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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 01:36

LA CINQUIÈME ROUTE

 

LA SEMAINE SAINTE

 

Le Christ a prêché pendant trois ans. Certains hommes ont cru en Lui et suivront son enseignement jusqu’au martyre. Mais les Pharisiens et les Scribes, furieux, déçus, humiliés, décident de s’arranger pour Le faire tuer par les Romains.

Nous arrivons à l’apogée. En quelques jours, tout va se passer. Les hommes vont parvenir à tuer Dieu. Après-le péché d’Adam, c’est notre second péché, immense, immense. Heureusement, quelques-uns sont restés fidèles ; nous ne sommes pas tous déshonorés.

 

Samedi de saint Lazare

Le samedi veille des Rameaux, le Christ-Jésus nous dit : Mes enfants, Je n’irai plus me promener avec vous. Allez dans l’église. Vous vivrez dans l’église, avec Moi, la semaine finale de Ma vie comme homme sur la terre.

Nous allons donc dans l’église, et que remarquons-nous ? Depuis dimanche dernier, on a recouvert les icônes, les bois sculptés, les statues, de voiles violets. Toute notre église fait pénitence et se voile. Nous commençons à comprendre. On nous lit dans l’église «La Résurrection de Lazare» :

Lazare, le grand ami de Jésus est mort et, lorsque Jésus l’apprend, Il revient. Marthe, la sœur de Lazare, va à Sa rencontre et Lui dit :

«Seigneur, si Tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ; maintenant, je sais que tout ce que Tu demanderas à Dieu, Dieu Te l’accorderas. Jésus lui dit : Ton frère ressuscitera...»

Marthe alla chercher sa sœur Marie et tous vinrent près du tombeau où Lazare était enterré depuis quatre jours. Jésus ordonne qu’on ôte la pierre.

«Alors Jésus leva les yeux en haut et dit : Père, Je Te rends grâce de ce que Tu M’as exaucé. Pour Moi, Je savais bien que Tu M’exauces toujours ; mais, à cause de la foule qui est à l’entour, Je l’ai dit, pour qu’ils croient que c’est bien Toi Qui M’as -envoyé. Ayant ainsi parlé, Il cria d’une voix forte : Lazare, sors ! Le mort sortit, les pieds et les mains entourés de bandelettes. Et son visage était enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : Déliez-le et laissez-le aller» (Jean 11).

Cette résurrection doit nous donner la force d’attendre la grande Résurrection.

 

Les rameaux

Le lendemain, dimanche, ce sont les Rameaux que l’on appelle Pâques fleuries. Il semble que tout aille bien enfin, mais le peuple croit dans le fond, que Jésus sera roi, et que les Pharisiens et les Scribes veulent le tuer et complotent, en cachette. Voici l’histoire :

 

Jésus envoie deux de ses disciples et leur dit :

«Allez au village qui est devant vous ; vous y trouverez un ânon attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis ; détachez-le et amenez-le Moi. Et si l’on vous dit quelque chose, répondez que le Seigneur en a besoin. Ayant donc détaché l’ânon, ils l’amenèrent à Jésus, mirent dessus leurs manteaux et L’y firent asseoir. Les uns étendaient leurs vêtements sur la route ; les autres jetaient des branches d’arbres et la foule criait : Hosanna ! Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le règne de David, notre père. Hosanna au plus haut des cieux ! Et Il entra à Jérusalem dans le temple». (Marc 11).

Le prêtre bénit les rameaux qui sont d’un feuillage qui reste toujours vert : oliviers et palmiers en Orient, buis en Occident. Nous imitons alors ce qui s’est passé à Jérusalem : nous sortons en procession avec les rameaux bénits en mains. La grande porte est fermée, Dans l’église vide, il n’y a plus que les anges (et un enfant qui parle à la place des anges). Le prêtre qui est dehors avec tout le monde, frappe trois fois à la porte avec la croix de procession. Les anges (l’enfant) lui ouvrent la porte, et tous en chantant, nous allons vers le sanctuaire où dans la nuit du samedi, aura lieu la Résurrection.

Les Pharisiens et les Juifs sont furieux, enragés.

Jésus rentre passer la nuit à Béthanie chez Lazare.

 

Lundi saint

Jésus revient à Jérusalem. Il enseigne dans le temple et gronde violemment les Pharisiens et les Scribes: «Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes le Royaume des Cieux; car vous n’entrez pas vous-mêmes et vous ne laissez pas entrer ceux qui le voudraient». (Matthieu 23).

 

Mardi saint

Tout augmente. Le Christ est seul, seul ; Isaïe l’a prophétisé plusieurs siècles auparavant : «Quel est donc Celui qui arrive d’Édom... Celui qui est si  magnifiquement drapé et qui marche plein de force ? C’est Moi (le Christ), qui professe la Justice et qui Me montre grand pour sauver !

Pourquoi Te drapes-Tu de rouge ? (le Christ sera couvert de sang) et Te vêts-Tu comme un fouleur au pressoir ? À la cuve, J’ai foulé solitaire. Des gens de Mon peuple nul n’était avec Moi» (Isaïe 43).

Le Christ annonce comment sera la fin des temps. Il est assis au Mont des Oliviers et Il prévient Ses apôtres : «On se dressera nation contre nation et royaume contre royaume ; il y aura par endroits des tremblements de terre, il y aura des famines. Ce sera le commencement des douleurs» (Marc 13).


Mercredi saint

Il y a dans notre église, ce soir là, l’onction des malades pour nous tous, et on lit, bien entendu, des récits de guérisons faites par le Christ. Juda entre en rapport avec les prêtres qui lui offrent trente pièces d’argent, s’il leur livre Jésus. Juda est décidé à le faire.

 

Jeudi saint

C’est, la Messe des Messes. Tout est blanc dans l’église.

C’est bientôt la Pâque des Juifs. Les disciples demandent au Christ :

«Où veux-Tu que nous allions faire les préparatifs pour que Tu manges la Pâque ?» Jésus les envoie dans la ville, probablement chez Joseph d’Arimathie, qui était comme un prince juif, pour qu’il leur prête sa plus belle chambre haute : «grande, munie de tapis, toute prête».

Le soir venu Jésus se rend dans cette chambre avec les douze apôtres. Ils s’asseyent autour d’une table. «Jésus Se lève de table, quitte Ses habits et, prenant un linge, Il S’en ceignit ; ensuite, Il jette de l’eau dans le bassin et Se mit en devoir de laver les pieds de Ses disciples et de les essuyer avec le linge dont Il était ceint...

Lors donc qu’Il leur eût lavé les pieds et qu’Il eût repris Ses habits et Se fut remis à table, Il leur dit : Comprenez-vous ce que Je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car Je Le suis. Si donc Je vous ai lavé les pieds, Moi le Seigneur et le Maître, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns Ies autres. En vérité, en vérité, Je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que Son Seigneur, ni un envoyé plus grand que Celui qui l’a envoyé» (Jean 13). Dieu incarné s’humilie devant les hommes, ses disciples, pour nous montrer que l’humilité est une des plus belles choses.

Dans notre Église, l’évêque ou le prêtre, lave les pieds de douze hommes.

 

Jésus annonce maintenant que l’un des disciples va Le trahir :

«Or, un de Ses disciples, celui que Jésus aimait (saint Jean), se trouvait à table contre le sein de Jésus. Simon-Pierre lui fit donc signe et lui dit : Dis, qui est celui dont Il parle ? L’autre (saint Jean), se penchant sur la poitrine de Jésus, lui dit : Seigneur, qui est-ce ? Jésus répondit : C’est celui à qui Je donnerai le morceau que Je vais tremper. Trempant alors le morceau, Il le prit et le donna à Judas, fils de Simon l’Iscariote. Dès que Judas eut pris le morceau, Satan entra en lui. Sur ce, Jésus lui dit : Ce que tu as à faire, fais-le vite ! Mais cela, aucun des convives ne comprit pourquoi Il le lui avait dit.

Comme Judas tenait la bourse, il y en eut qui pensèrent que Jésus voulait lui dire : Achète ce dont nous avons besoin pour la fête, ou : Donne quelque chose aux pauvres. Quand donc il eut pris le morceau, il sortit aussitôt. C’était la nuit» (Jean 13).

Alors, Jésus,

 «Pendant qu’ils mangeaient, prit du pain, le rompit après avoir dit la bénédiction et en donna à Ses disciples en disant : Prenez, man- gez : ceci est Mon corps. Puis, prenant une coupe, Il rendit grâce et la leur donna, en disant : Buvez-en tous, car ceci est Mon sang, le sang de l’alliance, versé pour beaucoup en vue de la rémission des péchés» (Matthieu 26).

 

C’est la sainte cène.

Depuis cet instant, nous mangeons et buvons le Corps et le Sang de Dieu incarné, pour avoir la force de devenir comme lui. Jésus prévient Pierre qu’Il sera renié par lui. Pierre qui aime Jésus de toute son âme proteste. «En vérité, dit Jésus à Pierre, cette nuit même, avant que le coq ait chanté, tu me renieras trois fois. Pierre lui dit : Quand même il me faudrait mourir avec Toi, je ne Te renierai pas. Et tous les disciples dirent de même» (Matthieu 26).

Et Pierre reniera le Christ, et les disciples Le quitteront, parce que les hommes sont faibles, très faibles. Jésus explique alors à Ses disciples des choses divines, merveilleuses que vous comprendrez plus tard, et Il leur recommande : «Je vous donne un commandement nouveau : c’est que vous vous aimiez les uns les autres : comme Je vous ai aimés».

Le Christ sort. Il prend avec lui Pierre, Jean et Jacques et Se rend au jardin de Gethsémani au Mont des Oliviers. Il sait qu’on va venir Le prendre, car Il sait tout, Il demande aux trois apôtres de prier avec Lui. Il va un peu un peu plus loin et boit le calice de nos péchés, c’est-à-dire tous les péchés, tous les mensonges, tous les meurtres, toutes les horreurs que font les hommes depuis Adam jusqu’à nos jours et jusqu’à la fin du monde ! C’est tellement atroce qu’une sueur de sang coule sur Ses tempes. Il est venu sur terre pour prendre tous nos péchés et pour nous sauver !

 

Et les trois apôtres se sont endormis... !

Le Christ vient les voir trois fois et les trois fois-ils dorment. La troisième fois Il leur dit : «Levez-vous, allons ! Voici que celui qui Me livre est tout près» (Marc 14, 42). Et Judas qui savait où le Christ, à l’ordinaire, allait prier, arrive avec une troupe de soldats romains.

Il L’embrasse pour bien montrer qu’Il est Jésus. Le Christ dit à Judas : «Judas, c’est par un baiser que tu as livré le Fils de l’homme !» (Luc 22, 48). Quand les soldats virent qui était Jésus : «ils reculèrent et tombèrent par terre» (Jean 19, 6). On ne pouvait regarder Jésus sans ressentir son rayonnement !

 

Et le procès de Dieu commence.

Tandis que le grand prêtre interroge Dieu incarné, Pierre qui attend au loin Le renie trois fois. On accuse Pierre d’être un disciple et Pierre a tellement peur qu’on l’arrête aussi qu’il répond : «Je ne connais pas cet homme» (Matthieu 26, 72). Le coq chante. Jésus se retourne de loin et regarde Pierre. Pierre se souvient, il se sauve et pleure amèrement et, plus tard, quand il sera vieux, il mourra martyrisé pour l’amour de Jésus. Vous voyez, il ne faut pas craindre de demander pardon à Dieu, même si l’on fait une faute terrible. Dieu pardonne, mais il faut demander pardon de toute son âme et agir en conséquence. «Alors, ceux qui entouraient Jésus Lui crachèrent au visage et le giflèrent ; d’autres lui donnèrent des coups» (Matthieu 26, 67).

 

Vendredi saint

Le matin arrive. On ligote le Christ et on l’emmène chez le gouverneur romain Ponce Pilate. Pendant ce temps là Judas, qui a enfin compris, veut rendre les trente pièces d’argent aux prêtres en leur disant : «J’ai péché en livrant un sang innocent» (Mt 27, 4).

Les prêtres ne veulent pas reprendre l’argent. Judas, désespéré, jette l’argent dans le sanctuaire du temple et va se pendre. S’il s’était repenti, Dieu lui aurait pardonné. Il n’a pas eu confiance en la miséricorde divine. C’est sa plus grande faute.

 

Le Christ est devant le gouverneur romain.

Lorsque Pilate le voit, il ne peut s’empêcher de L’admirer, de deviner Sa grandeur et il fait tout ce qu’il peut pour Le sauver. On accuse faussement Jésus. Ponce Pilate, très ennuyé envoie Jésus chez Hérode pour avoir son avis. Le Christ ne répond pas aux questions d’Hérode. Ce dernier, étonné, fait revêtir Jésus d’un vêtement blanc et le renvoie à Pilate en disant qu’il ne le trouve pas coupable. Pilate est de plus en inquiet. Sans s’en rendre compte, il commence à aimer Jésus. «Sa femme lui envoie dire : Qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste ! Car j’ai beaucoup souffert en songe à cause de Lui» (Matthieu 27).

Pilate essaye de plus en plus de libérer Jésus. Alors les prêtres trouvent l’argument qui va décider le gouverneur : «Si tu le relâches, lui disent-ils, tu n’es pas ami de César ! Quiconque se fait Roi, se déclare contre César !» (Jean 19, 12). Bien sûr, le Christ a dit à Pilate que «Son royaume n’était pas de ce monde» mais le gouverneur qui est païen a peur d’être accusé par les Juifs auprès de ses supérieurs et de perdre son poste. Quand même, il essaye encore. «À chaque fête, le Gouverneur avait coutume d’accorder à la foule la liberté d’un prisonnier, à leur choix. Ils avaient alors un prisonnier célèbre nommé Barabbas.

Lors donc qu’ils s’étaient rassemblés, Pilate leur dit : Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ou Jésus appelé Christ ? Car il savait qu’on L’avait livré par jalousie. Mais les grands prêtres et les anciens persuadèrent aux foules de demander Barrabas et de faire périr Jésus... Pilate leur dit : Que ferai-je donc de Jésus appelé Christ ? Ils dirent tous : Qu’Il soit crucifié» (Matthieu 27, 15-22).Alors Pilate se lave les mains devant la foule, pour lui montrer qu’il se lave les mains du sang du Christ.

 

Et il leur livre Jésus.

On met au Christ une tunique rouge, on Lui enfonce un casque d’épines sur la tête, on met un roseau dans Sa main. on le bat, on Le fouette, on ploie le genou devant Lui, comme devant un roi.

Jésus est condamné à être crucifié. C’était la mort que l’on infligeait aux brigands. On traite Dieu incarné qui a bu tous nos péchés comme un brigand. On lui met sur l’épaule une croix si lourde qu’Il tombe plusieurs fois en la portant, et Il traverse ainsi Jérusalem qui, huit jours plus tôt l’acclamait. Il arrive au Golgotha ou calvaire. On le crucifie entre deux brigands. Il a soif. On lui donne à boire du vinaigre dont on a imbibé une éponge. On le blesse en Lui donnant un coup de lance dans le côté.

 

Il est midi.

Les apôtres n’osent pas s’approcher. Au pied de la croix, il y a seulement la Vierge, saint Jean, Marie-Madelaine. Les prêtres se moquent du Christ. Les soldats tirent Sa tunique au sort.

 

Un des brigands crucifiés avec Lui, L’insulte, disant :

«N’est-ce pas Toi qui es le Messie ? disait-il. Sauve-Toi Toi-même, et nous aussi ! Mais l’autre, prenant la parole, le reprit sévèrement : Tu n’as même pas la crainte de Dieu, toi qui subis la même peine ! Pour nous c’est justice, car nous recevons c que nous ont valu nos actes ; mais Lui, Il n’a rien fait de répréhensible. Et il dit : Jésus, souviens-Toi de Moi, quand Tu viendras dans Ton règne. Et Il lui dit : En vérité Je te le dis : Aujourd’hui tu seras avec Moi dans le paradis» (Luc 23, 39-43).

 

Il est trois heures de l’après-midi, il y a un grand soleil.

Le Christ dit : «Tout est consommé» et poussant un grand cri, Il dit : «Père, Je remets Mon esprit entre Tes mains !» et Il expire.

Tout à coup, les ténèbres tombent sur la terre, le rideau du temple se déchire, la terre tremble, les pierres éclatent, les tombeaux s’ouvrent, beaucoup de Saints ressuscitent et se promènent dans Jérusalem. Alors les soldats terrorisés s’écrient :

 «Vraiment Celui-ci était Fils de Dieu».

 

«Et alors un homme, nommé Joseph d’Arimathie (celui chez qui probablement, s’était passée la Sainte Cène et qui aimait Jésus)..., alla trouver Pilate et lui demanda le corps de Jésus et, l’ayant descendu, il l’entoura d’un linceul et le plaça dans un monument, creusé dans le roc, où personne encore n’avait été mis» (Luc 23, 50-53).

«Et roula une pierre à l’entrée du tombeau» (Marc 15, 46b).

 

LA RÉSURRECTION

 

Le jardin

Il n’y a plus de route. Nous sommes dans un jardin aussi beau que le Paradis !

Il fait encore nuit, mais on sent que le soleil s’éveille derrière la nuit.

«Marie Madeleine et l’autre Marie, viennent voir le sépulcre» (Matthieu 28, 1b).

Elles apportent des aromates précieuses pour embaumer le Christ.

«Et-elles se disaient entre-elles : Qui nous roulera la pierre de devant l’entrée du tombeau ? Et après avoir regardé, elles virent que la pierre avait été roulée sur le côté, car elle était très grande. Et étant entrées dans le tombeau, elles virent un jeune, assis à droite, revêtu d’une robe blanche, et elles furent saisie de stupeur. Or, il leur dit : Ne soyez pas dans la stupeur. Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié ; Il est ressuscité, Il n’est pas ici. Voici la place où on L’avait déposé. Mais allez, et dites à Ses disciples et à Pierre : Il vous précède en Galilée ; là vous Le verrez comme Il vous L’a dit» (Marc 16).

Elles courent le dire aux prêtres qui n’osent pas le croire. Pourtant Pierre et Jean (qui lui, le croyait) coururent au tombeau et constatèrent que tout cela était vrai.

Or Marie Madeleine qui pleurait près du tombeau se retourne et «aperçoit Jésus qui se tenait là - et elle ne savait pas que c’était Jésus - Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu? Elle, pensant que c’est le jardinier lui dit : Seigneur, si tu L’as emporté, dis-moi où tu L’as mis et j’irai Le prendre. Jésus lui dit : Marie !» (Jean 20).

Marie Madeleine, avec un joie indicible reconnaît le Christ. Elle ne L’avait pas -reconnu parce que le Christ ressuscité est un pan-homme, c’est-à-dire qu’Il est tous les hommes à la fois, blancs, noirs, jaunes.

À partir de ce jour, Jésus apparut plusieurs fois à Ses disciples.

Un soir où deux disciples se rendaient vers un village appelé Emmaüs, Jésus S’approcha d’eux et marcha à leur côté. Ils ne Le reconnaissaient point. Il leur demande ce qui se passe à Jérusalem. Eux, très étonnés, lui racontent la mort et la résurrection du Christ. Alors, Jésus leur explique que tout ce qui est arrivé devait arriver. Ils arrivent près d’une auberge.

Sur leur insistance, Jésus Se met à table avec eux et... «prenant le pain, Il bénit Dieu ; et l’ayant rompu, Il le leur donna. Leurs yeux s’ouvrent, et ils Le reconnaissent. Et Lui disparut d’auprès d’eux. Et ils se disent l’un à l’autre : Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous tandis qu’Il nous parlait dans le chemin ?» (Luc 24).

«Enfin Il apparut aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table. (Luc 16, 14)... Or, Thomas, l’un des Douze, n’était pas avec eux... Les autres disciples lui disaient : Nous avons vu le Seigneur ! Mais il leur dit : Si je ne vois pas dans Ses mains la place des clous, et si je ne mets pas mon doigt à la place des clous, et si je ne mets pas ma main dans Son côté, je ne croirai pas» (Jean 20).

Et, après huit jours, Ses disciples étaient de nouveau à l’intérieur et Thomas avec eux.

«Arrive Jésus, toutes portes fermées, qui Se tient devant eux et qui dit : Paix à vous ! Puis Il dit à Thomas : Amène ici ton doigt et regarde Mes mains ; puis amène ta main et mets-là dans Mon côté.

Et ne sois plus incrédule, mais croyant. Thomas Lui répondit : Mon Seigneur et -mon Dieu ! Jésus lui dit : Tu croit parce que tu M’as vu ! Heureux ceux qui croiront sans avoir vu ! (Jean 20, 26-29)

 

Le Christ apparaît encore plusieurs fois.

 

L’ASCENSION

 

La route du Ciel

Jésus emmena Ses disciples vers Béthanie. La Vierge était avec eux.

«Et ayant levé les mains, Il les bénit. Et tandis qu’Il les bénissait, Il s’éloigna d’eux. Et Il était enlevé au ciel. Et eux, s’étant prosternés devant Lui, retournèrent à Jérusalem avec une grande joie» (Luc 24, 50-52).

Et le Christ, Dieu S’est assis à la droite de Dieu (Mc 16, 19b).

La résurrection du Christ est l’événement le plus foudroyant qui puisse exister. Elle est l’unique événement qui nous montre Dieu-homme venu sur terre, et remontant au ciel, près du Père et du Saint-Esprit.

C’est l’image éblouissante de l’amour de Dieu pour nous hommes. Nous devons suivre le Christ sur la route du ciel.

 

 


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