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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 00:06

 

Jésus mangeait-il assis ou couché ?
Jésus mangeait-il assis ou couché ?
Jésus mangeait-il assis ou couché ?
Jésus mangeait-il assis ou couché ?
Jésus mangeait-il assis ou couché ?

 A l’origine, les Hébreux mangeaient assis ou plutôt accroupis à terre, sur une natte ou une peau de bête, autour d’un plat commun où chacun puisait avec les doigts. 

Puis, à l’époque sédentaire, on connut la table et l’on se servit de sièges.  

Puis apparut la coutume, qui se généralisa peu à peu, de s’étendre sur des sofas disposés autour de trois des côtés de la table, le quatrième restant libre pour permettre le service: on s’y allongeait sur le côté gauche, le coude appuyé sur la table, et l’on se servait uniquement de la main droite. 

Les sofas, que partageaient le plus souvent deux ou trois convives, faisaient avec la table un angle tel que chacun avait la tête à la hauteur de la poitrine ou de la taille comme on disait alors, dans le sein - du voisin de gauche, auquel il était ainsi facile de parler en particulier.  

A l’époque de Jésus, avant de se mettre à table, on se lavait les mains en les arrosant d’eau jusqu’au poignet: de grandes jarres d’eau réservées à cet usage se trouvaient dans toutes les maisons.  
Une fois les plats déposés sur la table par une des femmes ou par les domestiques, un des convives rendait grâces à haute voix en récitant une formule de bénédiction tirée du Deutéronome, et tous les assistants ensemble prononçaient l’amen final. 

Dans les familles pieuses, on ne se bornait pas à bénir la table en général; on bénissait chaque aliment particulier: le pain, le vin, la viande, le fruit des arbres et de la terre. 

Jésus s’est conformé à l’usage général. 

La viande, découpée à l’avance en morceaux, était apportée avec les autres mets dans de la vaisselle de terre et de cuivre chez les riches. 

Le maître de maison distribuait les portions, que chaque convive recevait sur le pain placé devant lui et mangeait ensuite avec les doigts ; la sauce était servie dans un plat spécial où l’on trempait à tour de rôle un morceau de pain. Le repas se terminait par une dernière bénédiction.  

Lors d’une fête religieuse, il était du devoir de chacun de distribuer de la nourriture, matérielle comme spirituelle, aux âmes affamées.  

Aux premiers jours de l’Eglise, les chrétiens se réunissaient pour une agapè ou « repas d’amour » distinct de la cène. Ils partageaient ainsi un vrai repas dans une authentique communion d’esprit et d’amour. 

Après ce repas, il leur arrivait souvent de célébrer la cène avec le pain et le vin.  
D'après un article de Josette Risnes-Peuch
 

En savoir plus

Manger couché est une habitude qui a duré plus de 1000 ans au Proche-Orient, en Grèce et à Rome. À la fin de l’Empire romain d’Occident, le lit est abandonné au profit de la chaise. Les dignitaires chrétiens ont contribué à cet abandon : la position assise conférait davantage d’autorité et de dignité.

Jésus et les apôtres ont-ils mangé assis ou couchés lors du dernier repas, la sainte Cène ?

Les tableaux de la Renaissance les montrent toujours assis. Selon les traductions de la Bible, on peut lire qu’ils « se mirent à table » ou qu’ils « se couchèrent à table », ou encore « le disciple que Jésus aimait était couché à table ».

Manger couché était, au temps du Jésus, une tradition déjà ancienne.

Cette position était adoptée par les princes phéniciens et araméens (populations de l’actuelle Syrie). Les Grecs l’adoptent au 6e siècle avant JC.

Le privilège de manger couché est alors accordé à tous les hommes libres.

Les femmes, les enfants et les esclaves mangent par contre assis.

À leur tour, les Romains vont se coucher à table, et les femmes feront progressivement de même.

Cette manière de manger reste toutefois plutôt liée aux réjouissances familiales, aux banquets et aux réunions entre amis, car elle favorise la détente et la discussion.

Les Hébreux ont eux aussi adopté cette coutume, qui était considérée comme un privilège des gens libres.

Elle était observée lors des fêtes, en particulier lors de la Pâque.

On peut donc raisonnablement imaginer Jésus et les apôtres couchés.

À la fin de l’Empire romain d’Occident, au 5e siècle, le lit est abandonné pour la chaise.

Après 1000 ans de festins consommés couché, pourquoi commence-t-on à s’asseoir en Occident ?

Durant tout ce temps, l’usage de la chaise n’avait pas disparu.

Dans la fonction publique, la chaise conférait plus d’autorité.

Le magistrat ou le professeur étaient assis dans l’exercice de leur fonction.

Il semble que, progressivement, la chaise a représenté l’image de la dignité et de la retenue.

Saint-Martin (connu pour avoir partagé son manteau) est, dit-on, invité avec un prêtre par l’empereur Maxime (mort en 388).

Saint-Martin s’assied sur une chaise, alors que le curé mange couché.

Des mosaïques à Rome représentent trois Envoyés du Seigneur assis sur un banc, devant une table rectangulaire.

Le pouvoir ecclésiastique semble s’être approprié la chaise, qui va devenir un modèle.

La cathédrale vient d’ailleurs du latin cathedra, ‘siège’, puis ‘siège d’évêque’.

La nourriture au temps de Jésus en Galilée:

Ils mangeaient surtout du pain, fait par la maman, des fruits et des légumes.

Parfois ils mangeaient des épis grillés et des gâteaux.

Ils mangeaient beaucoup de raisins, de figues et de dattes, ainsi que des olives, des amandes, des grenades, des pistaches, des haricots, des lentilles et des pois, des oignons, des poireaux, des melons et des concombres.

Ils faisaient des soupes et des sauces dans lesquelles ils trempaient leur pain.

Ils mangeaient aussi les œufs de leurs poules et des poissons qu'ils pêchaient.

Ils n'avaient pas de sucre, mais du miel ou un sirop de dattes.

Comme l'eau était rarement potable, ils buvaient surtout du lait, du vin et du jus de raisin lors des vendanges.

Il n'y avait pas de petit déjeuner.

Le midi, il y avait du pain et des olives et des fruits et le soir un ragoût de légumes et du pain en guise de cuillère pour puiser dans le plat familial.

On pouvait acheter tout ce dont on manquait sur le marché.

 

source www.seraphim-marc-elie.fr/

 

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