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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 00:06

Le chrétien d'Occident, entrant dans une église pendant la célébration de la liturgie, se trouve transporté dans un autre monde. Il pénêtre dans un lieu dont la forme et le décor sont entièrement subordonnés à la tradition, où chaque élément a sa signification. Ayant traversé le transept, il se trouve dans une nef carrée, absoluement vide, si l'on excepte quelques chaises reservées aux malades et aux personnes faibles ou agées. Levant la tête, il rencontre le regard majestueux du Christ Pantocrator, posé sur lui depuis les hauteurs de la coupole centrale. Autour du tambour soutenant la coupole, sont représentés les prophêtes, les apôtres et les saints confesseurs, sur les voutes entourant la coupole, les chérubins et les séraphins, les quatre évangélistes, des scènes de la vie du Christ ; parmi celles-ci on représente habituellement celles qui font l'objet d'une fête spéciale. A l'étage inférieur, sur les murs, sont représentés les moines et les grands ascètes, les martyrs, les confesseurs et les pontifes. 


A l'arrière, sur le mur occidental de la nef, est représentée la Dormition de la Mère de Dieu tandis que du côté oriental s'élève l'iconostase, ce mur d'icônes séparant l'autel de la nef. Selon les églises, elle peut être relativement basse ou au contraire atteindre la voыte. Au centre de l'iconostase, une double porte ; sur les côtés, des portes à un seul battant. Les iconostases les plus hautes développent habituellement les thèmes déjà rencontrés sur les parois de la nef. A droite des portes centrales, appelées aussi portes royales, se trouve l'icône du Christ Pantocrator, à gauche celle de la Mère de Dieu avec l'Enfant Jésus. Sur les portes centrales est représentée l'Annonciation, sur les portes nord et sud les archanges Michel et Gabriel ou les saints diacres. Juste au dessus des portes royales est placée l'icône de la Sainte Cêne. Le second rang d'icônes rappelle les oeuvres salvatrices du Christ au cours de sa vie terrestre, auxquelles sont dévolues les fêtes les plus importantes du calendrier ecclésial. Au troisième rang, les apôtres sont tournés dans une attitude de prière vers les principaux intercesseurs du genre humain, la Mère de Dieu et saint Jean Baptiste, qui encadrent le Christ assis sur son trône de gloire. On trouve parfois un quatrième rang avec les prophêtes entourant des deux côtés la Vierge à l'Enfant. Toute l'iconostase est dominée par une croix où se développe l'iconographie de la crucifixion du Sauveur encadré de la Mère de Dieu et de l'évangéliste Jean. On ne trouve pas dans l'église de représentation en volume. 
Lorsque les portes royales sont ouvertes, au milieu du choeur en forme d'abside demi-circulaire, les fidèles peuvent entrevoir un autel de forme cubique, richement orné, où sont disposés une croix, des chandeliers et une custode en forme d'église: le pain consacré au cours de l'Eucharistie y est conservé. Le fidèle peut aussi apercevoir le décor du choeur: sur les rangs inférieurs, les évêques, revétus des habits liturgiques et tournés vers l'autel. Au dessus d'eux, le Christ communie les Apôtres, d'une main au pain consacré, de l'autre à la coupe. De la coupole demi-sphérique de l'abside, au dessus de l'autel, la Mère de Dieu dont l'image est souvent visible depuis la nef, semble regarder la scène. Le sacrificiel sur lequel sont préparés le pain et le vin eucharistique est lui caché aux yeux des fidèles: on ne l'apercevoit que depuis les portes septentrionales de l'iconostase. Ils ne verront pas non plus les fresques représentants la nativité, la mort et la mise au tombeau du Christ, pas plus qu'ils ne pourront s'intéreser à la partie sud de l'abside qui fait office de sacristie. 


L'atmosphère des églises orthodoxes, avec leurs veilleuses, leurs cierges et le parfum pénétrant de l'encens diffère radicalement de l'atmosphère à laquelle le chrétien d'Occident est habitué. L'église y apparait bien plus que le lieu de la prière commune: elle est l'image du ciel sur la terre. Si les parties inférieures de la nef représentent le monde visible, la coupole et plus encore le choeur sont les symboles du ciel où les anges, les archanges et toutes les puissances céléstes adorent inlassablement le Dieu-Trinité. 


La visite d'une église orthodoxe éveille en général chez le chrétien occidental un tremblement sacré. Il remarque que les orthodoxes se sentent plus à l'aise dans leur église que lui-même dans l'atmosphère de simplicité, voire de dépouillement qui lui est familière. Entrant dans l'église, les chrétiens orthodoxes en font le tour, embrassent les icônes, allument des cierges et prient devant elles. Ils apportent souvent à la porte septentrionale de l'iconostase un petit pain rond appelé «prosphore» (offrande) et la remettent au diacre ou aux servants d'autel avec la liste des vivants et des défunts dont ils veulent faire mémoire. L'atmosphère se distingue par sa piété en même temps que par la diversité des formes de celle-ci, et ce d'autant plus que les sièges sont absents. Dans les églises occidentales au contraire on trouve généralement des bancs ou des chaises

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Published by Monastère Orthodoxe - dans Enseignement spirituel

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