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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 05:48

le 11 février

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saint Benoît de Nursie et saint Benoît d'Aniane

  

Vie de saint Benoît d'Aniane

 

De son vrai nom Witiza, fils d'un aristocrate wisigoth, Aigulfe, comte de Maguelone, Benoît est élevé auprès du roi Pépin, comme beaucoup de jeunes gens de noble rang de son époque. Il commence sa carrière en tant que militaire, participant en particulier en 773 aux campagnes italiennes de Charlemagne, le fils de Pépin.

 

Ayant été exposé à un grand danger en sauvant son frère, il abandonna le monde et se retira, en 774, à l'abbaye de Saint-Seine-lès-Dijon en Bourgogne. Il y fut élu abbé et édifia les moines par ses austérités ; puis comme le régime de ce monastère lui semblait trop relâché, il s'en alla dans le Languedoc, son pays natal, vers 779, et s'établit comme ermite près du ruisseau d'Aniane, affluent de l'Hérault.

 

II y acquit une réputation de sainteté qui attira près de lui de nombreux disciples.  Vers 782, il leur fit construire, dans un domaine familial, une église et un monastère qui aurait contenu plus de trois cents religieux. Après des débuts qui auraient été difficiles, Benoît d'Aniane introduisit la règle de Benoît de Nursie, qui était devenue, à cette époque, le type commun de toutes les constitutions monastiques. Benoît en conserva le nom, mais en y introduisant des dispositions qui en modifiaient et en austérisaient sensiblement le caractère. Cette discipline fut adoptée par la plupart des autres couvents du Languedoc et de la Gascogne, entraînant du même coup la renommée de Benoît et se son monastère, qui devint une vraie pépinière monastique.

 

Benoît d'Aniane lutta avec succès contre l’hérésie de l'adoptianisme. Professée par Félix, évêque d'Urgel en Espagne, et Elipand, archevêque de Tolède, elle consiste, en résumé, à tenir le Christ comme Dieu par nature, mais comme homme par adoption de Dieu, en tant que fils. Elipand, professant sur un territoire appartenant aux Maures, ne fut pas inquiété, alors que Félix dut se rétracter en 792, condamné par un concile tenu à Ratisbonne. L'adoptianisme fut réprouvé ensuite solennellement au concile de Francfort en 794. Le célèbre Alcuin et Nebridius (Imphridius, Nimphridius) abbé de Lagrasse jusqu'en 800, puis archevêque de Narbonne jusqu'en 828), amis de Benoît, jouèrent un rôle important dans ce combat. En 799, Benoît, accompagné de Nebridius et de Leydrade, archevêque de Lyon, participèrent à une mission envoyée par Charlemagne dans les marches d'Espagne pour mettre fin à l'adoptianisme.

 

Vers 815, Louis le Débonnaire, dont il devint l'ami et le conseiller, lui confia l'inspection de toutes les communautés monastiques de l'empire. L’empereur désirant le garder près de lui, saint Benoît fonda dans les environs d'Aix-la-Chapelle l'abbaye d'Inde, aujourd'hui Kornelimünster. Il s'y établit avec trente moines de ses amis, et entreprit pour le nord et l'est de l'empire la réforme qu'il avait fait prévaloir dans le midi.

 

C'est Louis le Débonnaire qui donna le départ à cette réforme, en réunissant une grande assemblée sous la direction de Benoît. Dans le préambule de ses actes, elle prit le titre de concile général. De ses travaux, continués en 817 et 818, il résulta une réorganisation de la vie cléricale et monastique. Le 10 juillet 817, Benoît fit adopter, dans une assemblée d'abbés tenue à Aix-la-Chapelle, une règle qu'il avait rédigée en 80 articles. L'empereur la sanctionna sous le titre de  Capitulare de vita et conversatione monachorum : c'était la règle de saint Benoît de Nursie, largement complétée de pratiques et règlements minutieux.

 

On attribue aussi à l'influence de Benoît d'Aniane toutes les réglementations monastiques ou semi-monastiques, décrétées à Aix-la-Chapelle de 809 à 817. De même, c'est à cette occasion que le plan de Saint-Gall fut désigné comme modèle pour toutes les abbayes de la chrétienté pendant très longtemps

 

Cette réforme engagée tentait d'harmoniser règles et liturgies, par la généralisation de la règle de Saint Benoît et de la liturgie romaine, qu'avait déjà voulu imposer Charlemagne. Les moines devaient accepter la vie commune en permanence, la séparation d'avec le monde, des pratiques ascétiques, l'observance de l'office selon la règle bénédictine. Les chanoines devaient, Quint à eux,  suivre une règle moins exigeante, définie par Chrodegang, évêque de Metz vers 751-755. Elle

 

Elle visait aussi à réagir contre la sécularisation des monastères, qui sont conviés à abandonner leurs activités annexes : il s'agit surtout de l'enseignement dans des écoles destinées en principe aux novices, mais où des enfants de l'aristocratie qui ne persévéraient pas nécessairement dans la vie religieuse pouvaient apprendre à lire et à écrire. Cette injonction fut dans l'ensemble peu suivie et dans beaucoup de régions, les abbayes restèrent jusqu'au XIIe siècle les principaux lieux (sinon les seuls) d'élaboration et de transmission de la culture savante, profane et sacrée.

 

La réforme redéfinissait l'activité des moines, où la part de la liturgie deviendra prépondérante, ainsi que la part contemplative, au détriment des activités apostoliques ou manuelles, qui avaient une large place dans le monachisme anglais et germanique.

 

Ces changements mettront beaucoup de temps à s'opérer dans l'ensemble de la communauté monastique. Ainsi, la règle prévoit la libre élection de l'abbé mais la réalité fut bien différente, qui voyait souvent le propriétaire de l'abbaye désigner l'abbé de son choix. Ainsi, les propriétaires carolingiens, qui avaient pris sous leur protection la plupart des monastères, décidaient si la communauté monastique élisait son chef ou si ce dernier était nommé par eux. C'est ainsi que commença de se développer la commende, grâce à laquelle les abbés laïques profitaient de l'immunité et des revenus parfois colossaux des abbayes.

 

En outre, les mesures de centralisation et de surveillance, qui avaient été concentrées entre les mains de Benoît, cessèrent après sa mort. Le monachisme retomba donc dans l'individualisme des couvents, à l'exception de ceux qui avaient été fondés ou réformés par Benoît lui-même. De nombreux monastères refusèrent d'adopter la règle bénédictine, certains d'entre eux se transformèrent en communautés de chanoines et d'autres ne seront pas réformées avant le Xe et même le XIe siècles.

 

 

LECTURES /

 

1 Corinthiens 19, 24-27

 

Matthieu 19, 27-29

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Published by Monastère Orthodoxe de l'Annonciation - dans Vie des saints

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