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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 05:47


le 7 février

 

saint-Romuald.jpg

 

Vie de saint Romuald de Ravenne

 

Romuald naquit en 951 dans la famille des Honesti, ducs de Ravenne, et grandit dans le confort oriental, le goût des plaisirs, la vie facile de son milieu aristocrate.

 

Profondément troublé par le meurtre d'un parent commis en duel par son père, le duc Serge de Ravenne, il se retira du monde pour faire pénitence en son nom. Il prit l'habit bénédictin dans le monastère d'Apollinaire-in-Classe où il resta pendant trois ans. Là, des religieux jaloux de sa conduire exemplaire complotèrent de le faire mourir. Averti par un des complices, il se retira dans la solitude, non loin de Venise, auprès d'un ermite nommé Marin et y passa trois ans.

 

En 978, Romuald et Marin accompagnèrent en France le doge de Venise Pietro Orseolo. Il vécut dans la solitude, près de l'abbaye Saint-Michel de Cuxa. Romuald apprenant que son père, qui s'était fait religieux, songeait à retourner dans le monde, voulut alors quitter Cuxa pour retourner en Italie afin de l'en dissuader.

 

Apprenant le départ prochain de Romuald, les habitants qui le considéraient déjà comme saint, prirent la décision de le faire assassiner, afin de garder son corps près d'eux. Romuald, se doutant du funeste dessein qu'on lui réservait, se fit sur l'instant passer pour fou et les protagonistes de son assassinat ne voyant plus en lui qu'un être dénué de raison, le laissèrent partir.

 

Les ermites ne manquaient pas dans l'Italie des Xe et XIe siècles : le choix de la solitude et de l'éloignement était une double réaction : contre une Église trop compromise avec le monde politique et contre la vie monastique traditionnelle jugée relâchée. Ils souhaitaient revenir à la liberté spirituelle du monachisme primitif. Romuald fut le catalyseur de ces aspirations : retour à la pureté originelle du monachisme oriental avec la créativité intérieure de la sequela Christi, avec réinsertion dans la communion ecclésiale au moyen de l'obéissance religieuse.

 

L'autorité que lui donnait une vie personnelle de grande austérité et pénitence l'aida à réformer de nombreux monastères (Italie, France, Hongrie, Pologne, etc.), réintroduisant le modèle cénobitique oriental qui alliait solitude personnelle et célébrations liturgiques communes. Cet idéal se concrétisa plus particulièrement dans sa fondation (1012) à Camaldoli, en Toscane (Italie) (d'où le nom de Camaldules), d'un monastère d’un type nouveau où la vie commune alliant travail et office divin se conjuguait avec l’érémitisme. Les moines y abandonnèrent l’habit noir des bénédictins pour l’habit blanc et portèrent la barbe pleine. Bien d'autres monastères camaldules virent le jour à travers l'Europe du vivant de Romuald et plus tard à travers le monde.

 

Les plus grands, les plus puissants, lui rendaient visite, lui demandaient conseil, se confiaient à lui et se convertissaient, se dépouillant de toutes leurs richesses pour marcher dans les pas de leur guide. Romuald refusait systématiquement titres et honneurs, allant parfois jusqu'à simuler la folie pour s'en dégager et conserver une vie ascétique.

 

Dieu éprouva sa vertu par les terribles assauts du démon, qui lui demandait à quoi servaient tant de prières et de pénitences. Les victoires du Saint rendaient son ennemi plus furieux, et plus d’une fois il fut battu et foulé aux pieds par des esprits malins revêtus des formes les plus fantastiques : "Quoi ! disait Romuald au démon, en se moquant de lui, tu as été chassé du ciel et tu viens au désert montrer ta honte ! Va-t-en, bête immonde, vilain serpent !"

 

Notre Saint jouit à un haut degré du don des larmes ; il ne pouvait célébrer la messe sans pleurer, et, pendant son oraison, vaincu par l’émotion et ravi en extase, il s’écriait :"Jésus, mon cher Jésus ! O doux miel, ineffable désir, délices des Saints, suavité des Anges !"

 

Arrivé à une extrême vieillesse, il jeûnait encore tous les jours, et, pendant le carême, il se contentait d’une écuelle de légumes à son unique repas. Quelquefois il demandait certains mets afin de les voir, d’en faire le sacrifice à Dieu et de se moquer de la sensualité : "Voilà un bon morceau bien apprêté, Romuald, disait-il ; tu le trouverais bien de ton goût, n’est-ce pas ? Eh bien ! Tu n’y toucheras pas, et tu n’en auras eu la vue que pour te mortifier davantage

 

On retiendra aussi son immense bonté à l'égard des pauvres, des méprisés de la vie, des animaux de toutes espèces qui venaient librement à lui. Dans bon nombre de manuscrits camaldules, on peut encore lire que l'ermite Romuald considérait que les animaux méritaient tout autant d'être soignés que les hommes et c'est ainsi qu'il pansait autant les plaies de ses semblables que celles des animaux qu'il recueillait dans sa cellule.

 

On se souvient enfin de cette phrase du saint qui s'écriait dans la joie de son cœur : « O cher Jésus, ô mon bien-aimé, mon doux miel, mon ineffable désir, douceur des saints, suavité des anges ! »

 

Comme il l’avait prédit vingt ans plus tôt à ses frères, il vint mourir au monastère de Val di Castro le 19 juin 1027. Il mourut vêtu de son cilice, sans s’être jamais couché sur un lit, après avoir passé sa vie dans la plus dure pénitence. Il était âgé d’un peu plus de soixante-dix ans.

 

Son tombeau, où son corps était resté intact, attira les pèlerins et des miracles s'y produisirent. Romuald fut canonisé en 1595. Son sarcophage est visible en l'église Saint-Romuald (chiesa di San Romualdo) de Fabriano où ses reliques ont été transférées le 7 février 1481.

 

Romuald fait la charnière entre les spiritualités orientale et occidentale. Né dans l'orientalisme italien (à Ravenne) il étudia et découvrit en profondeur les pères du désert dans un monastère très occidental, l'abbaye Saint-Michel de Cuxa, où il passa près de dix ans.

 

Saint Romuald a laissé une Petite règle : une centaine de maximes monastiques rassemblées par son disciple Jean et rédigées par un autre disciple Bruno de Querfurt. Elles sont reçues comme un complément à la Règle de saint Benoît. L’enseignement de Romuald  consiste en des conseils simples et discrets, générateurs de paix et de joie, qui rappellent les préceptes des pères du désert.

 

 

Il eut pour premier biographe son disciple saint Pierre Damien (Vita Romualdi, 104

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Published by Monastère Orthodoxe de l'Annonciation - dans Vie des saints

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