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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 01:49

DAVID ET SAUL

 

Saül devient jaloux. Deux fois, il essaie de tuer David pendant qu’il joue de la harpe mais David se détourne et Saül le rate. David supporte tout de son roi, en silence.

Mical, fille de Saül, aime David et le roi dit au doux David :

Je te donne ma fille si tu tues cent Philistins. Il pense : David n’y arrivera pas et mourra.

Le vaillant David accepte. Il réussit et sa réputation grandit. Le roi est de plus en plus jaloux. Jonathan et Mical préviennent David que Saül veut le tuer. David s’enfuit par la fenêtre. Il se cache et est obligé de faire le «toqué» pour qu’on ne le reconnaisse pas.

 

Le roi poursuit David mais Jonathan le prévient à chaque fois. David s’est caché dans une caverne. Le roi arrive avec huit mille hommes pour s’emparer du grand David. Il entre dans la caverne sans savoir que David y est. Alors Dieu, pour éprouver son David bien-aimé, lui dit :

- Je livre entre tes mains ton ennemi. Traite-te le comme bon te semblera.

Que fait David ? Il fait miséricorde.

Il est vraiment l’ami de Dieu, digne de Dieu, digne d’être l’ancêtre du Christ.

Il coupe, le cœur battant, un pan du manteau de Saül endormi, et, sans lui faire de mal, pense : «Que le Seigneur me garde de commettre contre mon roi une action telle que de porter ma main sur lui !»

Alors David se lève, sort de la caverne et se met à crier après Saül en disant :

 

«Ô roi, mon seigneur !»

Saül regarde derrière lui et David s’incline le visage contre terre et se prosterne. Et David dit à Saül :

- Pourquoi écoutes-tu les propos de ceux qui disent : voici que David veut te faire du mal ? Voici que tu vois aujourd’hui de tes yeux comment Dieu t’avais livré à moi dans la caverne. On me disait de te tuer mais j’ai eu pitié de toi et j’ai dit : Je ne porterai pas la main sur mon seigneur car il est l’oint de Dieu. Vois donc, mon père, vois dans ma main le pan de ton manteau.

 

Puisque j’ai coupé le pan de ton manteau et que je ne t’ai pas tué, reconnais et vois qu’il n’y a dans ma conduite ni méchanceté ni révolte et que je n’ai pas péché contre toi. Et toi, tu me poursuis pour me tuer. Que Dieu juge entre moi et toi et que Dieu me venge. Mais je ne te ferai pas de mal. Des méchants vient la méchanceté, dit le vieux proverbe ; aussi ma main ne sera pas sur toi. Après qui le roi d’Israël est-il en marche ? Qui poursuis-tu ? un chien mort ? une puce ? que Dieu juge et prononce entre toi et moi. Qu’Il regarde et qu’Il défende ma cause et que Sa sentence me délivre de ta main !

Lorsque David s’arrête de parler, Saül lui répond et dit :

Est-ce bien ta voix mon fils David ?

Et Saül se met à crier et à pleurer. Il dit à David :

- Tu es plus juste que moi car tu me fais du bien et ensuite, moi, je te fais du mal. Tu me montres aujourd’hui que tu agis avec bonté envers moi car Dieu m’a livré entre tes mains et tu ne m’as pas tué. Si quelqu’un rencontre son ennemi, est-ce qu’il le laisse s’en aller tranquillement ? Que Dieu te fasse du bien en récompense de ce que tu m’as fait aujourd’hui ! Je sais maintenant que tu seras roi et que la royauté d’Israël sera stable entre tes mains. Jure-moi donc devant Dieu que tu ne détruiras pas ma postérité après moi, et que tu ne retrancheras pas mon nom de la maison de mon père.

David le jure à Saül. Saül rentre chez lui et David monte avec ses hommes au lieu fort. (I Samuel 24, 9 à 25).

Saül n’arrive pas à vaincre sa jalousie et recommence à poursuivre David. Un jour, il dormait dans son camp, sa lance plantée près de lui et David arrive. Celui qui est avec David lui dit : - Tue-le !

David, le miséricordieux, répond :

- C’est à Dieu seul à le frapper. Prends seulement la lance qui est à son chevet et allons-nous-en.

Il part sur la montagne d’en face et il crie au peuple (I Sam 26, -1-7, 27) :

- «Pourquoi monseigneur poursuit-il son serviteur. Qu’ai-je fait et quel crime ma main a-t-elle commis ? Que le roi, mon seigneur, daigne maintenant écouter les paroles de son serviteur : si c’est Dieu qui t’excite contre moi, qu’il agrée le parfum d’une offrande ; mais, si ce sont des hommes, qu’ils soient maudits devant Dieu puisqu’ils ne chassent maintenant pour m’ôter ma place de l’héritage de Dieu en disant : Va servir des dieux étrangers !

Et maintenant, que mon sang ne tombe pas sur la terre, loin de la face de Dieu ! car le roi d’Israël s’est mis en marche pour chercher une puce, comme on poursuivrait une perdrix dans les montagnes.

 

Saül dit :

- J’ai péché ; reviens mon fils David car je ne te ferai plus de mal, puisqu’en ce jour ma vie a été précieuse à tes yeux. Voilà, j’ai agi comme un insensé et j’ai fait une grande faute.

David lui répond :

Voici ta lance, ô roi ; que l’un de tes jeunes gens vienne la prendre. Dieu rendra à chacun selon sa justice et sa fidélité ; car Dieu t’avait livré aujourd’hui entre mes mains et je n’ai pas voulu porter la main sur l’oint de Dieu. Comme ta vie a été aujourd’hui précieuse pour moi, ainsi ma vie sera précieuse pour Dieu et Il me délivrera de toute angoisse !

Saül dit à David :

- Sois béni mon fils David ! certainement tu réussiras dans tes entreprises !

Alors, David continue son chemin et Saül rentre chez lui.

Le prophète Samuel qui avait oint autrefois David était mort.  David s’est réfugié chez les Philistins pour ne pas être tué et le roi des Philistins est enchanté de l’avoir auprès de lui.

Saül, de plus en plus fou, chasse tous les prophètes. Samuel apparaît à Saül et lui prédit qu’il sera pris par les Philistins. Le roi s’évanouit.

Les Philistins partent en guerre contre Israël mais David ne part pas avec eux ; les princes Philistins ont peur de lui et le laissent tranquille. David combat les ennemis des Philistins qui l’ont secouru lorsqu’il était malheureux. Pendant ce temps, les Philistins battent les Israélites et Saül meurt :

 

 «Les Philistins s’attachent à la poursuite de Saül et de ses fils, et les Philistins tuent Jonathan, Abinadab et Melchisua, fils de Saül. L’effort du combat se porte sur Saül : lorsque les archers le découvrent, il a très peur. Alors il dit à son écuyer : tire ton épée et transperce-moi de peur que ces incirconcis ne viennent me transpercer et m’outrager.

Son écuyer ne veut pas le faire, car il est saisi de crainte ; alors, Saül prend son épée et se jette dessus. L’écuyer, voyant que Saül est mort, se jette aussi sur son épée et meurt avec lui.

Ainsi périssent ensemble dans cette journée Saül et ses trois fils, son écuyer et tous ses hommes (I Samuel 35, 2-7).

 

Un Amalécite apprend à David la mort de Saül et de son fils Jonathan, le meilleur ami de David qui l’a toujours protégé. Alors, David se met à chanter sa douleur.

 «David entonne ce chant funèbre sur Saül et Jonathan, son fils, et il ordonne de l’enseigner aux enfants de Juda : c’est le chant de l’Arc, qui est écrit dans le livre du Juste :

La splendeur d’Israël a-t-elle péri sur tes hauteurs ?

Comment sont tombés les héros ?

Ne l’annoncez pas  à Geth,

Ne le publiez pas dans les rues d’Ascalon,

De peur que les filles des Philistins ne s’en réjouissent,

De peur que les filles des incirconcis ne sautent de joies !

Montagnes de Gelboé,

Qu’il n’y ait sur vous ni rosée ni pluie,

Ni champs de prémices !

Car là fut jeté bas le bouclier des héros.

Le bouclier de Saül n’était pas oint d’huile,

Mais du sang des blessés, de la graisse des vaillants,

L’arc de Jonathan ne recula jamais en arrière,

Et l’épée de Saül ne revenait pas inactive.

Saül et Jonathan, chéris et aimables,

Dans la vie et dans la mort, ils ne furent pas séparés.

ils étaient plus agiles que les aigles,

Ils étaient plus forts que les lions.

Filles d’Israël, pleurez sur Saül,

Qui vous revêtait de pourpre, au sein des délices,

Qui mettait des ornements d’or sur vos vêtements !

Comment les héros sont-ils tombés dans la bataille ?

Jonathan a été percé sur tes hauteurs !

L’angoisse m’accable à cause de toi, Jonathan, mon frère.

Tu faisais tous mes délices,

Ton amour m’était plus précieux que l’amour des femmes.

Comment les héros sont-ils tombés ?

Comment les guerriers ont-ils péri ?”

 

 


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