Il est roi d’Israël, qu’Il descende de la croix et nous croirons en Lui. Il S’est confié à Dieu, que Dieu Le délivre maintenant s’Il l’aime. Car Il a dit : Je suis le Fils de Dieu.

Dia.        L’un des malfaiteurs crucifiés L’injuriait, disant :

1 Lar.     N’es-Tu pas le Christ ? Sauve-Toi Toi-même et sauve-nous.

Dia.        Mais l’autre le reprenait, et disait :

2 Lar.     Ne crains-Tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation ?

Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes, mais Celui-ci n’a rien fait de mal.

Dia.        Et il dit à Jésus :

2 Lar.     Souviens-Toi de moi, quand Tu viendras dans ton règne.

Dia.        Jésus répondit :

Jésus.    Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec Moi dans le paradis.

Dia.        Près de la croix de Jésus se tenaient sa Mère, et la sœur de sa Mère, Marie femme de Cléopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa Mère, et auprès d’elle le disciple qu’Il aimait, dit à sa Mère :

Jésus.    Femme, voilà ton fils.

Dia.        Puis Il dit au disciple :

Jésus.    Voilà ta mère.

Dia.        Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre, et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte :

Jésus.    Éli, Éli, lama sabachtani ?

Dia.        C’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi M’as-Tu abandonné ? Quelques-uns de ceux qui étaient là, L’ayant entendu, dirent :

Ts.         Il appelle Élie.

Dia.        Et aussitôt, l’un d’eux courut prendre une éponge, qu’il remplit de vinaigre, et, l’ayant fixée à un roseau, il Lui donna à boire. Mais les autres disaient :

Ts. H.     Laisse, voyons si Élie viendra Le sauver.

Dia.        Après cela, Jésus qui savait que tout était consommé, dit, afin que l’Écriture fût accomplie :

Jésus.    J’ai soif.

Dia.        Il y avait là un vase plein de vinaigre, les soldats en remplirent une éponge et, l’ayant fixée à une branche d’hysope, ils l’approchèrent de sa bouche. Quand Jésus eut pris le vinaigre, Il dit :

Jésus.    Tout est accompli.

Dia.        Jésus s’écria d’une voix forte :

Jésus.    Père, Je remets mon esprit entre tes mains.

Dia.        Et en disant ces paroles et baissant la tête, Il rendit l’esprit.

 

Tous se prosternent jusqu’à la fin de l’Evangile. Le diacre se prosterne quelques instants, se relève et poursuit :

Dia.        Et voici, le voile du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent, les sépultures s’ouvrirent et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent. Étant sortis des sépulcres après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte et apparurent à un grand nombre de personnes. Le centurion et deux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d’arriver, furent saisis d’une grande frayeur et dirent :

              Assurément, cet homme était le Fils de Dieu.

Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin, qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée pour Le servir. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie mère de Jacques le Mineur et de Joseph, et Salomé, la mère de Zébédée. Dans la crainte que les corps ne restassent sur la croix pendant le Sabbat - car c’était la préparation et ce jour de Sabbat était un grand jour - les Juifs demandèrent à Pilate qu’on rompît les jambes aux crucifiés et qu’on les enlevât. Les soldats vinrent donc et ils rompirent les jambes au premier, puis à l’autre qui avait été crucifié avec Lui. S’étant approché de Jésus et Le voyant déjà mort, ils ne Lui rompirent pas les jambes, mais l’un des soldats Lui perça le côté avec une lance et aussitôt il sortit du sang et de l’eau. Celui qui l’a vu en a rendu témoignage et son témoignage est vrai, et il sait qu’il a dit vrai, afin que vous croyiez aussi.

              Ces choses sont arrivées afin que l’Écriture fût accomplie : Aucun de ses os ne sera brisé, et ailleurs l’Écriture dit encore : Ils verront Celui qu’ils ont percé.

Tous se relève.

Ch.         Louange à ta longanimité, ô Christ.

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