Est-ce l’épilogue judiciaire des abominables attentats islamistes contre l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul du Caire (11 décembre 2016) puis contre l’église Saint-Georges de Tanta et la cathédrale Saint-Marc d’Alexandrie le dimanche des Rameaux (9 avril 2017) ? La chose n’est pas sûre car, comme le suggère mon correspondant, les peines capitales prononcées en première instance ne sont très souvent pas confirmées en appel.

17 personnes ont été condamnées à mort jeudi par un tribunal militaire, pour des attentats contre des églises en 2016 et 2017 ayant fait 74 morts au total, a-t-on appris de sources judiciaire et sécuritaire. Ces attaques avaient été revendiquées par le groupe État islamique (EI). Par ailleurs, selon les mêmes sources, 19 personnes ont été condamnées à la prison à perpétuité et 10 autres à des peines de 10 à 15 ans d’emprisonnement, dans ce dossier concernant les attentats du Caire, en décembre 2016, et de Tanta et Alexandrie (nord), en avril 2017. Ces 46 accusés ont été reconnus coupable du meurtre de 74 personnes et de tentative de meurtre de 152 autres, présentes sur les lieux au moment des attentats, ont ajouté ces sources. Les poursuites ont été abandonnées contre deux personnes, décédées pendant la procédure. Peu après l’annonce du verdict jeudi, l’ONG Amnesty International, qui dénonce régulièrement la répression exercée en Égypte par les autorités, a réagi dans un communiqué.

Il n’y a « aucune justification » aux attentats ayant visé les églises coptes mais « prononcer une peine de mort collective après un procès militaire injuste ne dissuadera pas (les auteurs) de futurs attentats », a estimé Amnesty.

Source : 20 Minutes (Suisse), 11 octobre (merci C. L. pour ce signalement)