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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 06:57

 

         
     
 













 


 
 
 

 

Lettre pastorale à l’occasion des fêtes de la Nativité du Seigneur, 
du Nouvel An et de la Théophanie

A nos bien-aimés dans le Seigneur sur l’étendue de notre Archidiocèse en Europe
Paix à vous en Christ et grâce sur grâce.

Alors que nous sommes aux portes de l’incarnation divine, l’incarnation de notre Seigneur Jésus Christ, nous nous rappelons les paroles du mélode : « Ô Christ, que pouvons-nous t'offrir en présent pour être apparu sur terre en notre humanité ? Chacune de tes créatures, en effet, exprime son action de grâce en t'apportant : les Anges, leur chant, le Ciel, une étoile, les Mages, leurs cadeaux, les Bergers, l'émerveillement, la Terre, une grotte, le Désert, une crèche et nous-mêmes une Mère vierge. Dieu d'avant les siècles, aie pitié de nous. » (tiré de l’office des Vêpres de la glorieuse fête de la Nativité de notre Seigneur)

Nous observons un mystère étrange et nouveau, voici que les anges chantent et que les archanges jubilent avec accord et harmonie. L’ensemble s’est uni pour honorer cette glorieuse fête, observant Dieu sur terre, et l’homme au ciel. Dieu des cieux s’est incliné et a habité la terre pour notre salut, et l’homme qui demeure sur terre, s’est vu élevé au ciel par la miséricorde divine.

Voici que Bethlehem se met au niveau du ciel, et les louanges adressées par les anges se font entendre « car la Parole est devenue chair et a demeuré en nous ».

Que les Rois viennent et qu’ils regardent le Roi céleste, que les soldats se mettent au service du commandant des armées célestes. Que les femmes s’approchent pour glorifier Celui qui est né d’une femme et que les enfants adorent celui qui est devenu petit enfant. Que les prêtres viennent auprès du grand-prêtre et que les pécheurs aperçoivent « l’agneau de Dieu qui porte les péchés du monde ».

En ce jour, tout le monde se réjouit et je veux moi aussi me réjouir avec eux en participant avec ceux qui célèbrent Sa Nativité. Et ma participation à cette joie, je ne la veux pas en jouant de la cithare ou bien en soufflant dans la flûte. Je ne la veux pas non plus en portant les flambeaux mais plutôt en saisissant entre mes mains le berceau du Seigneur, voici mon espérance, ma vie, mon salut, ma flûte et ma cithare. Je viens vers vous pour le porter et pour recevoir de Sa force la puissance de la parole, chantant avec les anges et disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, paix sur la terre et bienveillance parmi les hommes ».

Que dirais-je et avec quels mots décrirais-je la Nativité ? L’ancien des jours est devenu enfant, Celui qui siège sur le trône céleste est couché dans une mangeoire et l’invisible a pris chair et a vécu parmi les hommes. Il a pris chair pour que nous découvrions Sa parole. Il a pris chair en me donnant Son esprit pour me sanctifier et me sauver.

Venez alors méditer le sens de la fête, venez, glorifions cette grande fête. En ce jour les portes du paradis s’ouvrent, nos péchés sont pardonnés et le message de l’amour se répand dans toute la terre. Les anges viennent à la rencontre des hommes sans crainte et les hommes s’adressent aux anges, ceci car Dieu est descendu sur terre et que l’homme s’élève au ciel. Il est venu sur terre sans avoir quitté le ciel et comme il s’élève au ciel, la terre reste entièrement comblée de sa plénitude.

En ce jour est né le Seigneur qui est la vie et le salut de tous les hommes. En ce jour divinité et humanité se réconcilient ainsi que Dieu et l’homme. En ce jour le chemin qui mène l’homme à Dieu est inauguré et de même est inauguré celui qui mène de Dieu vers l’âme humaine. La nature humaine qui s’était anéantie à cause de son éloignement de Dieu et ne portait plus de fruit, accepte en ce jour la semence céleste pour porter les fruits de l’Esprit.

Les mages ont apporté au nouveau-né des présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe (Mt. 11,2) et ces présents étaient des symboles dans le récit de la Naissance Divine [selon la chair]. L’or symbolisant le Seigneur Christ Roi, l’encens le Christ grand-prêtre et la myrrhe Sa passion.

Que peuvent représenter pour nous l’or, l’encens et la myrrhe si nous voulons les offrir aujourd’hui au Christ nouveau-né ?

L’or est le matériau de grande valeur qui symbolise la pureté de l’âme de l’homme, ceci signifie que j’offre au Seigneur ce que j’ai de plus cher, c’est à dire mon cœur pur. L’encens symbolise l’adoration et la prêtrise, ceci doit me rappeler d’élever ma prière devant lui comme s’élève l’encens dans son parfum et sa chaleur. Tandis que la myrrhe, qui est un parfum mais symbolise aussi la souffrance, doit me rappeler d’être le témoin du Seigneur, le confessant toute ma vie. Cela veut dire que je me dois d’être avec le nouveau-né, lié au Seigneur crucifié dont l’image sur la Croix est symbolisée par les présents offerts par les mages, Lui [l’unique] Dieu, le Roi de tout l’univers, qui comme prêtre s’offre lui-même sur la Croix en expiation pour le salut de toute l’humanité.

Accourons tous avec les mages qui s’avancent vers la grotte de la nativité, emplis de joie et de lumière, adorons avec eux l’enfant Dieu né pour nous, et récoltons le fruit de la vie à venir par la grâce et l’amour de notre Seigneur Jésus Christ envers l’homme, à Lui reviennent gloire et honneur maintenant et dans les siècles, amin.

Glorieuse fête de la Nativité, Nouvel An béni et Sainte fête de la Théophanie
Bonne année

15 décembre 2010

† Jean, métropolite de l’Europe

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Published by Monastère Orthodoxe de l'Annonciation - dans Noël

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