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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 23:06
Description de cette image, également commentée ci-après
 
 

Veuve romaine (✝ 410)

que l'on appelle également Mélanie l'ancienne parce qu'elle est la grand-mère paternelle de sainte Mélanie la jeune. Elle s'enfuit d'Italie au moment de l'invasion des Goths et alla s'établir en Terre Sainte pour le reste de ses jours. On dit qu'elle avait un caractère irascible dont souffrit sa petite-fille. Ce qui ne l'empêcha pas d'être reconnue comme sainte. Ceci peut nous consoler de nos emportements, et nous rendre confiance en la bonté de Dieu à notre égard.

 

Mélanie est un prénom féminin issu du grec μέλας (gén. μέλανος), au féminin μέλαινα, signifiant de couleur noire, sombre.

Ce prénom était répandu pendant l'Antiquité chez les Grecs et les Romains, puis refit apparition vers 1500 dans plusieurs pays occidentaux, en particulier en Allemagne et en Grande-Bretagne. À partir des années 1970 le succès de Mélanie a fortement décru. Mais ce prénom est alors arrivé en France où il était demeuré assez rare. Sa faveur a cru régulièrement au point de culminer vers 1990 en atteignant le sixième rang du palmarès des prénoms féminins. Depuis 1995, il ne figure plus à ce tableau d'honneur, cependant, il reste répandu en Allemagne.

Beaucoup de prénoms s'y rapportent tels que : Mélany, Mélaine, Melania, Melashka, Mélina, Melinda, Mélusine, Milie, Molly.

Fêtes liturgiques

Sainte Mélanie était, au début du ve siècle, une dame romaine très fortunée. Après la mort de leurs deux fils, son mari et elle vendirent tous leurs biens et construisirent églises et hôpitaux. Devenue veuve, Mélanie s'installa à Jérusalem et y fonda une communauté de vierges consacrées où elle vécut jusqu'à sa mort, en 439. Elle était la petite fille d'une autre Sainte Mélanie - dite Mélanie l'Ancienne - fêtée le 26 janvier. A été remplacée par la saint Paule le 26 janvier.

 

Sainte Mélanie la Romaine (fêtée le 31 décembre)

Publié par orthodoxie
Sainte Mélanie la Romaine (fêtée le 31 décembre)

Icône ancienne

 

Sainte Mélanie la Romaine 383-439

Épouse de saint Pinien †432

Fêtée le 31 décembre

 

 

Mélanie l’Ancienne fut veuve très jeune de l’ex-préfet de Rome, Valerius Maximus. Elle confia son fils à un tuteur et, en 372, partit pour l’Égypte connue pour les exploits ascétiques des moines. En 378, elle fonda un monastère de 50 vierges à Jérusalem où elle resta 27 ans.

Le fils laissé en Italie, Valerius Publicola, épousa Albine dont naquit en 383 Valeria Melania (fêtée le 31 décembre). À l’âge de 14 ans, elle dut épouser contre son gré, Valerius Pinianus, âgé de 17 ans. Elle voulait vivre dans la continence avec lui, mais il préférait avoir deux enfants comme héritiers avant de renoncer au monde, si telle était la volonté de Dieu.

Une fille naquit puis elle mit prématurément au monde un fils en 403 qui mourut après son baptême. Mélanie se sentait mal et fit dire à son époux en prière à la basilique St Laurent de « donner sa parole à Dieu de garder la chasteté, s’il voulait qu’elle vive ». Elle guérit. Sa fille mourut peu après.

Avec son mari, Pinien, alors âgé de 27 ans et elle de 24, ils se retirèrent dans une de leurs propriétés près de Rome pour quitter le monde. Son époux éprouva plus de difficultés à se faire à cette vie de pauvreté. Ils menèrent une vie charitable au service des malades, des voyageurs et des prisonniers dont ils payèrent la dette avec leur argent.

Leur fortune était prodigieuse, inimaginable. Leurs propriétés s’étendaient dans tout l’empire, de la Bretagne à l’Afrique et de l’Italie à l’Espagne. Il fallait s’en défaire. La distribution de leurs richesses mettait en péril l’économie de l’État mais cette opulence servait également le peuple. Dans un premier temps, ils rencontrèrent beaucoup d’opposition à la réalisation de leur désir. Avec le recours de l’impératrice Serena, Mélanie veilla à la distribution de toutes ses richesses jusqu’en Orient. 8000 esclaves furent affranchis et reçurent chacun 3 pièces d’or. Des lieux de prière furent créés dans des îles, des monastères fondés et dotés. L’or de leur fortune ruisselait sur le monde de l’époque. Dans un rêve qu’ils firent tous deux, ils durent franchir un mur troué seulement d’une ouverture très étroite, après quoi ils trouvèrent le repos dans le Royaume des Cieux.

Mélanie l’Ancienne mourut vers 405. Sa fille accompagnée d’Albine arrivent en Sicile en compagnie de 15 eunuques et 60 vierges. Pinien, lui, se présente avec 30 moines. Suite à l’invasion des Goths d’Alaric en Italie, ils se réfugièrent à Tagaste chez l’évêque Alype, ami d’Augustin. Sur leur route, suite à une tempête, ils furent rejetés sur une île. Menacés par des barbares, ils payèrent des sommes importantes pour racheter des prisonniers gardés par les Goths. Les évêques africains leur conseillèrent de fonder deux monastères un pour 80 moines et un autre pour 130 moniales, composés pour une bonne partie d’esclaves affranchis.

Pinien finit par quitter l’Afrique pour la Palestine car tout le monde cherchait ses bonnes grâces à cause de sa fortune. Dans un de ses commentaires du ps 83,1 : Saint Augustin écrit de lui, « L’antiquité n’avait pas de tels donateurs de biens » (P.L.,XXXVII, col 1034).

Mélanie, quant à elle, fit un voyage d’études en Égypte et visita Bethléem. Sur le chemin, elle s’arrêta à Alexandrie pour rendre visite à Saint Cyrille. Dans les débats théologiques sur la grâce, elle se rangea du côté d’Augustin et de Jérôme. Détournée de fantaisies ascétiques et renonçant à une réclusion absolue, elle se dévoua, lavant les pieds des saints et serviteurs de Dieu.

Elle lisait la bible entièrement quatre fois par an. Connaissant le grec et le latin, elle copiait des manuscrits à la recherche des écrits des Pères pour alimenter ainsi sa méditation. De 417 à 431, elle vécut en recluse sur le Mont des Oliviers.

En 431, à la mort de sa mère Albine, elle revint à une vie plus active. Son mari lui rassembla une communauté de 90 vierges sur le Mont des Oliviers dont elle confia la charge de supérieure à une religieuse, elle-même soulageant les malades. Bien qu’elle jeûnât du lundi au vendredi, elle disait que le jeûne était la dernière des vertus vu que le diable pouvait la singer, ce qui ne lui était pas possible quant il s’agissait de la pratique de la charité ni l’humilité.

Pinien, devenu son frère spirituel, mourut en 432 et fut enterré auprès d’Albine. Prise d’un nouveau zèle, elle continua à rester active, assurant même la direction spirituelle d’un monastère d’hommes, fait rare dans l’Église. Elle partit, à la demande de son oncle Volusien resté païen, à la cour du Bosphore pour les affaires de Dieu qu’elle défendit avec son caractère inflexible, n’admettant aucune compromission. Dans les nouvelles querelles théologiques concernant la Theotokos, elle défendit Marie comme Mère de Dieu, titre contesté par Nestorius.

Volusien mourut en 437 après avoir été baptisé et reçu la communion ; ce qui fit sa joie.

Tombée malade en fêtant la nativité à Bethléem, elle revint à Jérusalem et convoqua la communauté pour les exhorter une dernière fois à la charité, après six jours de maladie. Le dernier dimanche de 439, elle communia trois fois, selon l’usage de l’époque, baisa la main de l’évêque et mourut paisiblement.

 

Valère De Pryck et sœur Myriam, clarisse

 

Sources : Vies des saint et des bienheureux, RR.PP Bénédictins de Paris, Tome XII, décembre, Paris, Letouzey et Ané.

Synaxaire des fêtes et vies de saints de l’Église Orthodoxe.

 

 

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