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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 00:09

 

 

 



J'avais placé le beau site de  Mary dans la liste des blogs orthodoxes féminins anglophones ("Mamans orthodoxes") tels que j'aimerais en voir fleurir sur la toile francophone ( je suis prêt à donner un coup de main d'ailleurs s'il le faut qu'on se le dise !) et puis Matushka Anna m'a informé qu'elle n'était plus orthodoxe et donc que son blog ne pouvait être donc considéré comme tel. J'ai trouvé la nouvelle surprenante et bien triste comme beaucoup,  mais voilà qu'un nouveau site est paru, magnifique, avec des nouvelles...  qui ne le sont pas moins, je vous laisse lire, en priant que ma traduction n'ôte pas trop à la poésie si délicate et émouvante du texte de Mary. Gloire à Dieu !
 
 
 
"Mon histoire est longue, trop longue, mais la morale est courte – un Mot. IL est la morale de toutes les histoires. Et pour raconter mon histoire, dans la longueur et la largeur de mon cœur, les mots me manquent.
Les meilleurs Contes célestes, les meilleurs récits d'expériences du cœur sont racontés avec parcimonie. Parce que c'est en voulant nous expliquer nous-mêmes que nous perdons le sens de notre histoire. Et le sens de tous les contes est Dieu, le Verbe au-delà des mots.
 
"Les histoires sont longues, trop longues, la morale est courte – un mot. Tu es ce mot, ô Verbe de Dieu. Tu es la morale de toutes les histoires ... Les choses sont des contes du ciel. Tu es le sens de tous les contes. Les histoires sont ta longueur et ta largeur. Tu es la brièveté de toutes les histoires. "
St. Nikolai Velimirovich
 
L'histoire de mon âme est un récit orthodoxe. C'est l’Orthodoxie qui fait parler mon cœur. C'est le sang qui coule dans mes veines, ce qui donne les mots du cœur à une femme qui désire le Verbe.
Abandonner l'Orthodoxie c’est abandonner la langue de mon âme. l'Orthodoxie est la façon dont je conçois Dieu. C'est mon expérience de Lui. Et quand les circonstances [de ma vie] entraînèrent soudain ma séparation de l'Église orthodoxe, l'Orthodoxie est restée à l'intérieur de mon cœur. Et Dieu ne m'a pas abandonné, car Il réside dans la chambre la plus secrète. Une relation d’un cœur de chair qui ne peut être brisé par des circonstances extérieures.
Il n'y a pas de salut sans l'obéissance, cette destruction de la volonté qui traverse jusqu’à la moelle et fend en deux un cœur endurci. Et ce don du mariage magnifiquement ordinaire, poétiquement prosaïque, banalement inspiré fait des merveilles en brisant doucement la volonté. Parce que c'est seulement en brisant l'obstination de soi que je devient nous et nous devient un avec Lui. On devient trois. Et l'image produit la ressemblance quand nous aimons comme Il aime.
 
Mais l'amour de ma vie voulait que je quitte la langue de mon cœur et que j’apprenne à parler la sienne. Et je me suis perdue dans la traduction. Avec crainte et tremblement, je ne doutais pas que Dieu prendrait soin de cette femme orthodoxe qui se trouvait mariée à un homme catholique romain.
 
Et je vous ai quittés à la mi-octobre avec des mots qui témoignaient de la confiance que je faisais à Dieu qu’Il règlerait toutes choses. Parce que même si je devais poursuivre ce que je sais être la vérité elle-même, si j’ignorais le dessein de Dieu, le mystère de la relation entre un mari et une femme, je ne trouverais rien d’autre que le vide et la désolation totale, le néant inexistant de ma volonté propre.
 
"Je suis dissimulé dans une épaisse couverture d'inexistence qui recouvre les yeux de mon âme. Tu demandes seulement à mon âme d'ôter son enveloppe brumeuse et d’ouvrir les yeux sur Toi, ma force et ma vérité." 
St. Nikolai Velimirovich
 
Donc, dans la foi et l’espérance j’avais confiance comme un enfant sans malice, et j’avais imprudemment mis de côté ce qui m’était le plus cher, scandalisant les autres avec mon insouciance. Pardonnez à la folle que j’étais. Et en faisant ce que d'autres voyaient comme une énorme erreur, je suis entrée dans une étreinte que seuls connaissent les fous. Parce que Le suivre n’a jamais l’air sensé. C'est de la folie.
 
En marchant à travers la vallée de l'ombre de la mort, Il ne m'a pas abandonné et je ne craignais aucun mal. Et en me dépouillant de tout ce que je savais et comprenais, Il s'est précipité pour me couvrir de sa grâce, de cette énergie incréée qui transforme le plus grand chagrin en une joie sobre et une indescriptible paix.
Et cette paix est née de  nuits sans repos, d’oreillers trempés de larmes, et de sommeil entrecoupé de rêves répétés de mendicité et de supplication, "S'il te plaît, ne m’y fais pas aller!" Mais j'ai eu confiance, aveuglément, folle que je suis. Confiance en mon mari qui aime la vie de cette famille de huit plus que lui-même. Confiance en mon Seigneur qui m'aime d'un amour que je n'ai pas encore compris. Et plus je mourais, plus je l'aimais et plus je L'aimais.
 
Egrenant étroitement les nœuds d'un komboskini usé, versant quantité de larmes, me lamentant avec les psaumes au milieu de la nuit, j'ai fait confiance. Accrochée à mon Seigneur et à l'homme qu’Il m'a donné à aimer, j'ai ignoré les voix qui m’accablaient : les cris de joie et de jubilation, les douloureuses larmes du chagrin, le bruit furieux du jugement de ceux qui voient juste mais ignorent l'amour. Et dans cette étreinte enfantine, désespérée, Dieu a donné un grand miracle, la conversion de mon mari à l'Orthodoxie.
 
Admirable es-Tu, ô Seigneur, et merveilleuses sont tes œuvres, et il n'y a pas de mot qui suffise à composer une hymne pour chanter tes merveilles!
Car Tu as recueilli les larmes d'une femme pécheresse faite d'argile et Tu as soufflé la Vie en elles. Le cœur de mon bien-aimé a été touché, parce que j’avais la conviction que Tu n'avais pas besoin que je m’en mêle, mais seulement que je Te fasse confiance. Ma foi. Mon amour. Et les deux sont devenus une seule chair, vraiment.
Et je me demande pourquoi cela devait être dramatique et violent. Une douleur à déchirer le coeur. Mais la mort est violente. Cette graine de soi devait s’enfouir dans le sol de l'espérance, de la confiance et de la foi. Et, en mourant, j’ai offert ma vie pour mon bien-aimé, afin qu'il puisse connaître le Bien-aimé. En mourant à nous-mêmes, nous offrons la vie aux autres. C'est le grand mystère du mariage orienté vers l'Époux et son Église. Il n’est pas de plus grand amour que celui-là. Son amour est vraiment une folie.
Le Seigneur a donné. Le Seigneur a repris. Le Seigneur a rendu à cette folle ce qui avait été donné gratuitement. Au-delà de toute mesure. Béni soit le Nom du Seigneur!
 
"Quand je dis ton nom, j’ai dit tout et plus que tout."  
St. Nikolai Velimirovich
 
J'en ai assez dit.
(Citations tirées de Prières sur le lac de St Nicolas de Jicha aux éditions de l'Âge d'homme)"

 
 
(Traduction et adaptation de Maxime le minime d'après le site Evlogia)
©2007-2010, evlogia. Translated with permission. All rights reserved. Originally published at www.evlogiaonline.com   
 

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Published by Monastère Orthodoxe - dans textes à méditer

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