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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 03:57
LETTRE IV.

 

Peut-être en 407.

 

Saint Jean Chrysostome apprend à Olympiade que, malgré la rigueur de l'hiver, il se porte bien. — Il l'engage à ne rien négliger pour se guérir. — Avantages des souffrances causées par la maladie. — Exemple de Job, de Lazare, de Timothée. — Il l'exhorte à bannir de son âme là tristesse qui l'accable.

 

A OLYMPIADE.

 

1. La rigueur de l'hiver, la faiblesse de notre estomac, les incursions des Isauriens, ne doivent point vous causer d'inquiétude, vous accabler de soucis. L'hiver s'est fait, comme il se fait d'ordinaire en Arménie; voilà tout, et nous n’en avons pas été fort incommodé. Nous nous attendions à ses rigueurs, et nous n'avons rien négligé pour les diminuer. Nous faisons sans cesse du feu, nous fermons bien la chambre où nous restons, nous mettons plusieurs manteaux et nous ne sortons jamais. C'est assez pénible, sans doute, mais nous y trouvons notre avantage et nous patientons. Tant que nous sommes chez nous, le froid ne nous tourmente guère; s'il nous faut sortir, et nous tenir en plein air, nous nous sentons fort incommodé. Aussi, je vous en conjure, je vous le demande comme une grande grâce, faites tout ce qui dépend de vous pour fortifier votre corps. La maladie en effet est une conséquence de la tristesse quand une fois le corps, épuisé par la fatigue, exténué par la maladie, manque des soins nécessaires ; quand il n'a pour se rétablir ni l'art des médecins, ni une température convenable, et les autres ressources indispensables, ah ! il est bien à craindre qu'il ne succombe. Appelez donc, je vous en prie, appelez plusieurs médecins habiles, employez les remèdes propres à rétablir votre santé. Il y a quelques jours, l'état de l'atmosphère nous fatiguait l'estomac et nous donnait des envies de vomir; nous avons fait usage de plusieurs remèdes, entre autres d'une potion que nous a envoyée la vénérable Synclétium, et il nous a suffi de trois jours pour nous guérir. Faites donc vous-même usage de ce remède et dites qu'on vous le procure de nouveau. Chaque fois que nous avons éprouvé ces douleurs d'estomac, nous l'avons employé et elles se sont apaisées. Il calme l'inflammation, il met à la porte les humeurs; il ne manque pas d'une certaine chaleur qui donne des forces et excite l'appétit : en peu de temps nous avons ressenti tous ces heureux effets. Priez donc le vénérable Théophile de nous préparer de nouveau ce même médicament et de nous l'envoyer. Ne vous chagrinez pas de nous voir passer l'hiver en ce pays. Nous nous portons bien mieux que l'année dernière ; et vous aussi , si vous vouliez vous soigner comme il faut, vous jouiriez d'une meilleure santé. C'est la tristesse, dites-vous, qui est cause de vos maladies. Pourquoi réclamez-vous encore une lettre, puisque les précédentes n'ont pu vous rendre le calme, et que, tout au contraire, vous vous plongez dans ces flots de la tristesse, au point de désirer mourir? Ne savez-vous donc pas les récompenses que la maladie mérite à celui qui sait rendre grâces au Seigneur ? Ne vous l'ai-je. (427) pas assez dit, soit de vive voix, soit par lettres? Mais puisque les affaires, ou la maladie, ou les adversités ne vous permettent pas de vous rappeler sans cesse mes réflexions, écoutez encore les mêmes conseils, afin de fermer les plaies creusées par le chagrin. Je ne me lasserai point, dit l'Apôtre, de vous écrire les mêmes choses, et vous y trouverez votre profit. (Philipp. III, 1.)

2. Que vous dirai-je donc aujourd'hui? Il n'est rien de plus glorieux, ô Olympiade, que la patience dans la douleur. La patience est la reine des vertus, c'est la plus belle de toutes les couronnes. Si la patience en général l'emporte sur les autres vertus, la patience dans la douleur l'emporte sur les autres espèces de patience. Il y a peut-être quelque obscurité dans mes paroles; je vais les expliquer. Quelle est donc ma pensée ? Que de patience ne faut-il pas pour supporter avec courage de se voir dépouiller de ses richesses, surtout quand on s'en voit dépouiller complètement, supporter d'être privé de toutes ses dignités, chassé de sa patrie, emmené en exil, accablé de toute sorte de travaux, jeté en prison, chargé de fers, couvert d'opprobres, d'injures et de railleries ! Pour nous en convaincre, il nous suffit de songer à Jérémie, cet homme si parfait, qui ne put cependant rester calme en face de ces épreuves. Eh bien ! ni ces afflictions, ni tant d'autres, comme la perte d'enfants chéris, fussent-ils enlevés tous par une mort imprévue, comme encore les attaques multipliées d'un ennemi cruel, et la mort elle-même, le plus grand des maux, sont moins effrayantes, moins horribles, moins funestes qu'une mauvaise santé. J'en prends à témoin cet admirable modèle de patience, qui, une fois saisi par la maladie, regardait la mort comme le seul remède aux maux qu'il souffrait. Que d'autres souffrances n'endurait-il pas ! Mais il ne les sentait, pour ainsi dire point, malgré les attaques qui se succédaient sans relâche, malgré cette dernière attaque qui semblait devoir être mortelle. Etudiez-en les circonstances: quelle méchanceté, quel artifice de la part de son ennemi! Ce n'est pas tout d'abord, ce n'est pas au début de la lutte, mais c'est quand il le voit accablé déjà sous une multitude de traits, que le démon lui porte ce coup mortel, en faisant mourir ses enfants. Et voyez av ec quelle cruauté ! Ses fils, ses filles étaient dans la vigueur de l'âge : le démon les fait mourir tous ensemble d'une mort violente, et d'une mort qui leur improvise un tombeau. Job ne les vit point étendus sur leurs lits, il ne baisa point leurs mains, il n'entendit point leurs dernières paroles, ne put toucher ni leurs pieds, ni leurs genoux, il ne rapprocha point leurs lèvres, il ne leur ferma point les yeux : toutes choses qui consolent un père au moment, où il se voit privé de ses enfants. Si du moins, après avoir accompagné les uns à leur dernière demeure, il en trouvait d'autres à son retour qui pussent le consoler ! Mais non : on vient lui annoncer que pendant le festin, et c'était un festin, respirant la charité et non la débauche, on vient lui annoncer, dis-je, qu'assis fraternellement à une table frugale ils ont été tous écrasés, engloutis sous les ruines, qu'ensemble se sont trouvés confondus, le sang, les murailles, les coupes, le toit, la table, la poussière et les membres de ses fils. Voilà ce qu'on vint lui annoncer. Que d'autres malheurs n'avait-il pas appris déjà! Ses troupeaux, ses bêtes de somme ou bien avaient été tués par le feu du ciel, ou bien avaient été emmenés par ses ennemis, ou bien avaient été mis en pièces avec leurs gardiens : voilà ce que venait lui apprendre le cruel qui s'était chargé d'un tel message. Or, au milieu de ces désastres, après avoir appris à si peu d'intervalle le ravage de ses champs, la ruine de sa maison, la perte de ses troupeaux, 'la mort de ses fils, à la vue de ces flots s'entassant les uns sur les autres, de ces écueils, de ces profondes ténèbres; de cette affreuse tempête, il n'est point découragé, il semble ne pas s'en apercevoir, et, s'il ne peut comprimer absolument sa douleur, c'est qu'il est homme, c'est qu'il est père. Mais dès qu'il se sent en proie à la maladie, rongé par les ulcères, il désire la mort, il pleure et se lamente. Vous le voyez donc, la maladie est le plus insupportable de tous les maux, et c'est en la supportant, que l'on fait surtout preuve de patience. Le démon ne l'ignorait pas. Quand il eut tout mis en oeuvre et qu'il vit le généreux athlète demeurer calme en présence du malheur, il lui livra ce dernier assaut comme le plus formidable qu'il pût imaginer, convaincu que tout le reste était supportable, mort des enfants, perte des biens ou de tout autre avantage (car c'est là le sens de ce mot Peau pour peau, Job, II, 4), mais que la maladie du corps était une plaie vraiment mortelle. Vaincu dans ce dernier combat, il dut se taire honteusement, au lieu que tout à l'heure (428) il déployait tout son audace et toute son impudence. Mais alors il ne put rien inventer de plus, et se retira couvert de confusion.

3. Si vous souhaitez de mourir, ne dites pas que Job aussi, vaincu par la violence de la douleur, fut réduit à demander la mort. Songez au temps où il vivait, aux circonstances dans lesquelles il se trouvait: la loi n'avait pas encore été donnée aux Juifs, les prophètes n'avaient pas encore paru, la grâce n'avait pas encore été répandue avec abondance, et son âme n'avait point reçu les conseils de la sagesse. Oui, on exige de nous plus qu'on n'exigeait de Job et de ses contemporains, nous avons de plus grands combats à livrer. Ecoutez ce que dit Jésus-Christ : Si votre justice n'est pas plus abondante que celle des Scribes et des Pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux. (Matth. V, 20.) Ainsi donc ne croyez pas qu'il n'y ait point de mal aujourd'hui à désirer la mort; vous savez ce que dit saint Paul : Il vaudrait mieux pour moi mourir et vivre avec Jésus-Christ; mais à cause de vous, il est nécessaire que je demeure ici-bas. (Phil. I, 23, 24.) Plus l'affliction redouble, plus aussi se multiplient les couronnes ; plus l'or a été mis dans la fournaise, plus il a de pureté ; plus le marchand parcourt les mers, plus il amasse de marchandises. Ne vous imaginez donc pas avoir à soutenir un facile combat; non, cette maladie dont vous êtes atteinte, est le plus rude des combats que vous ayez jamais soutenus. N'est-ce pas ce qui valut à Lazare le salut éternel ? (Je vous ai souvent cité cet exemple : rien n'empêche que je ne vous le cite encore.) N'est-ce pas ce qui lui mérita d'être transporté dans le sein d'Abraham, de ce patriarche, qui tenait sa maison ouverte à tous les passants, qui, pour obéir à Dieu, se condamna à un exil perpétuel, se résigna à immoler son fils, son fils unique, un fils qu'il avait eu dans une vieillesse avancée ? Lazare pourtant n'avait rien fait de tout cela : il souffrit patiemment la pauvreté, la maladie, la privation de toute espèce de protecteurs. Quel avantage pour ceux qui endurent patiemment ces douleurs ! Eussent-ils commis les plus grandes fautes, c'est pour eux un moyen d'en secouer le fardeau : sont-ils justes, ils ajoutent par là de grands mérites à leurs autres mérites. Pour les justes c'est l'occasion d'obtenir la couronne dont l'éclat surpasse l'éclat du soleil; pour les pécheurs c'est un moyen d'expier leurs péchés. C'est pourquoi l'apôtre saint Paul livre à la mort de la chair cet homme qui avait outragé l'épouse de son père, et souillé la couche nuptiale; il voulait ainsi lui faire expier son crime. Oui, ces mortifications pouvaient le purifier d'une si abominable souillure. Ecoutez l'Apôtre : C'est afin, dit-il, que l'esprit soit sauvé au jour oit paraîtra Notre-Seigneur Jésus-Christ. (I Cor. V, 5.) A d'autres il reproche un crime horrible, la profanation de la table sainte et de nos sacrés mystères, il leur dit que le profanateur est en quelque sorte homicide du Corps et du Sang du Seigneur. Or voyez ce qui, suivant l'Apôtre, les lave de cette tache affreuse : C'est pourquoi, leur dit-il, il y a parmi vous tant d'infirmes et de malades. (Ibid. I, 5.) II veut leur faire comprendre que ces maladies ne sont pas seulement une punition, mais encore un avantage, en ce qu'elles servent à l'expiation du crime, et c'est pourquoi il ajoute : Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. En nous jugeant, Dieu nous châtie, pour que nous ne soyons point condamnés avec le monde. (Ibid. XXXI, 32.) Que les justes eux-mêmes trouvent de grands avantages dans la maladie, on le voit assez par l'exemple de Job qui en retire tant de splendeur, par celui de Timothée, cet homme si vertueux, si actif dans le saint ministère dont il était chargé, ce disciple qui, avec l'apôtre saint Paul , vola jusqu'aux extrémités du monde, et qui cependant fut en proie à de violentes maladies, non pas deux ou trois jours, non pas dix jours, ni vingt, ni cent, mais bien plus longtemps encore, et, on peut le dire, presque continuellement : Buvez un peu de vin, lui écrivait l'Apôtre, à cause de votre estomac, et de vos continuelles souffrances. (I Tim. V, 23.) Celui qui ressuscitait les morts ne le guérit point de ses infirmités, il le laissa plongé dans la fournaise de la maladie, pour accroître le nombre de ses mérites. Tout ce qu'il avait reçu du Seigneur, tout ce qu'il avait appris de suri divin Maître , il l'enseignait à son disciple. Il n'était pas malade lui-même, il est vrai, mais les tentations ne le tourmentaient pas moins vivement que ne l'eût fait la maladie, et lui causaient de grandes douleurs dans la chair : J'ai en moi, dit-il, cet aiguillon de la chair, ce messager de satan, qui sans cesse me torture. (II Cor. XII, 7.) II veut parler de ses entraves, de ses chaînes, de (429) ses prisons; il veut dire que ses ennemis l'entraînent, lui déchirent le corps et le battent de verges. Ces douleurs qu'il ressentait dans sa chair lui étaient insupportables, et il disait encore : Trois fois (c'est-à-dire souvent) j'ai prié le Seigneur d'en être délivré. (Ibid. VIII.) Il ne fut point exaucé, mais il comprit toute l'utilité de ces souffrances, et le calme se fit dans son âme, et il se réjouissait de toutes ces persécutions. Vous aussi, bien que vous soyez contrainte dé rester chez vous et de tenir le lit, ne vous imaginez pas que vous menez une vie oisive. Oui, ceux que les bourreaux entraînent, déchirent, torturent, livrent aux plus cruels supplices, souffrent moins que vous ne souffrez : votre bourreau, ce sont les excessives douleurs de cette maladie qui ne vous quitte point.

4. Puisqu'il en est ainsi, gardez-vous bien de souhaiter la mort, et ne négligez point votre corps. Cette négligence serait elle-même coupable. Aussi l'apôtre saint Paul conseille-t-il à Timothée de soigner sa santé. Mais c'en est assez sur ce point. Si vous vous désolez d'être séparée de nous, avez bon espoir, cette séparation aura un terme. Ce n'est point pour vous consoler que je vous le dis; je suis sûr que cela arrivera. Sans parler en effet de tout ce que j'ai souffert à Constantinople, vous pouvez vous faire une idée de tout ce que j'ai enduré, depuis mon départ, pendant ce long et pénible voyage où j'étais sans cesse menacé de mourir; vous pouvez vous imaginer tout ce que j'ai souffert depuis mon arrivée dans ce pays, depuis mon départ de Cucuse; après mon séjour à Arabisse. Eh bien ! nous avons échappé à tant de périls ; nous jouissons à l'heure qu'il est, d'une santé parfaite, et nous sommes complètement rassuré. Les Arméniens s'étonnent qu'avec un corps si faible et si maigre je puisse supporter la violence du froid, respirer encore , quand ceux même qui sont habitués à ces rigueurs, s'en trouvent si fort incommodés. Or jusqu'à ce jour nous n'avons éprouvé aucun accident : nous avons échappé aux mains des brigands, qui souvent se sont jetés sur nous, nous manquons des choses les plus nécessaires, nous ne pouvons pas même prendre de bains. A Constantinople, nous ne pouvions nous en passer : maintenant nous nous trouvons si fort que nous n'en sentons pas même le besoin; notre santé ne semble plus réclamer cet auxiliaire. Rien n'a pu nous abattre, ni l'intempérie de l'air, ni la solitude des lieux, ni le manque de provisions et de serviteurs, ni l'ignorance des médecins. Nous ne prenons pas de bains, nous sommes sans cesse enfermé dans une chambre, comme si nous étions en prison; nous ne sortons jamais, et la promenade nous était si nécessaire autrefois. Nous sommes sans cesse à côté du feu, inondé de fumée, nous avons à craindre les voleurs qui toujours nous assiègent, et malgré tout cela, malgré bien d'autres inconvénients, nous nous portons mieux qu'à Constantinople où nous étions si bien soigné. Songez à ce que je viens de vous dire; bannissez toute tristesse à mon sujet, et ne vous infligez pas de peines si fâcheuses et si superflues. Je vous envoie un livre que je viens d'écrire, et dont voici le titre : Personne n'est blessé que par lui-même. C'est là ce que prétend démontrer l'ouvrage que je vous adresse. Parcourez-le souvent, et même si votre santé vous le permet, lisez-le à haute voix. Ce remède vous suffit, si vous le voulez bien. Mais si vous vous obstinez, si vous ne voulez pas vous traiter vous-même, si malgré tant d'avertissements et d'exhortations, vous ne voulez pas sortir de ce nuage de tristesse; à notre tour nous ne vous écouterons plus, et nous cesserons de vous écrire si souvent ces longues lettres, dont vous ne savez point profiter pour retrouver le calme. Comment verrons-nous donc que vous êtes consolée ? Sera-ce par votre témoignage? Non, mais par les effets; car vous venez de nous le dire, c'est la tristesse qui vous a rendue malade. Grâce à cet aveu, nous croirons que votre tristesse a cessé, si vous recouvrez la santé. Puisqu'en effet, d'après vous, la tristesse est la cause de votre maladie, une fois la tristesse bannie, la maladie certainement disparaîtra, et la racine une fois arrachée, les branches périront. Tant que celles-ci fleuriront, se porteront bien , se couvriront de ces malheureux fruits, nous ne pourrons nous persuader que vous aurez enlevé la racine. Donc plus de paroles, mais des effets : si vous recouvrez la santé, vous recevrez encore des lettres plus longues que ne le seraient des discours. N'est-ce pas un grand motif de consolation pour vous que nous vivions, que nous nous portions bien, qu'au milieu de tant d'ennuis , nous ne soyons ni malade ni infirme? Ah ! nos ennemis s'en attristent et en ressentent une vive douleur. Vous devrez donc de votre côté (430) y puiser une abondante consolation, votre principale consolation. Non, ne dites point due vos amis sont abandonnés : les souffrances qu'ils endurent inscrivent leurs noms dans les cieux. J'ai éprouvé un bien grand chagrin au sujet du moine Pélage. Songez aux couronnes que méritent ceux qui combattent généreusement, quand vous voyez des hommes si pieux, si saints, si patients, se laisser entraîner ainsi dans l'erreur.

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