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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 05:27

075 Saint Germain

 

La liturgie des selon saint Germain de Paris est indissociable de l’année liturgique dans laquelle elle s’inscrit. Celle-ci s’accorde avec l’année civile en usage dans tout l’Occident, régie par le calendrier grégorien.

 

L’année liturgique

Elle est divisée en huit périodes ou « temps liturgiques », dont chacun a ses caractéristiques (ce qu’on appelle « le propre ») et en particulier une « couleur liturgique » (couleur des ornements des célébrants et de l’église) qui lui est affectée.

  1. Le temps de l’Avent.

 Il comprend six dimanches au lieu de quatre dans l’Eglise romaine, c’est-à-dire autant de dimanches que le Carême. Il est d’ailleurs recommandé de suivre alors aussi un temps de jeûne et d’abstinence qu’on appelle « le carême de Noël ».  La couleur liturgique est le violet.

  1. Le temps de Noël.

Il s’étend de la nuit de Noël au dimanche de la Théophanie (dimanche après l’Epiphanie). La couleur liturgique est le blanc (ou doré).

Le temps après la Théophanie.

Il s’étend depuis la Théophanie jusqu’à la Septuagésime. Il comprend en principe quatre dimanches, mais en pratique sa durée est variable et dépend de la date de Pâques. En effet, avant Pâques prennent place les six dimanches de Carême, et avant eux les trois dimanches dits « des Gésimes », soit neuf dimanches, nombre invariable. Si Pâques tombe tôt il reste insuffisamment de place pour les dimanches après la Théophanie ; si au contraire Pâques tombe tard, il y a trop de place. Mais du coup c’est l’inverse pour les dimanches après la Pentecôte (puisque la date de la Pentecôte est liée à celle de Pâques). Dans le premier cas (Pâques précoce), il y a plus de dimanches après la Pentecôte que les 24 qui sont de règle ; si Pâques est tardive, il n’y en a pas assez. C’est pourquoi a été établi  une sorte de système de vases communicants entre les deux périodes : on transfère juste avant le dernier dimanche après la Pentecôte autant de dimanches après la Théophanie qu’il est nécessaire pour compléter le nombre ; et dans le cas contraire on transfère des dimanches après la Pentecôte à la suite des dimanches après la Théophanie.

Exemples :           

- en 2008, Pâques a été précoce, le 23 mars ; il n’y a eu qu’un seul dimanche après la Théophanie, puisque la Septuagésime tombait une semaine plus tard (le 20 janvier) ; en compensation on a célébré 26 dimanches après la Pentecôte par transfert de trois dimanches après la Théophanie ;

- en 2003, Pâques a été tardif, le 20 avril ; il y a eu quatre dimanches après la Théophanie, la Septuagésime tombant le 16 février ; en revanche il y a eu seulement 22 dimanches après la Pentecôte.                            

La couleur  liturgique est le blanc jusqu’au 1er dimanche après la Théophanie (Noces de Cana) et le vert ensuite.

Le temps des Gésimes.

Quatre dimanches : Septuagésime, Sexagésime, Quinquagésime. C’est une sorte de pré-Carême. La couleur liturgique est le violet.

Le Grand Carême.

Six dimanches, depuis la Quadragésime (1er dimanche de Carême) jusqu’au dimanche des Rameaux, qui n’est plus vraiment du Carême puisque la clôture de celui-ci est intervenue le vendredi précédent : les Rameaux font la transition entre le Carême et la Semaine sainte. La couleur liturgique est le violet,sauf aux Rameaux où c’est le rouge.

La Semaine Sainte.

La couleur liturgique est le violet, sauf  le Jeudi saint (la sainte Cène) où c’est le blanc.

Le temps de Pâques.

Il s’étend depuis la nuit de Pâques jusqu’à la Pentecôte (six dimanches). La couleur liturgique est le blanc.

Le temps de la Pentecôte. Il s’étend depuis la Pentecôte jusqu’à l’Avent (voir § 1). La couleur liturgique est le rouge pour la Pentecôte, le blanc pour la Trinité (1er dimanche après la Pentecôte) et le vert tout le reste du temps.

En outre des couleurs particulières sont affectées aux saints selon leurs catégories particulières ; elles sont mentionnées dans les calendriers liturgiques.

 

N.B. En l’absence d’ornements aux couleurs appropriées, la couleur  blanche ou dorée est réputée pouvoir se substituer à toutes.

Ces particularités qui ressortissent au « propre »  sont accompagnées de particularités similaires dans la célébration liturgique.

 

La liturgie

La base invariable de la liturgie est « l’ordinaire ». Sur cette base invariable viennent se greffer des parties variables ou « propres ». Les propres sont liés soit aux temps liturgiques décrits précédemment : c’est le « temporal » ; soit à certaines fêtes de saints : c’est le « sanctoral ». En outre, certains temps liturgiques ont des parties variables communes à tous les dimanches dudit temps : c’est ce qu’on appelle le « commun ».

 

Exemple : le temps de l’Avent comporte un commun, spécifique à tout ce temps, et un propre, qui varie de dimanche en dimanche, le tout surajouté à l’ordinaire. D’où l’utilité des livrets liturgiques pour les célébrants.

 

D’une façon générale, les parties variables (propres) sont :

Le Praelegendum ;

L’hymne ;

La collecte (ou les collectes) ;

Les lectures :      - ancien testament (ou vie d’un saint ou écrit d’un saint) ;

- épître ;

- évangile.

(avant l’épître) : le graduel

(avant l’évangile : l’alleluia (remplacé par le trait durant le Carême) ;

La collecte post precem (après les litanies) ;

La préface aux fidèles ;

La collecte de l’offertoire (secrète) ;

La collecte post nomina (après les diptyques) ;

La collecte du baiser de paix ;

L’immolatio ;

Les prières avant et après le « Notre Père » ;

La triple élévation des dons ;

La post-communion (monition du diacre et collecte du célébrant).

 

N.B. Si le propre n’indique rien pour un de ces éléments, on se reporte à l’ordinaire.

En outre, dans des temps très particuliers comme l’Avent, le temps de Noël, le temps de Pâques, et à certaines grandes fêtes, d’autres éléments relèvent exceptionnellement du propre et non de l’ordinaire :

Litanies (par exemple durant l’Avent) ;

Diptyques (par exemple au temps pascal) ;

Post sanctus ;

Institution ;

Epiclèse ;

Post épiclèse.

 

Cette diversité et variabilité d’éléments est une caractéristique première, depuis les temps anciens, du rite des Gaules. Mais on voit bien que leur utilisation bien ordonnée et harmonieuse requiert de la part des célébrants une bonne connaissance et une bonne maîtrise de la liturgie en général et dans ses particularités.

 

Les livrets liturgiques

Les livrets des célébrants ont donc été conçus pour leur faciliter la tâche en évitant les tâtonnements et erreurs toujours préjudiciables à la beauté de la liturgie, beauté qui est le but vers lequel tout célébrant doit tendre, ainsi que l’ont édicté dans les premiers siècles plusieurs conciles de Carthage.

 

Ces livrets comportent donc pour chaque dimanche et chaque grande fête l’intégralité de la célébration : ordinaire plus éléments propres chacun à sa place.

 

De plus, pour éviter toute méprise, les parties qui relèvent exceptionnellement du propre sont encadrées par un double trait vertical. Exemple (Epiclèse de la fête de la Pentecôte) :

 

Nous te prions, Seigneur, et supplions ta majesté : que montent nos humbles prières vers Toi, Dieu très clément, et que l’Esprit qui procède indiciblement de Toi descende par ton Fils sur nos dons et sur nous, tes enfants, l’Esprit de vie et de connaissance, l’Esprit de sainteté et de perfection, l’Esprit de bonté, l’Esprit sage, miséricordieux, éclairant et fortifiant, l’Esprit  divin de patience qui donne la joie, l’allégresse, la pureté, la sagesse, la douceur, la contemplation des biens célestes et qui dévoile les mystères divins, l’esprit d’amour, de paix, de foi et de sobriété. Nous Te supplions qu’Il vienne à cet instant même, etc.

 

Les vêpres

Elles sont bâties selon le même schéma : un ordinaire ou commun immuable, et des parties  variables selon le propre.  Ce propre est celui de la célébration du lendemain (dimanche ou fête).

 

Les parties immuables sont :

Le psaume cosmique ;

Les trois psaumes ;

N.B. ces psaumes varient uniquement selon le jour de la semaine ; par exemple les psaumes du dimanche (samedi soir) sont toujours les trois mêmes tout au long de l’année.

Le répons long (même remarque que pour les psaumes) ;

L’hymne (« Lumière joyeuse ») ;

La collecte ;

Le psaume lucernaire ;

Le Magnificat ;

Les litanies ;

Le Notre Père ;

La clôture.

 

Les parties variables selon le propre sont :

Les antiennes qui encadrent respectivement le psaume cosmique et les trois psaumes ;

Le psaume ecclésiastique et son antienne ;

La lecture ;

Les strophes ecclésiastiques qui s’intercalent entre les versets du psaume lucernaire ;

L’antienne du Magnificat ;

La collecte après le Notre Père (éventuellement).

 

Pour alléger le texte, les livrets ne comportent pour les vêpres que les parties variables (propre).

 

Les laudes

Ce sont celles du jour. Elles sont généralement suivies de la célébration de la liturgie.
Le schéma est similaire :

 

Parties immuables :

Deux psaumes (même répartition journalière que pour ceux des vêpres) ;

Le cantique (même répartition ; celui du dimanche est le « cantique des créatures ») ;

Le missa (très rarement remplacé par un missa du propre) ;

Les trois psaumes laudiques ;

La strophe à la Vierge ;

Le répons bref (différent le dimanche et en semaine) ;

Le capitule (idem) ;

Le répons long ;

L’hymne (différente le dimanche et en semaine).

 

Si la liturgie ne suit pas :

Les litanies ;

Le Notre Père ;

La clôture.

 

Parties variables selon le propre :

Les antiennes qui encadrent les deux psaumes (ce sont celles des premier et troisièmepsaumes des vêpres ;

Le psaume ecclésiastique et son antienne (les mêmes qu’aux vêpres) ;

Les strophes ecclésiastiques qui s’intercalent (le dimanche) entre les versets du cantique (les mêmes qu’aux vêpres) ;

L’antienne des psaumes laudiques ;   

La grande doxologie : Gloria ou Benedictus, selon le temps.

 

Pour alléger le texte, les livrets ne comportent pour les laudes que les parties variables (propre).

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